Datation absoluevignette|Anneaux de croissance d'un arbre. En dendrochronologie ils sont utilisés pour obtenir des datations de pièces de bois à l’année près en les comptant et en analysant leur morphologie. Une datation absolue est une datation aboutissant à un résultat chiffré, exprimé en années. Elle peut concerner un événement, un objet, une couche géologique ou un niveau archéologique. Ce type de datation vient en opposition ou complément à une datation relative. On exprime un âge, soit par rapport à l'an 0 de notre ère, soit par rapport à l'année 1950.
DatationLa datation est l'attribution d'une date. Ce terme peut donc s’appliquer à un événement ou à un objet : document, fossile, couche géologique ou encore niveau archéologique. Il désigne globalement la démarche, scientifique ou non, qui consiste à déterminer le temps absolu de cet événement ou de cet objet, et par voie de conséquence l’intervalle de temps relatif séparant l’élément daté du temps du chercheur ou plus généralement du locuteur.
Datation relativeLa datation relative regroupe l'ensemble des méthodes de datation permettant d'ordonner chronologiquement des événements géologiques ou biologiques, les uns par rapport aux autres. Elle vient en complément ou opposition à une datation absolue. La succession des phénomènes géologiques entraîne des modifications des roches et des paysages qui peuvent échapper à l'observation directe. Néanmoins, l'ensemble rocheux en conserve des traces qu'il est possible d'interpréter, en partant du principe que les lois physico-chimiques n'ont pas changé (principe d'actualisme).
Datation radiométriqueUne datation radiométrique (dite « par radiochronologie ») est une méthode de datation absolue utilisant la variation régulière au cours du temps de la proportion de radioisotopes dans certains corps. La plus connue est sans doute la datation par le carbone 14, mais il en existe bien d'autres. Toutes ne font pas appel aux mêmes raisonnements physiques et géologiques, et leurs précisions varient. Les méthodes de datations radiométriques constituent le cœur de la géologie isotopique.
Geological history of EarthThe geological history of Earth follows the major geological events in Earth's past based on the geological time scale, a system of chronological measurement based on the study of the planet's rock layers (stratigraphy). Earth formed about 4.54 billion years ago by accretion from the solar nebula, a disk-shaped mass of dust and gas left over from the formation of the Sun, which also created the rest of the Solar System. Initially, the Earth was molten due to extreme volcanism and frequent collisions with other bodies.
GéologueUn géologue est une personne ayant obtenu un diplôme universitaire en géologie, ou effectuant professionnellement des recherches dans ce domaine, consistant à étudier toutes les caractéristiques des couches internes du globe terrestre (lithosphère) en interaction avec ses couches externes (atmosphère, hydrosphère, biosphère). Un géologue peut notamment se spécialiser en : pétrographie minéralogie cristallographie sédimentologie stratigraphie géologie structurale (dont la tectonique) géochimie planétologie paléontologie magmatologie volcanologie géophysique (sismologie, .
Histoire de la TerreL'histoire de la Terre couvre approximativement d'années, depuis la formation de la Terre à partir de la nébuleuse solaire jusqu'à l'époque actuelle. Elle est divisée en quatre périodes chronologiques, les éons, les trois premiers définissant le superéon du Précambrien : L'Hadéen dure un demi-milliard d'années. Il n'a guère laissé de roche en place si ce n'est des fragments dans des roches éruptives ultérieures, et est surtout connu à travers la modélisation du système solaire et l'analyse comparative des compositions isotopiques des différents corps célestes ; L'Archéen dure un milliard et demi d'années.
StratigraphieLa stratigraphie est une discipline des sciences de la Terre qui étudie la succession des différentes couches géologiques ou strates. Il s'agit d'une approche intégrée, en ce que des résultats apportés par la géochimie, la paléontologie, la pétrographie, l'astronomie... sont réunis et exploités à travers différentes méthodes : biostratigraphie, chimiostratigraphie, lithostratigraphie, magnétostratigraphie, cyclostratigraphie...
Âge de la TerreL'âge de la Terre est, selon les connaissances actuelles, de 4,54 milliards d'années ( ± 1 %). Cette datation repose sur des preuves scientifiques provenant de la datation radiométrique des météorites et se trouve cohérente avec l'âge des échantillons des plus anciennes roches lunaires et terrestres connues. Cet "âge" correspond au début de l'accrétion de la Terre. Avec la Révolution scientifique et le développement de la datation radiométrique, les mesures de traces dans des minéraux riches en uranium démontraient que certains étaient âgés de plus d'un milliard d'années.
PalynologieLa palynologie est l'étude des grains de pollen et spores actuels mais aussi des palynomorphes (cellules et organismes microscopiques à parois organiques). La science qui étudie les palynomorphes fossiles est la paléopalynologie. À l’intersection de l’archéologie, de la botanique, de l’ethnologie et des sciences agronomiques, la palynologie fait partie de l’archéobotanique, un ensemble de disciplines (carpologie, anthracologie) qui s’intéressent aux vestiges d’origine végétale. [[Image:Pollen (Meyers Konversationslexikon 1888).
