Flétrissementthumb|Feuilles flétries En physiologie végétale, le flétrissement désigne la perte de rigidité des parties non-ligneuses d'une plante. Cela se produit lorsque la pression de turgescence dans les cellules végétales non-lignifiées tombe vers zéro, réduisant la quantité d'eau dans les cellules. Le processus de flétrissement modifie la distribution angulaire foliaire de la plante (ou canopée) vers un port plus erectophile.
Feuillevignette|redresse=1.5|Feuille simple captant la lumière du soleil (cf. Colocasia) vignette|redresse=1.5|Tous les végétaux renferment des pigments photosynthétiques : chlorophylles (pigments verts), caroténoïdes (pigment orangés, bleus et rouges). Les pigments chlorophylliens, de loin les plus abondants, possèdent deux bandes d'absorption (bleu et rouge) dans le spectre lumineux, ce qui se traduit par une valeur maximale de la réflectance autour du vert, d'où la couleur verte des plantes grâce à la présence de lacunes aérifères dont les cavités d'air renvoient ce rayonnement dans toutes les directions.
Covariance des turbulencesright|thumb|267x267px|Système de covariance des turbulences constitué d'un anémomètre à ultrasons et d'un analyseur de gaz à rayons infrarouges (infrared gas analyser, IRGA). La covariance des turbulences, corrélation des turbulences ou flux des turbulences sert à mesurer et à calculer les flux turbulents verticaux à l'intérieur des couches limites de l'atmosphère. La méthode analyse des jeux de données à hautes fréquences de vent et de valeurs scalaires, et produit les flux de ses propriétés.
Évapotranspirationvignette|Représentation schématique du bilan évapotranspiration/alimentation de la nappe/ruissellement. À l'échelle mondiale, l'évapotranspiration potentielle ETp provient de différents flux d'eau retournant vers l'atmosphère sous forme de vapeur : transpiration (64 % de l'ETp), interception évaporée (27 %), évaporation des sols (6 %) et des étendues d'eau à l'intérieur des terres (3 %). vignette|Pluviométrie mondiale mensuelle.
Potentiel hydriqueLe potentiel hydrique est une variable physique homogène à une pression qui quantifie le niveau d'énergie des molécules d'eau d'une solution, autrement dit la "force" avec laquelle cette solution retient ses molécules d'eau. Elle a été conçue par des physiologistes pour modéliser les transferts d'eau entre différentes solutions séparées par des membranes. L'eau ne quitte une solution pour une autre que si le potentiel hydrique de la seconde solution est inférieur à la première.
XérophyteLa définition première de xérophyte (du grec ξηρός - xêros : sec, et φυτόν - phuton : plante) qualifiait des plantes adaptées aux milieux secs. Maintenant le terme xérophyte définit plutôt une plante vivant en milieu aride, capable de résister à de grands déficits d’eau. Ces plantes se rencontrent dans des environnements très variés, tels que les déserts rocailleux (plante épilithe), les dunes littorales (plante psammophyte), mais aussi dans la canopée des forêts tropicales (plantes épiphytes) qui n'ont aucune réserve d'eau.
Guard cellGuard cells are specialized plant cells in the epidermis of leaves, stems and other organs that are used to control gas exchange. They are produced in pairs with a gap between them that forms a stomatal pore. The stomatal pores are largest when water is freely available and the guard cells become turgid, and closed when water availability is critically low and the guard cells become flaccid. Photosynthesis depends on the diffusion of carbon dioxide (CO2) from the air through the stomata into the mesophyll tissues.
Hygrométrievignette|Diagramme de l'air humide à 1013,25 hPa. L’hygrométrie est la science qui a pour objet la mesure de la quantité de vapeur d'eau contenue de l'air humide ; elle ne prend pas en compte l'eau présente sous forme liquide ou solide. L'air humide est un mélange, en proportion variable, d'air sec et de vapeur d'eau. L’hygrométrie est étudiée notamment par les météorologues, thermiciens et ingénieurs du génie des procédés. Il s'agit d'un cas particulier de la psychrométrie qui étudie plus généralement les mélanges gaz-vapeurs de deux espèces différentes.
ÉvaporationLévaporation est le passage d'un liquide de l'état liquide à l'état gazeux à sa surface, à une température inférieure à la température d'ébullition. Ce phénomène a pour effet d'absorber de l'énergie thermique, et donc de réduire la température des deux milieux en contact, ou de freiner leur échauffement par une source. Le mot évaporation est emprunté au latin impérial evaporatio, -ionis. Jusqu'à la fin du , on s'intéresse à l'aspect thermodynamique du phénomène et Joseph Black met en évidence la notion de chaleur latente de vaporisation (1761).
Cuticule (botanique)vignette|redresse=1.5|Schéma d'une coupe transversale de feuille de dicotylédone. vignette|redresse=1.5|L'apparition de la cuticule est un trait adaptatif vital pour la colonisation des terres par les plantes et une des innovations clés dans l'histoire évolutive des végétaux. La cuticule (du latin cuticula « petite peau ») est la couche externe continue cireuse produite par l’épiderme des organes aériens des plantes terrestres, essentiellement les feuilles et les tiges des plantes vasculaires et de quelques bryophytes.
