Médecine de soins critiquesthumb|upright=1.2|Patient traité dans un service de réanimation. La médecine de soins critiques, aussi connue dans certains systèmes de santé comme médecine de soins intensifs ou plus rarement comme médecine de réanimation, est une discipline médicale qui s'attache à prendre en charge les patients présentant ou susceptibles de présenter une ou plusieurs défaillances viscérales aiguës mettant directement en jeu leur pronostic vital.
Ventilation mécanique en médecinevignette|Un professionnel examine un patient sous ventilation mécanique dans une unité de soins intensifs La ventilation mécanique (VM) en médecine est une ventilation artificielle (en opposition à la ventilation spontanée) qui consiste à suppléer ou assister la respiration spontanée à l'aide d'un respirateur artificiel, communément appelé « ventilateur » par les professionnels de santé. Elle se pratique le plus souvent dans un contexte de soins critiques (médecine d'urgence ou réanimation) et d'anesthésie, mais peut aussi être dispensée à domicile chez des patients porteurs d'une insuffisance respiratoire chronique.
Anesthésie généraleL'anesthésie générale , ou AG, est un acte médical dont l'objectif principal est la suspension temporaire et réversible de la conscience et de la sensibilité douloureuse, au moyen de médicaments (drogues anesthésiques) administrés par voie intraveineuse et/ou inhalation. À cet objectif essentiel, permettant la réalisation sans mémorisation (dans la plupart des cas) et sans douleur des interventions chirurgicales et de certains examens invasifs, s'associe la nécessité d'un monitorage continu (suivi et contrôle) des fonctions vitales respiratoire (fréquence et volumes respiratoires, oxymétrie), hémodynamique (fréquence et rythme cardiaques, pression artérielle) et thermorégulatrice ainsi que le tonus musculaire.
Syndrome de détresse respiratoire aiguëLe syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est une cause de détresse respiratoire par œdème pulmonaire lésionnel. Le SDRA est défini par l'association de quatre critères : détresse respiratoire depuis moins d'une semaine, opacités pulmonaires bilatérales sur la radiographie thoracique ou la tomodensitométrie (TDM), pas d'argument pour une cause cardiaque d'œdème pulmonaire, et hypoxémie. Le SDRA est causé par une atteinte de la membrane alvéolocapillaire, dont la capacité d'échanges gazeux chute radicalement.
TrachéotomieLa est une ouverture pratiquée de manière chirurgicale dans la trachée haute sous le larynx afin d'assurer une perméabilité permanente des voies aériennes. gauche|vignette|Trachéotomie avant le siècle. La trachéotomie est une intervention ancienne, décrite par Galien et Arétée dès le . L'intervention était alors considérée comme risquée et déraisonnable. C'est au que le médecin Avenzoar pratiqua la première trachéotomie recensée dans l'histoire de la médecine, il observa les effets sur une chèvre.
Libération des voies aériennesLes voies aériennes peuvent être obstruées accidentellement, gênant ou empêchant le passage de l'air. Il faut alors libérer le passage de l'air, « assurer la perméabilité des voies aériennes supérieures », pour permettre la ventilation spontanée ou la ventilation artificielle. C'est la libération des voies aériennes (LVA). On parle aussi de contrôle des voies aériennes.
AmbulancierUn ambulancier est un professionnel de santé, il exerce son activité au sein d’une entreprise privée de transport sanitaire ou d’un établissement de santé. Il assure, sur prescription médicale ou en cas d’urgence médicale, la prise en charge et le transport de malades, de blessés ou de parturientes, dans des véhicules de transport sanitaire adaptés pour des raisons de soins ou de diagnostic. Ce professionnel connait l’état d’urgence de ses malades.
Oxygénothérapie normobarevignette|redresse|Réanimation d’une patiente à l’aide d’un masque à oxygène. L’oxygénothérapie est le fait d'apporter un supplément de dioxygène (appelé couramment « oxygène ») à un patient. On la dit « normobare » par opposition à l'oxygénation hyperbare qui se pratique en caisson hyperbare. Le dioxygène est le comburant, dont la proportion dans l’air ambiant est d’environ 21 %, permet de libérer l'énergie contenue dans les nutriments, via la respiration cellulaire.
Paramédicthumb|Véhicule ambulancier au Québec Le terme paramédic identifie au Canada, les praticiens œuvrant dans les services ambulanciers. Ce terme réfère à une fonction de soins, et certains actes médicaux lui sont autorisés. Il y a consensus à l’effet que le terme technicien ambulancier paramédic, qui est le seul titre d'emploi utilisé pour désigner les travailleurs du domaine, soit plus représentatif de la réalité des pratiques de cette profession que le terme « technicien ambulancier ».
Anesthésie-réanimationL'anesthésie-réanimation est la branche de la médecine qui se consacre à : l'anesthésie (ou anesthésiologie au Canada) et à la réanimation : prise en charge péri-opératoire (avant, pendant et après l'opération chirurgicale) des patients. Cette prise en charge globale repose sur une évaluation pré-opératoire. Lors de l'intervention, l'anesthésiste va prévenir la douleur par l'utilisation d'antalgiques, éventuellement sédater le malade (pour éviter toute mémorisation) à l'aide d'hypnotiques et dans certains cas relâcher l'ensemble de ses muscles à l'aide de curares.
