Flexion (linguistique)En grammaire, la flexion est, dans certaines langues, un procédé d’expression des traits grammaticaux propres à celles-ci par association de morphèmes grammaticaux à une base. Au-delà de cette définition générale, on trouve chez divers auteurs des visions différentes sur la flexion. Certains auteurs entendent par flexion seulement le procédé par lequel la forme du mot est modifiée par des affixes qui font corps commun avec la base à laquelle ils sont ajoutés.
Eth (lettre)La lettre Ð, nommée eth ou ed, est utilisée en islandais, féroïen, dalécarlien et anciennement vieil anglais et norrois pour transcrire la consonne fricative dentale voisée [] (comme le « th » dans les mots anglais moderne them ou that), caractéristique des anciennes langues scandinaves. Son caractère minuscule ressemble à un d cursif ou d insulaire barré (ð). Sa forme sourde est la lettre Þ (thorn). Cette lettre est présente dans les alphabets islandais et féroïen (cette dernière langue ne le prononce cependant pas mais l'utilise pour rappeler l'étymologie de certains mots).
NorvégienLe norvégien (norsk en norvégien) est une langue germanique parlée en Norvège qui a pour racine historique le vieux norrois, utilisé depuis le Moyen Âge en Scandinavie. Le vieux norrois est aussi l'ancêtre direct du danois et du suédois modernes et a exercé une influence sensible sur le vieil anglais pour former l'anglais ; en France, il a fourni à l'ancien normand certains éléments de vocabulaire. Le norvégien actuel comporte en réalité un grand nombre de dialectes qui diffèrent autant entre eux que le danois ou le suédois en diffèrent.
NéerlandaisLe néerlandais (Nederlands, prononciation ) est, avec ses 25 millions de locuteurs maternels, la troisième langue germanique après l'anglais et l'allemand. Elle est langue officielle aux Pays-Bas et dans ses territoires d'outre mer, en Belgique et au Suriname. Elle est enfin langue régionale en France. Confinée dans l'actuel Westhoek français après une importante extension médiévale, elle a toutefois quasiment disparu de la Flandre française au cours du .
DanoisLe danois est une langue germanique principalement parlée au Danemark par les Danois. Langue officielle du Danemark et des îles Féroé (à parité avec le féroïen), langue seconde du Groenland, le danois est aussi une des langues officielles de l'Union européenne. Il est généralement intelligible par les locuteurs du norvégien et du suédois et reste très enseigné comme langue secondaire en Islande, ancienne dépendance danoise. Le danois est régi au Danemark par le Conseil de la langue danoise.
AnglaisLanglais (English ; prononcé : ) est une langue indo-européenne germanique originaire d'Angleterre qui tire ses racines de langues du nord de l'Europe (terre d'origine des Angles, des Saxons et des Frisons) dont le vocabulaire a été enrichi et la syntaxe et la grammaire modifiées par le français anglo-normand, apporté par les Normands, puis par le français avec les Plantagenêt. La langue anglaise est ainsi composée d'environ 29 % de mots d'origine normande et française et plus des deux tiers de son vocabulaire proviennent du français ou du latin.
Langues scandinavesdroite Europe germanic-languages 2.PNG droite Classification alternative des langues scandinaves|250px Nordiska språk.PNG Les langues scandinaves, ou langues germaniques septentrionales, sont un groupe de langues étroitement apparentées, essentiellement parlées dans les pays scandinaves. Elles forment une branche des langues germaniques, elles-mêmes sous-ensemble des langues indo-européennes. Les deux autres sous-familles germaniques sont les langues germaniques occidentales et les langues germaniques orientales, aujourd'hui éteintes.
SuédoisLe suédois (svenska ) est une langue scandinave parlée par environ de locuteurs, principalement en Suède et en Finlande, les deux pays dont il est langue officielle. Comme les autres langues scandinaves, il est issu du vieux norrois, la langue commune à tous les peuples germaniques de Scandinavie à l'époque des Vikings. Il reste aujourd'hui mutuellement intelligible avec le danois et le norvégien. La langue écrite et orale est standardisée, mais il subsiste des variantes régionales issues des anciens dialectes ruraux.
K (lettre)K est la onzième lettre et la consonne de l'alphabet latin. Cette lettre de l'alphabet latin vient de l'étrusque ; c'est un descendant du kappa de l'alphabet grec (Κ en majuscule et κ en minuscule). centré|vignette|600x600px|Formes majuscules et minuscules manuscrites de la lettre K dans le Dictionnaire des abréviations latines et française d’Alphonse Chassant.
J (lettre)J (appelée ji, , en français) est la dixième lettre et la consonne de l'alphabet latin. À l'origine c'est une forme ornée du i, utilisée pour la lettre I en chiffres romains à la fin des nombres quand elle suivait un autre I, comme dans XXIIJ au lieu de XXIII. Un usage distinct du J émergea en moyen haut allemand. Il est confondu avec cette lettre jusqu’au siècle. C'est une invention médiévale, utilisée comme une sorte de « i cédille », dans les documents commerciaux, les contrats (qui à travers l’Europe se font en latin), etc.
