EusocialitéL'eusocialité est un mode d'organisation sociale chez certains animaux suivant lequel un même groupe d'individus vivant ensemble est divisé en castes d'individus fertiles et non fertiles. Les individus fertiles sont chargés de la reproduction tandis que les autres s'occupent de les nourrir et de les protéger, accordant ainsi aux petits, plus nombreux, une plus grande chance de survie. À long terme, le fait que tout individu du groupe travaille pour la colonie et non pour lui-même engendre un superorganisme, par exemple, une fourmilière.
Théorie évolutive des jeuxLa théorie évolutive des jeux, appelée aussi théorie des jeux évolutionniste, est l'application de la théorie des jeux à l'étude de l'évolution de populations en biologie. Elle définit un cadre de compétitions, de stratégies et d'analyses dans lequel la compétition darwinienne peut être modélisée. Elle a vu le jour en 1973 avec la formalisation par John Maynard Smith et George R. Price des compétitions, analysées en tant que stratégies, et des critères mathématiques qui peuvent être utilisés pour prédire les résultats des stratégies concurrentes.
ToilettageLe toilettage chez les animaux est une activité instinctive et pour partie parfois apprise et transmises aux générations suivantes (utilisation d'eau chaude, de terre, de feuilles ou de poussière par exemple). Certaines espèces, aussi différentes que la poule ou l'éléphant s'aspergent d'eau ou de poussière pour se nettoyer ou débarrasser de leurs parasites. Un toilettage particulier peut suivre l'alimentation (nettoyage du sang, de la terre, de la sève ou de jus issus des aliments) ou des combats.
Altruisme réciproqueL'altruisme réciproque dans le cadre de la biologie de l'évolution caractérise une coopération altruiste entre deux organismes, reposant sur l'aide proposée à perte et sans condition par chacun des organismes, et créant un bénéfice commun. Selon la théorisation du concept, proposée en 1971 par le biologiste et sociobiologiste américain Robert Trivers, cette notion d'altruisme caractérise le fait : qu'un organisme exerce une action bénéfique envers un autre sans pouvoir en obtenir un retour direct ou contrôlé, que lorsqu'un ou plusieurs autres organismes font de même, ces pratiques créent une situation favorable.
Vue de l'évolution centrée sur les gènesvignette|Richard Dawkins La vue de l'évolution centrée sur les gènes, théorie de la sélection par les gènes ou du gène égoïste (en) est une conséquence de la théorie de l’évolution par sélection naturelle de Charles Darwin. Elle s’appuie sur le résultat de différentes recherches visant à expliquer l’apparition de traits altruistes chez les êtres vivants. Les contributeurs à ces recherches sont J. B. S. Haldane qui a étudié l’altruisme dans les populations, des biologistes de l’évolution et des sociobiologistes comme Robert Trivers.
Effet green-beardvignette|L'effet green-beard est une forme de sélection dans laquelle des individus possédant des gènes qui produisent des traits observables uniques sélectionnent des individus possédant ce trait spécifique et donc le même gène. Dans cette illustration, les individus s'accouplent de manière sélective avec des individus de la même couleur de tête. L'effet green-beard (littéralement « effet barbe verte » en anglais) est une expérience de pensée utilisée dans le cadre de la biologie évolutive pour expliquer l'existence d'un altruisme sélectif au sein d'individus de la même espèce.
Sélection de groupevignette|En 1994, et , propose la théorie de la sélection multi-niveaux, illustrée par l'emboîtement de poupées russes. La sélection naturelle pourrait s'exercer au niveau du gène, de la cellule, de l'organisme ou du groupe La sélection de groupe est une généralisation de la théorie de l'évolution par voie de sélection naturelle de Darwin, selon laquelle un groupe d'organismes qui coopèrent fonctionne mieux, à terme, qu'un groupe dont les membres sont en compétition.
Théorie du handicapvignette|Les ornements des nervures du lierre sont un signal « honnête » et aposématique, avertissant les herbivores de la toxicité de la plante. La théorie du handicap, principe du handicap ou théorie du signalement fiable est une hypothèse d'évolution biologique formulée à l'origine par le biologiste Amotz Zahavi en 1975 pour expliquer comment l'évolution a développé des solutions permettant aux animaux d'émettre des signaux « honnêtes » et dignes de confiance entre individus qui auraient tout intérêt au contraire à se tromper mutuellement.
Valeur sélective inclusiveEn biologie évolutive et en psychologie évolutionniste, la valeur sélective inclusive (inclusive fitness en anglais) est la somme des valeurs sélectives classiques d'un organisme (le nombre de ses propres enfants qu'elle prend en charge et le nombre d'équivalents de ses propres enfants pris en charge, que l'on va considérer comme vivant dans la population par son soutien). Ce modèle est plus généralisé que la sélection de parentèle stricte, qui exige que les gènes partagés soient identiques par descendance.
Kin recognitionKin recognition, also called kin detection, is an organism's ability to distinguish between close genetic kin and non-kin. In evolutionary biology and psychology, such an ability is presumed to have evolved for inbreeding avoidance, though animals do not typically avoid inbreeding. An additional adaptive function sometimes posited for kin recognition is a role in kin selection. There is debate over this, since in strict theoretical terms kin recognition is not necessary for kin selection or the cooperation associated with it.
Tricherie (biologie)La tricherie biologique ou écologique est un terme utilisé en écologie comportementale et en éthologie pour décrire le comportement par lequel des organismes reçoivent un avantage au détriment d'autres organismes. C'est un phénomène courant dans de nombreuses relations mutualistes et altruistes. Un tricheur est un individu qui, dans le cadre d'une interaction biologique ou écologique, ne coopère pas (ou coopère moins que sa juste part) mais qui peut potentiellement bénéficier de l'action des autres coopérateurs.
Théorie du signal (biologie)vignette| Le comportement de stotting (des sauts sur place) d'un springbok (Antidorcas marsupialis) signale à ses éventuels prédateurs (comme les guépards) qu'il est jeune et en bonne santé et qu'il ne vaut donc pas la peine d'être chassé : c'est un signal honnête (puisqu'il est effectivement difficile d'imaginer que l'individu puisse manifester ce comportement en étant diminué). Dans le cadre de la biologie évolutive, la théorie du signal est une approche théorique examinant la communication entre les individus, à la fois au sein des espèces et entre les espèces.
Houspillagevignette|Corbeaux houspillant une Buse à queue rousse. Le houspillage, ou en, est un comportement de défense, connu chez de nombreuses espèces animales, consistant à attaquer ou harceler un prédateur pour le lasser, le rebuter, et finalement le faire fuir. Fréquent chez les oiseaux, il est connu aussi chez les invertébrés, les poissons, les suricates et les bovins. Le terme de en est introduit par l'éthologue Konrad Lorenz dans une traduction anglaise en 1966 de son ouvrage (1963).
Sélection de parentèleLa est une théorie permettant d'expliquer l'apparition, au cours de l'évolution, d'un comportement altruiste chez des organismes vis-à-vis d'autres organismes. Elle affirme, en général, que les instincts altruistes augmentent avec l'apparentement sous l'effet de la sélection naturelle. La sélection de parentèle permet d'expliquer l'origine des comportements altruistes au sein des sociétés animales. Cette théorie fut développée en 1964 par le biologiste anglais William Donald Hamilton et le premier résultat théorique d'importance fut produit par le biologiste américain George Price en 1970 et publié dans Nature.