ChronostratigraphieLa chronostratigraphie est une branche de la stratigraphie dont l'objet est l'étude de l'âge des couches de roches en relation au temps. Le but de la chronostratigraphie est de classer les différentes séquences et époques des dépôts de roches en fonction de la région géologique, et finalement d’établir un registre géologique complet de la Terre. La nomenclature stratigraphique standard est le système chronostratigraphique fondé sur des intervalles de temps paléontologiques définis par des assemblages de fossiles connus (biostratigraphie).
PaléoclimatologieLa paléoclimatologie est la science qui étudie les climats passés et leurs variations. Elle tente d'établir les conditions environnementales caractéristiques de chaque période géoclimatique, notamment en termes de paléotempératures de l'atmosphère, des océans et des continents. Ces reconstitutions des variations climatiques passées, et éventuellement de leurs causes, apportent des données (en partie empiriques) sur l'évolution du climat actuel et futur. Louis Agassiz en 1837 est le premier à émettre l'hypothèse d'une grande glaciation.
Dernière période glaciairevignette|redresse=1.5|Extension des inlandsis dans l'hémisphère nord lors de la dernière glaciation. vignette|redresse=1.5|L'Europe au dernier maximum glaciaire, il y a environ . La dernière période glaciaire est une période de refroidissement global, ou glaciation, qui caractérise la fin du Pléistocène sur l'ensemble de la planète. Elle commence il y a et se termine il y a , quand commence l'Holocène. Elle correspond aux stades 2, 3, 4 et 5a-d de la chronologie isotopique, mise au point à la fin du .
Paléomagnétismevignette|redresse=1.7|Sur Terre, l'expansion des fonds océaniques se traduit, de part et d'autre des dorsales, par l'aimantation rémanente du plancher océanique en bandes symétriques de polarisation opposée suivant les inversions du champ magnétique global de notre planète. Le paléomagnétisme désigne le champ magnétique terrestre passé, et par extension la discipline scientifique qui étudie ses propriétés et sa chronologie. On désigne parfois l'étude du champ magnétique de la Préhistoire récente et de la période historique par le nom d'archéomagnétisme.
BiostratigraphieLa biostratigraphie est l'étude de la répartition des espèces fossiles dans les strates sédimentaires et donc dans les temps géologiques. Par des études paléontologiques, elle se donne pour objectif l'établissement d'une chronologie relative. La biostratigraphie intervient par ailleurs comme support de corrélation pour la plupart des autres disciplines des sciences de la Terre. La biostratigraphie utilise des fossiles stratigraphiques pour établir des biozones, une unité fondamentale définie à partir de l'extension d'un ou de plusieurs taxons (a priori, des espèces).
Thermochronologievignette|Traces de fission révélées dans un minéral observé au microscope optique. La thermochronologie est la datation ou l'estimation de la durée d'un ou plusieurs épisodes thermiques vécus par un minéral, une roche ou un groupe de roches. Durant et après leur formation, les roches sont soumises à des variations de température importantes principalement liées au gradient géothermique et à la circulation de fluides. Dans les cas les plus favorables, la thermochronologie permet de reconstituer l'histoire thermique d'une roche ou d'une formation géologique.
Lithostratigraphiethumb|upright=1.2|Les couches géologiques en Salta (Argentine). La lithostratigraphie est une approche stratigraphique consistant en l'étude des empilements sédimentaires, d'un point de vue géométrique, lithologique et pétrographique. La lithostratigraphie définit des unités lithostratigraphiques d'après la reconnaissance de faciès et de discontinuités, en accord avec la loi de Walther (la succession verticale des faciès reflète une migration latérale des paléoenvironnements).
Marker horizonMarker horizons (also referred to as chronohorizons, key beds or marker beds) are stratigraphic units of the same age and of such distinctive composition and appearance, that, despite their presence in separate geographic locations, there is no doubt about their being of equivalent age (isochronous) and of common origin. Such clear markers facilitate the correlation of strata, and used in conjunction with fossil floral and faunal assemblages and paleomagnetism, permit the mapping of land masses and bodies of water throughout the history of the earth.
TéphrochronologieLa téphrochronologie (du grec τέφρα — cendres, χρόνος, "chrono" auquel est ajouté le suffixe "-logie", du grec ancien λόγος, "logos", "parole") est un procédé reposant sur la datation des tephras dans les sédiments ; c'est-à-dire des dépôts pyroclastiques (ou éjectas) expulsés lors d'éruptions volcaniques, autour du cratère lors d'une nuée ardente, ou qui retombent après avoir été transportés de quelques kilomètres à plusieurs centaines, depuis leur lieu d'émission via les courants atmosphériques de la tropo