Modèles d'équilibre général dynamique stochastiqueUn modèle d'équilibre général dynamique stochastique (en anglais, Dynamic Stochastic General Equilibrium, DSGE) est un modèle économique qui se base sur la théorie de l'équilibre général afin de permettre d'évaluer l'impact macroéconomique d'une politique monétaire ou budgétaire. Le modèle DSGE a été créé par l'école de la nouvelle économie keynésienne sur la base des travaux des modèles de cycles réels (modèles RBC) de Finn E. Kydland et Edward C. Prescott.
Micro fondationLa micro fondation est un concept d'économie qui désigne la possibilité d'expliquer des phénomènes macroéconomiques grâce à une analyse des comportements microéconomiques. La micro-fondation de la macroéconomie fait l'objet d'un programme de recherche en économie, dont l'objectif est de jeter des ponts entre le raisonnement macroéconomique et le raisonnement microéconomique. La micro-fondation renvoie à la capacité de l'économie à faire le lien entre la macroéconomie d'une part, à savoir les phénomènes agrégés au niveau national ou international, et des comportements individuels, de nature microéconomique, d'autre part.
Synthèse néoclassiqueLa synthèse néoclassique est une école de pensée économique majeure issue de l'intégration de certaines théories de l'école néoclassique au keynésianisme originel. Courant dominant dans le monde économique et politique pendant les Trente Glorieuses, ses fondateurs sont Paul Samuelson et John Hicks. L'école de la synthèse a été dépassée par la Nouvelle économie classique et par la Nouvelle économie keynésienne. Le keynésianisme originel naît avec la publication, en 1936, de la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie par John Maynard Keynes.
Dichotomie classiqueLa dichotomie classique est, en économie, une prise de position théorique selon laquelle il existe une séparation nette entre, d'une part, la sphère réelle de l'économie et la sphère monétaire. La sphère réelle est composée des variables réelles, comme la consommation, l'investissement ou encore l'emploi, là où la sphère monétaire est celle de la monnaie, qui n'affecte en rien les valeurs réelles. Cette position théorique a été soutenue par l'école classique.
Théorie des cycles réelsLa théorie des cycles réels (en anglais : Real Business Cycle Theory) est une théorie économique qui vise à expliquer les cycles économiques par des fluctuations des niveaux de productivité. Les cycles économiques seraient liés à des chocs de productivité, liés par exemple à l'irruption d'une innovation dans les processus de production. La théorie des cycles réels appartient au courant de la nouvelle économie classique. La théorie des cycles réels est une théorie développée par Finn E. Kydland et Edward C.
Nominal rigidityIn economics, nominal rigidity, also known as price-stickiness or wage-stickiness, is a situation in which a nominal price is resistant to change. Complete nominal rigidity occurs when a price is fixed in nominal terms for a relevant period of time. For example, the price of a particular good might be fixed at $10 per unit for a year. Partial nominal rigidity occurs when a price may vary in nominal terms, but not as much as it would if perfectly flexible. For example, in a regulated market there might be limits to how much a price can change in a given year.
Production potentielleLa production potentielle (en anglais, potential output) désigne le niveau de production (mesuré par le produit intérieur brut) le plus élevé qu'un système économique donné peut réaliser tout en étant soutenable, c'est-à-dire sans excès inflationnistes. Le PIB potentiel n'est pas le niveau maximal de production réalisable à un moment donné, mais son niveau maximal soutenable, c'est-à-dire la production maximale sans inflation sur le moyen terme.
Nouvelle économie keynésienneLa nouvelle économie keynésienne est un courant de pensée économique actuel qui défend, dans la tradition keynésianisme, une conception des marchés comme étant instables et en concurrence imparfaite. Se voulant plus réaliste que sa concurrence, la nouvelle économie classique, la nouvelle économie keynésienne analyse l'économie comme fonctionnant avec des rigidités, des prix qui s'ajustent imparfaitement, et des défaillances de marché. Parfois appelée , la nouvelle économie keynésienne réhabilite dans une certaine mesure l'intervention de l’État.
Critique de LucasLa critique de Lucas est une critique épistémologique qui souligne que les agents économiques s'adaptent aux politiques économiques menées par l'État. Dès lors, tout modèle économique statique, qui ne prend pas en compte les réactions des agents, donnerait des résultats erronés. Depuis les années 1950, le keynésianisme amendé, sous la forme de la synthèse néoclassique, domine la recherche en économie ; les modèles macro-économétriques d'inspiration keynésienne sont enseignés dans les formations universitaires.
Équilibre généralL'équilibre général est un concept d'économie qui désigne la possibilité pour les marchés d'atteindre l'équilibre simultanément par le libre jeu de l'offre et de la demande. L'équilibre général se distingue de l'équilibre simple (ou partiel) en ce qu'il s'agit d'un équilibre atteint sur l'intégralité des marchés. Issu de la microéconomie, la théorie de l'équilibre général a été développée par Léon Walras dans son ouvrage de , Éléments d'économie politique pure.