ComaEn médecine, un coma est une perte de connaissance (abolition de la conscience et de la vigilance) non réversible par les stimulations. Il témoigne d'un dysfonctionnement cérébral sévère (d'origine traumatique, toxique ou médicale). Il constitue une urgence diagnostique et thérapeutique. Il se distingue de la syncope, perte de conscience brutale et brève d'origine cardiovasculaire. En urgence, il doit surtout être distingué de l'arrêt cardiorespiratoire dont le traitement est très différent.
Aide médicale urgentethumb|L'étoile de vie, symbole des ambulances et des urgences aux États-Unis notamment. Le Bâton d'Asclépios peut-être absent du symbole utilisé dans d'autres pays. L'aide médicale urgente, désignée aussi par l'acronyme AMU, est le dispositif mis en place par un État pour apporter une aide médicale aux personnes victimes d'un accident ou d'une affection brutale et inattendue. Elle comporte en général un système d'alerte, par lequel la victime ou les témoins peuvent demander cette aide médicale urgente, et des services mobiles d'intervention.
BronchoscopieLa bronchoscopie est un examen endoscopique servant à visualiser l'intérieur de l'arbre bronchique. On distingue la fibroscopie bronchique souple, de réalisation plus simple, de la bronchoscopie rigide. Cette dernière est une technique connue et utilisée depuis la fin du siècle, tandis que la fibroscopie souple, d'usage plus courant en 2017, n'est apparue qu'en 1964. La bronchoscopie peut être pratiquée à des fins diagnostiques ou thérapeutiques (dites alors interventionnelles), dans les maladies de l'axe trachéobronchique et du poumon.
Accueil et traitement des urgencesright|thumb|Entrée du service d'urgences de la Clinique Saint-Jean à Bruxelles. right|thumb|Accueil et le traitement des urgences à Édimbourg, en Écosse. Accueil et traitement des urgences (ATU) désigne la fonction des centres hospitaliers dans le domaine de la prise en charge continue des personnes blessées, malades ou victimes de phénomènes exceptionnels et difficilement prévisibles. Les phénomènes exceptionnels en question peuvent désigner des incidents liés à des événements comme la canicule d'août 2003 en France, ou d'attaques chimiques, bactériologiques, etc.
Neuromuscular-blocking drugNeuromuscular-blocking drugs, or Neuromuscular blocking agents (NMBAs), block transmission at the neuromuscular junction, causing paralysis of the affected skeletal muscles. This is accomplished via their action on the post-synaptic acetylcholine (Nm) receptors. In clinical use, neuromuscular block is used adjunctively to anesthesia to produce paralysis, firstly to paralyze the vocal cords, and permit endotracheal intubation, and secondly to optimize the surgical field by inhibiting spontaneous ventilation, and causing relaxation of skeletal muscles.
Œdème aigu du poumonL'œdème aigu du poumon (OAP) est une affection pulmonaire secondaire à l'inondation ou l'accumulation brutale de liquides dans les poumons (alvéoles ou des espaces interstitiels pulmonaires). Cet état est responsable de troubles des échanges gazeux et peut entraîner une insuffisance respiratoire. Le plus fréquemment, il est d'origine cardiaque et dû à une insuffisance cardiaque gauche aiguë (on parle d'œdème cardiogénique).
Unité de soins intensifsvignette|Une unité de soins intensifs (2007). Une unité de soins intensifs ou USI (en anglais, intensive care unit ou ICU) est un service de l’hôpital qui prodigue des soins de suppléance à une défaillance aiguë. Elle est la structure médiane entre les services de réanimation (réa) et les unités de surveillance continue (USC), et prend en charge une défaillance unique sur une durée limitée. Elles constituent avec les USC les unités intermédiaires entre la réanimation et les services de soins généraux hospitaliers.
Traumatisme majeurUn traumatisme majeur est une blessure qui peut entraîner une invalidité permanente ou la mort. Il existe de nombreuses causes de traumatismes majeurs comme les chutes, les accidents de la route, les blessures par arme blanche et les blessures par balle. La prise en charge nécessite de la rapidité et le transport en urgence vers un établissement médical spécialisé (appelé trauma center).
Ventilation artificielleLa ventilation artificielle, ou respiration artificielle, regroupe les méthodes de premiers secours et de médecine (anesthésie-réanimation) utilisée pour apporter de l'air ou du dioxygène () aux poumons lorsque la respiration spontanée d'une personne est inefficace ou s'est arrêtée. C'est une des composantes de la réanimation cardiopulmonaire (RCP). L'arrêt de la ventilation peut faire suite à un arrêt cardiaque, à une intoxication, à une noyade, etc.
Traumatisme crânienLa notion de traumatisme crânien, ou traumatisme cranio-cérébral (TCC), couvre les traumatismes du neurocrâne (partie haute du crâne contenant le cerveau) et du cerveau. Les manifestations cliniques dépendent de l'importance de l'impact et des facteurs associés (âge, pathologies préexistantes autres, traumatismes associés). Par la situation anatomique de la tête, le traumatisme crânien est souvent associé à des traumatismes du rachis cervical (entorses, luxations, fractures), du visage (contusions, plaies, fractures maxillo-faciales) et oculaires.