Pronom réfléchiEn grammaire le pronom réfléchi est un pronom qui se réfère à l’agent d’une action, celui-ci étant d’ordinaire le sujet d’un verbe, et le pronom étant le complément de ce verbe. Dans certaines langues, comme le français ou le roumain, le pronom réfléchi peut aussi se référer à un agent sous-entendu du procès exprimé par un nom, le pronom étant le complément de celui-ci. Dans certaines langues il y a seulement des pronoms réfléchis disjoints, c’est-à-dire accentués et non attachés au verbe, par exemple en anglais ou en hongrois.
ÆÆ, minuscule æ, est une voyelle et un graphème utilisé dans plusieurs langues européennes, dont notamment certaines langues nordiques comme le danois, le féroïen, l’islandais, le norvégien, le français et autrefois le latin ou l’anglo-saxon, mais aussi dans plusieurs langues camerounaises, comme le kenswei nsei, le kom ou le tikar, et quelques langues des Amériques, comme le hupda, le kawésqar ou le yagan. C’est un graphème appelé en français a-e entrelacé, a e-dans-le-a ou « a e-dans-l’a », par simplification, « e-dans-l’a ».
Z (lettre)Le Z est une lettre de l’alphabet latin. Elle est la et dernière lettre de l’alphabet français ainsi que sa consonne. Z vient du zêta, de l'alphabet grec (Ζ en capitale et ζ en minuscule). Présent dans les premiers modèles de l'alphabet latin, descendant directement de l'alphabet étrusque, le Z, inutile aux Romains, a été supprimé au : le son qu'il représentait s'étant transformé en "r", n'existait plus. Il fut remplacé par G puis réintroduit au par les Romains qui en eurent à nouveau l'utilité pour noter des mots empruntés au grec ancien.
Aspiration (phonétique)L'aspiration est un des phénomènes phonétiques affectant le mode d'articulation des consonnes occlusives et consistant en une bouffée d'air après l'émission de la consonne sourde et un retard des cordes vocales à se refermer pour émettre la voyelle. Il est noté à l'aide du signe diacritique en alphabet phonétique international (voir le tableau des modificateurs de consonnes de l'API). Il accompagne parfois une consonne voisée. Il se note alors : [dɦ] (voir murmure). Anglais : pen [] Grec ancien : [] Mandar
Écriture bicaméraleUne écriture bicamérale est une écriture comprenant des lettres minuscules et des lettres capitales. Plus précisément, elle oppose deux œils de format (ou « casse ») — et parfois de tracé — différents pour chaque caractère. Par opposition, une écriture dans laquelle il n’existe pas une telle opposition est dite monocamérale ou unicamérale. On appelle les lettres des minuscules, tandis que les lettres d’un format plus grand, utilisées dans certains cas régis par la grammaire et l’orthotypographie, sont les majuscules (à ne pas confondre avec capitales).
X (lettre)X (« iks ») est la lettre et la consonne de l'alphabet latin moderne. centré|vignette|600x600px|Formes majuscules et minuscules manuscrites de la lettre X dans le Dictionnaire des abréviations latines et française d’Alphonse Chassant. Dans l'alphabet phonétique international, le x représente une consonne fricative vélaire sourde. X peut se prononcer [] (comme dans taxi), [] (comme dans exemple), [] (comme dans dixième), [] (comme dans soixante), et exceptionnellement [] dans xhosa.
V (lettre)V est la lettre et la consonne de l'alphabet latin moderne. À l'origine, en latin, il n'était pas différencié de u. Elle est principalement utilisée comme consonne, mais est utilisée comme voyelle en creek. centré|vignette|600x600px|Formes majuscules et minuscules manuscrites de la lettre V dans le Dictionnaire des abréviations latines et française d’Alphonse Chassant. Le v représente une consonne fricative labio-dentale voisée dans un grand nombre de langues, dont le français.
VoisementLe voisement est une qualité (ou propriété) de certains sons de la parole. Un son est voisé si sa production s’accompagne d'une vibration des cordes vocales et sinon, il est non voisé. Tout locuteur peut facilement faire l’expérience de ce phénomène en plaçant sa main sur sa gorge (au niveau de la pomme d'Adam) puis en prononçant successivement « ssssss » (non voisé) et « zzzzzz » (voisé). Dans la tradition francophone, on utilise le terme sonorisation (opposition sourd / sonore), voisement étant un anglicisme.
Y (lettre)Y (la lettre se nomme « i grec » et se prononce isolée ) est la lettre de l'alphabet latin moderne. Le graphème majuscule est le même que celui de l'upsilon de l'alphabet grec. centré|vignette|600x600px|Formes majuscules et minuscules manuscrites de la lettre Y dans le Dictionnaire des abréviations latines et française d’Alphonse Chassant. C'est à la fois une voyelle (, comme dans cycle) et une semi-voyelle (, comme dans « yeux »).
A (lettre)A (capitale : A, minuscule : a) est la première lettre de l'alphabet latin ainsi que sa première voyelle. Elle a été transmise depuis la lettre alpha de l'alphabet grec par l'intermédiaire de l'alphabet étrusque. C'est une voyelle privative. vignette|upright=1.5|Évolution de la lettre depuis l’alphabet linéaire protosinaïtique. La lettre A tire probablement son origine de l'alphabet linéaire protosinaïtique, un alphabet utilisé dans le Sinaï il y a plus de , lui-même dérivé des hiéroglyphes égyptiens ; le son, [ʔ] (coup de glotte), était alors représenté par une tête de bœuf stylisée.