Métabolisme acide crassulacéenvignette|upright=1.4|La nuit : fixation de en oxaloacétate (OA) grâce à la PEP carboxylase (PEPc) ; OA est réduit en malate (M) puis stocké sous forme d' acide malique (AM). Le jour : reconversion d'AM en M, utilisé dans le cycle de Calvin (CC). Le métabolisme acide crassulacéen (CAM, pour crassulacean acid metabolism) est un type de photosynthèse qui permet à certaines plantes terrestres chlorophylliennes de fixer le carbone.
Plante succulentevignette|La joubarbe des toits (Sempervivum tectorum). vignette|Arbre bouteille (Pachypodium lealii). vignette|Bonsaï de Crassula ovata. Une plante succulente, appelée aussi malacophyte, est une plante charnue adaptée pour survivre dans des milieux arides du fait des caractéristiques du sol, du climat ou à forte concentration en sel (dans ce dernier cas, on parle de plante halophyte). L'adaptation de ces végétaux, différente de celles des plantes xérophytes proprement dites, est liée à leur capacité de stocker de l'eau dans les feuilles, les tiges ou les racines.
PlanteLes plantes (Plantae) sont des organismes photosynthétiques et autotrophes, caractérisés par des cellules végétales. Elles forment l'un des règnes des Eukaryota. Ce règne est un groupe monophylétique comprenant les plantes terrestres. La science des plantes est la botanique, qui dans son acception classique étudie aussi les algues et les cyanobactéries (qui n'appartiennent pas au règne des Plantae). L'ancien « règne végétal » n'existe plus dans les classifications modernes (cladistes ou évolutionnistes).
TurgescenceLa turgescence est l'état d'une cellule vivante dilatée par l'eau qui y est entrée, et qui s'accumule dans ses vacuoles ou ses vésicules. L'eau étant devenue abondante dans la vacuole, la pression exercée de l'intérieur de la cellule vers le milieu s'exerce sur la paroi primaire. Ce phénomène est appelé pression de turgescence.
CactaceaeLes Cactus, Cactées ou encore Cactacées (Cactaceae) sont une famille de plantes à fleurs. Ce sont presque toutes des plantes grasses ou plantes succulentes, c'est-à-dire des plantes xérophytes qui stockent dans leurs tissus des réserves de « suc » pour faire face aux longues périodes de sécheresse. Il ne faut pas confondre Cactus et plante succulente : toutes les plantes succulentes ne sont pas des Cactus. Ce sont des familles de plantes qui ont adopté les mêmes méthodes de lutte contre les périodes de sécheresse, comme les Asclepiadaceae ou les Crassulaceae.
Xylèmevignette|Vue en coupe d'un cure-dent montrant le xylème. thumb|upright=1.2|Schéma d'une coupe transversale de feuille montrant ses différents constituants : (1) cuticule, (2) et (5) épiderme, (3) parenchyme palissadique, (4) parenchyme spongieux, (6) stomate, (7) cellules stomatiques, (8) phloème, (9) xylème, (10) tissu conducteur. thumb|upright=1.2|Faisceau vasculaire de Cucurbita pepo Le xylème (du grec ξύλον xylon, « bois ») ou tissu xylémique, est un constituant des tissus végétaux formé de l'association de vaisseaux, de cellules mortes ou vivantes de soutien et de cellules associées.
StomateUn stomate est un orifice de petite taille présent dans l'épiderme des organes aériens des Embryophytes (sur la face inférieure des feuilles le plus souvent). Il permet les échanges gazeux entre la plante et l'air ambiant (dioxygène, dioxyde de carbone, vapeur d'eau...) ainsi que la régulation de l'évapotranspiration et de la pression osmotique. Sur la feuille, on parle de « face adaxiale » pour celle dont la cuticule présente peu de stomates, et de « face abaxiale » pour celle qui présente de nombreux stomates.
TracheophytaLes Trachéophytes (du grec Trakheia, conduit raboteux) ou Trachéobiontes (Tracheobionta), appelées aussi plantes vasculaires associent différentes divisions : les Lycophytes (Lycopodes et Sélaginelles) ; les Monilophytes (Fougères et Prêles) ; les Gymnospermes (Conifères, Cycas, Gingko, etc.) ; les Angiospermes (plantes à fleurs). Les caractères principaux sont l'existence de racines et la présence de vaisseaux conducteurs (phloème et xylème contenant des trachéides, d'où le nom de Tracheophyta) assurant la circulation de la sève.
Photorespirationvignette| Représentation simplifiée de la photorespiration et du cycle de Calvin. vignette| Schéma de la photorespiration à travers les organites impliqués. La photorespiration est l'ensemble des réactions mises en œuvre par les organismes photosynthétiques à la suite de l'activité oxygénase de la Rubisco. En effet, cette enzyme intervient le plus souvent à travers son activité carboxylase, par laquelle une molécule de dioxyde de carbone est fixée sur du ribulose-1,5-bisphosphate pour donner deux molécules de 3-phosphoglycérate qui sont métabolisées par le cycle de Calvin.
Désertvignette|upright=1.5|Valle de la Luna (« vallée de la Lune ») au Chili, près de San Pedro de Atacama, dans le désert d'Atacama, un des déserts les plus arides sur Terre. vignette|upright=1.5|alt=Dunes|Dune (erg) de la Vallée de la Mort située dans le désert des Mojaves aux États-Unis, l'endroit où l'on a relevé la température sous abri la plus élevée sur Terre selon les normes de l'OMM avec un record à . Un désert est une zone de terre où les précipitations sont rares et peu abondantes, et où, par conséquent, les conditions de vie sont hostiles pour les plantes et pour les animaux.