Anticipation rationnelleLa théorie des anticipations rationnelles a été développée dans les années 1960 en économie, et plus particulièrement en macroéconomie. Elle est utilisée dans la construction de modèles économiques pour représenter le comportement des agents économiques. Le principe d’un comportement rationnel des agents économiques est plus ancien ; il a été introduit en ce qui concerne les anticipations des agents par John Muth en 1961, mais il a surtout été développé par Robert E. Lucas. C'est le principe fondateur de la Nouvelle économie classique.
Nouvelle synthèse néoclassiqueLa nouvelle synthèse néoclassique est une école de pensée économique qui est le résultat d'une fusion de certaines thèses de la nouvelle économie classique et d'autres de la nouvelle économie keynésienne. Émergeant dans les années 1990, . La nouvelle synthèse néoclassique est le fruit d'un croisement de certaines thèses de la nouvelle économie classique avec d'autres de la nouvelle économie keynésienne. Cette fusion a donné naissance à un consensus autour de certaines théories partagées par la plupart des chercheurs en économie.
Théorie quantitative de la monnaieLa théorie quantitative de la monnaie est une théorie économique de causalité entre la quantité de monnaie en circulation et le niveau général des prix. Développée par plusieurs auteurs successifs, de Martin d'Azpilcueta à Nicolas Copernic, en passant par Jean Bodin, elle a été reformulée dans les années 1910 par Irving Fisher puis par les monétaristes au cours des années 1970. Si la théorie quantitative de la monnaie est vérifiée, elle fait l'objet de débats sur les causes de l'inflation et sur l'actualité du lien entre masse monétaire et inflation.
Grande DépressionLa Grande Dépression () ou « crise économique des années 1930 », dite encore « crise de 29 », est une longue phase de crise économique et de récession qui frappe l'économie mondiale à partir du krach boursier américain de 1929 jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Précédée par la puissante expansion des années 1920, c'est la plus importante dépression économique du . Elle a été accompagnée d'une forte déflation et d'une explosion du chômage et a poussé les autorités à une profonde réforme des marchés financiers.
Mainstream economicsMainstream economics is the body of knowledge, theories, and models of economics, as taught by universities worldwide, that are generally accepted by economists as a basis for discussion. Also known as orthodox economics, it can be contrasted to heterodox economics, which encompasses various schools or approaches that are only accepted by a minority of economists. The economics profession has traditionally been associated with neoclassical economics. This association has however been challenged by prominent historians of economic thought like David Collander.
Économie de l'offreL’« économie de l'offre » ou « politique de l'offre », est un ensemble de politiques économiques d'orientation libérale, qui soutient que des politiques de soutien à l'offre (c'est-à-dire aux entreprises) permettent de stimuler la croissance économique. Ses tenants considèrent souvent que la faiblesse de la croissance réside dans les freins ou obstacles que rencontrent les acteurs économiques : prélèvements excessifs (cotisations sociales et impôts), salaires insuffisamment soumis à la concurrence du marché, régulation excessive des marchés, etc.
Neutralité de la monnaieLa neutralité de la monnaie est une théorie économique selon laquelle la monnaie ne peut avoir d'effets réels sur l'économie. Autrement dit, la gestion de la masse monétaire ne peut faire qu'augmenter le niveau des prix (causer une inflation ou une déflation), mais elle ne peut stimuler la production, la consommation, etc. La neutralité de la monnaie est au fondement de la dichotomie classique soutenue par l'école classique. La neutralité de la monnaie est l'hypothèse selon laquelle la monnaie ne saurait affecter les variables réelles de l'économie.
École néoclassiqueL'école néoclassique est une école de pensée économique dont la thèse centrale est que les marchés disposent de mécanismes autorégulateurs qui, en l'absence d'intervention extérieure, conduisent à l'optimum économique ; l'État n'a ainsi qu'un rôle très mineur à jouer dans le domaine économique. Fondée par les économistes marginalistes Léon Walras, William Stanley Jevons et Carl Menger à la fin du , elle a dominé la science économique jusqu'à l'avènement du keynésianisme amendé.
Courbe de Phillipsvignette|350px|La courbe de Phillips aux États-Unis dans les années 1960 L'observation statistique qui illustre une relation empirique négative (c'est-à-dire décroissante) entre le taux de chômage et l'inflation, ou entre le taux de chômage et le taux de croissance des salaires nominaux est en réalité est une reprise de la courbe de Phillips originelle ( démontrant empiriquement la relation inverse entre le taux de chômage et la variation des salaires nominaux ) reprise par Samuelson et Solow.
Market clearingIn economics, market clearing is the process by which, in an economic market, the supply of whatever is traded is equated to the demand so that there is no excess supply or demand, ensuring that there is neither a surplus nor a shortage. The new classical economics assumes that in any given market, assuming that all buyers and sellers have access to information and that there is no "friction" impeding price changes, prices constantly adjust up or down to ensure market clearing.