Amalgame de sodiumL’amalgame de sodium est un amalgame, ou alliage, de mercure et de sodium découvert par Hans Goldschmidt et Julius Tafel, deux étudiants de Robert Bunsen. C'est un solide blanc argenté ou grisâtre d'apparence spongieuse. Il sert à produire du dihydrogène, de la soude et comme réducteur en chimie organique. Lorsque le sodium métallique (Na) est dissous dans du mercure, il se produit une réaction exothermique qui produit le composé intermétallique NaHg_2. L'échauffement est souvent suffisant pour mettre localement le mercure en ébullition.
Amalgame dentaireEn dentisterie, un amalgame dentaire est un matériau utilisé pour obturer les cavités résultant de l'élimination de tissus dentaires affectés par des caries. Bien qu'on l'appelle aussi « plombage », l'amalgame dentaire ne contient pas de plomb. Il contient en revanche du mercure lié à d'autres métaux. Bien que la toxicité du mercure soit bien établie, la toxicité des amalgames reste controversée. vignette|200px|Un amalgame dentaire contient en moyenne environ un gramme de mercure.
Méthylmercurethumb|200px|Formule. X désigne un anion quelconque. thumb|200px|Modèle 3D. « Méthylmercure » est un nom générique pour désigner un cation organomercuriel regroupant un cation mercure Hg et un ou plusieurs anions méthyl . Il s'agit de la forme organique la plus toxique du mercure. Certains microbes peuvent (en situation anoxique) méthyler le mercure, alors que d'autres (quand l'eau ou le substrat contaminé sont oxygénés) peuvent le déméthyler, ce qui explique qu'il soit plus présent dans les environnements lotiques, lacustres et sédimentaires.
Électrode de travailthumb|upright=1.4|Système à trois électrodes : 1) électrode de travail 2) électrode auxiliaire 3) électrode de référence. Une électrode de travail est une électrode dans un système électrochimique sur laquelle se produit la réaction d'intérêt. L'électrode de travail est souvent utilisée avec une électrode auxiliaire et une électrode de référence dans un système à trois électrodes. Selon que la réaction sur l'électrode est une réduction ou une oxydation, l'électrode de travail est appelée cathodique ou anodique.
Sept métauxLes sept métaux sont les métaux connus, et reconnus comme tels, de l'Antiquité jusqu'à la Renaissance. Les astrologues de l'Antiquité les ont mis en correspondance avec les sept « planètes » (Le Soleil, la Lune, et les cinq planètes observables à l'œil nu), elles-mêmes associées aux dieux du panthéon gréco-romain. L'histoire des procédés d'extraction des métaux commence avant notre ère. Au Moyen-Orient, six métaux furent utilisés durant la préhistoire et l'Antiquité : l'or, l'argent, le cuivre, l'étain, le plomb et le fer.
Thermomètre à mercurevignette|Thermomètre médical à mercure vignette|Thermomètre médical à mercure avec sa boite ; fabriqué en Allemagne avant 1920 ; les chiffres sont peints à la main de façon à pouvoir être lus lorsque le thermomètre est en position verticale. Le thermomètre à mercure a été inventé par Gabriel Fahrenheit en 1724. Son fonctionnement repose sur du mercure contenu dans un tube de verre. Le volume du mercure, donc la longueur de la colonne dans le tube, est fonction de sa température.
Métal nobleUn métal noble est un métal qui résiste à la corrosion et à l'oxydation. Notamment, c'est un métal qui ne peut pas être dissous par une solution d'un acide seul. En revanche, la plupart de ces métaux sont dissous par « l'eau régale ». vignette|upright=1.5|alt=Échantillons de métaux nobles|right|Collection de métaux nobles (incluant le cuivre, le rhénium et le mercure dans une acceptation plus large de cette famille) placés selon leur position dans le tableau périodique.
Diode à vapeur de mercurethumb|Redresseur au mercure de la Tour de Blosenberg avant sa mise hors service Une diode à vapeur de mercure ou redresseur à vapeur de mercure ou valve à vapeur de mercure est un composant électrique utilisé pour redresser une tension ou un courant alternatif (AC) en courant continu (DC). C'est un tube à gaz à cathode froide en mercure, un métal liquide. Elle est donc autorégénératrice. Sa durée de vie est ainsi plus longue et elle peut redresser des courants plus importants que la plupart des autres tubes à gaz qui utilisent une cathode froide solide.
Acide dimercaptosucciniqueL’acide dimercaptosuccinique ou DMSA est un composé soufré utilisé pour les chélations dans le cas d'intoxication aux métaux lourds, notamment au mercure. L’acide dimercaptosuccinique possède deux centres stéréogènes et un plan miroir qui passe par son centre, donc il existe trois stéréoisomères : une paire d'énantiomères et un diastéréoisomère (composé méso) : (R, R)-acide dimercaptosuccinique, numéro CAS ; (S, S)-acide dimercaptosuccinique ; (R, S)-acide dimercaptosuccinique ou diastéréoisomère méso, numéro CAS et optiquement inactif.
SulfoselLes sulfosels sont des minéraux de formule générale (ou ), où : A représente un métal (Cu, Pb, Ag, Fe ou, plus rarement, Hg, Zn ou V) ; B représente un métalloïde (As, Sb, Bi ou, rarement, Ge) ou un métal (Sn ou, rarement, V) ; S représente le soufre ou, rarement, Se ou Te. Dans la classification de Strunz, les sulfosels sont classés parmi les sulfures. La structure de la plupart des sulfosels est constituée de clusters, bandes ou couches d'unités sulfure simples liées par des liaisons dirigées de type iono-covalentes.
Lampe à déchargeUne lampe à décharge est une lampe électrique constituée d'un tube ou d'une ampoule en verre remplie de gaz ou de vapeur métallique, sous haute ou basse pression, au travers duquel on fait passer un courant électrique, il s'ensuit une conversion en photons donc de la lumière. La couleur de la lumière émise par luminescence, par ces lampes dépend du gaz utilisé parmi lesquels : le néon donne une couleur rouge ; le mercure s'approche du bleu tout en produisant une quantité d'ultraviolet importante ; le sodium rayonne dans le orange ; le xénon est légèrement grisé à gris clair ou à forte intensité bleu-vert très vif à bleu.
Intoxication au mercureL'intoxication au mercure est également appelée hydrargisme, hydrargyrie ou hydrargyrisme. Le mercure est un métal dans tous les cas très toxique mais il est important de distinguer les effets des sels de mercure (mercure sous forme ionisée) Hg et Hg du mercure métallique Hg, des effets des composés organiques du mercure (méthylmercure notamment) beaucoup plus toxiques. Cet élément est d'autant plus nocif qu'il s'évapore facilement et que ses vapeurs sont aisément assimilées par l'organisme.
Point de fusionvignette|Un panneau routier québécois rappelle le point de congélation de l'eau à . Le point de fusion (ou la température de fusion) d'un corps pur ou d'un eutectique est, à une pression donnée, la température à laquelle les états liquide et solide de cette substance peuvent coexister à l'équilibre. Si l'on chauffe la substance (initialement solide), elle fond à cette température et la température ne peut pas augmenter tant que tout le solide n'a pas disparu.
Élément-trace métalliqueLa notion d’éléments-traces métalliques, ou ETM tend à remplacer celle de métaux lourds mal définie car englobant des métaux toxiques réellement lourds à d'autres (métalloïdes) l'étant moins. Tous les ETM sont toxiques ou toxiques au-delà d'un certain seuil et certains sont radioactifs (radionucléides). Leurs concentrations environnementales (eau, air, sol, organismes) résultent d'apports anthropiques (industrie, transports...
CinabreLe cinabre est une espèce minérale composée de sulfure de mercure(II) de formule HgS. Il a été décrit pour la première fois par le philosophe de la Grèce antique Théophraste (c. -371, -288), dans son ouvrage de minéralogie Sur les pierres (Περὶ λίθων, Peri lithon). Le cinabre (α-HgS) est le minerai de mercure le plus répandu et le plus exploité. Lors des derniers millénaires, le cinabre présent dans les gisements a été utilisé soit comme pigment, après extraction dans une veine pure, soit pour en extraire le mercure par décomposition thermique.
Organomercurielredresse=.5|vignette|Liaison C–Hg. redresse=.8|vignette|Diméthylmercure. Un organomercuriel est un composé organométallique contenant une liaison carbone–mercure. Cette liaison est généralemet très stable par rapport à l'air et à l'humidité mais est sensible à la lumière. Les organomercuriels importants sont le cation méthylmercure() , le cation éthylmercure() , le diméthylmercure , le diéthylmercure et la merbromine (Mercurochrome). Le thiomersal est utilisé comme conservateur pour vaccins et médicaments administrés par injection intraveineuse.
Directive RoHSvignette|Une vignette indiquant qu'un produit est conforme à cette directive. La Directive européenne RoHS (en) vise à limiter l'utilisation de dix substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques. Cette directive a été adoptée par le Parlement européen et par le Conseil et publiée au Journal officiel de l'Union européenne. La version initiale 2002/95/CE de la directive, publiée le ne visait à limiter que .
Organozinciqueredresse=.5|vignette|Liaison C–Zn. redresse=.75|vignette|Diéthylzinc, premier organozincique synthétisé. Un organozincique est un composé organométallique contenant une liaison carbone–zinc. Ce sont des composés réactifs qui sont sensibles à l'air et à l'eau. Ils interviennent dans diverses réactions chimiques importantes telles que la réaction de Réformatski et le couplage de Negishi. Les organozinciques ont été parmi les premiers composés organométalliques connus avec une liaison σ entre un atome de carbone et un atome métallique.
Alchimievignette|Jan van der Straet - Le laboratoire de l'alchimiste (1551). L’alchimie est une discipline qui peut se définir comme « un ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec la transmutation des métaux ». L'un des objectifs de l'alchimie est le grand œuvre, c'est-à-dire la réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation des métaux, principalement des métaux « vils », comme le plomb, en métaux nobles comme l'argent ou l'or. Cet objectif se fonde sur la théorie que les métaux sont des corps composés (souvent de soufre et de mercure).
Électrode standard à hydrogènevignette|Construction d'une électrode à hydrogène standard : 1. Électrodes en platine avec revêtement en poudre de platine, 2. Alimentation en hydrogène, 3. Solution acide (H = ), 4. Piège à eau pour empêcher l'accès à l'oxygène dans l'air, 5. Connexion à la deuxième électrode de l'élément galvanique à former, dont le potentiel est mesuré. L'électrode standard à hydrogène (ESH) est l'électrode de référence absolue. Elle ne peut être réalisée en pratique. La réalisation pratique de l'ESH est l'électrode normale à hydrogène ou ENH.