Milieu interplanétaireLe milieu interplanétaire est la matière diffuse qui constitue l'espace du Système solaire et à travers laquelle se déplacent les objets et les véhicules spatiaux. L'espace interplanétaire désigne la région de l'espace entre les planètes du Système solaire. Il est défini approximativement comme étant la zone située à l'extérieur de l'influence notable du champ gravitationnel des planètes, où s'exerce principalement l'influence du Soleil.
Globule de Bokvignette|Globules de Bok de la région HIIIC 2944, captées par le Télescope spatial Hubble Un globule de Bok est un amas sombre de poussières et de gaz du milieu interstellaire au sein duquel peut commencer la naissance des étoiles. Ils sont courants dans les régions HII et ont typiquement une masse d'environ 10 à 50 masses solaires contenue dans un volume d'environ une année-lumière. Ils contiennent de l'hydrogène moléculaire (H2), des oxydes de carbone, de l'hélium et environ 1 % (en masse) de poussières de silicates.
Nuage interstellaireEn astronomie, nuage interstellaire est le nom générique donné aux accumulations de gaz et de poussières dans notre Galaxie. C'est le milieu d'où naissent les systèmes stellaires. Comptant quelques dizaines de milliards d'atomes par mètre cube (par opposition à notre atmosphère, qui en compte 25 millions de milliards de milliards), et s'étendant sur des centaines d'années-lumière, il contient l'équivalent de plusieurs milliers de fois la masse du Soleil en matière gazeuse.
Superbulleright|thumb|200px|La superbulle Henize 70, également connue sous les noms N70 et DEM301, située dans le Grand nuage de Magellan. En astronomie, une superbulle est une cavité très chaude (plusieurs millions de degrés) et très étendue (plusieurs centaines d'années-lumière), formée dans le milieu interstellaire par les vents et les explosions d'étoiles massives. Les étoiles les plus massives, celles ayant des masses situées entre huit et environ cent masses solaires et situées dans les types spectraux O et B, se trouvent généralement dans des groupes nommés associations OB.
Nébuleuse par réflexionvignette|Nébuleuse par réflexion dans les Pléiades (M45). En astronomie, les nébuleuses par réflexion sont des nuages de poussières qui réfléchissent la lumière d'une ou plusieurs étoiles voisines. Ces étoiles ne sont pas assez chaudes pour causer l'ionisation des gaz, comme dans le cas des nébuleuses en émission, mais sont assez lumineuses pour permettre une dispersion suffisante pour rendre la poussière visible. La distinction entre ces deux types de nébuleuses a été faite par Edwin Hubble en 1922.
Nébuleuse obscurevignette|Gros plan de la nébuleuse de la Tête de Cheval En astronomie, les nébuleuses sombres, nébuleuses obscures ou encore nébuleuses d'absorption sont des régions où les poussières du milieu interstellaire semblent se concentrer en grands nuages qui apparaissent en régions pauvres en étoiles. Les nébuleuses sombres peuvent être vues si elles obscurcissent une partie d'une nébuleuse en émission ou de réflexion, comme la nébuleuse de la Tête de Cheval ou la nébuleuse du Cône dans la constellation de Orion et de la licorne, ou si elles bloquent la lumière des étoiles en arrière-plan, comme le sac de charbon dans la constellation de la Croix du Sud.
Nébuleuse d'OrionLa nébuleuse d'Orion, également connue sous le matricule de M42, Sh2-281, LBN 974, ou NGC 1976, est un nuage diffus qui brille en émission et en réflexion au cœur de la constellation du même nom. C'est la nébuleuse la plus intense visible à l'œil nu depuis l'hémisphère nord, de nuit et en l'absence de pollution lumineuse. Elle peut être facilement observée avec des jumelles. Sa structure occupe un pan de ciel de 66 × 60 minutes d'arc, quatre fois plus étendu que la pleine lune. Sa taille est d'environ 24 années-lumière.
Stardust (sonde spatiale)thumb|Particules de la comète 81P/Wild piégées dans l'aérogel du collecteur de la sonde spatiale Stardust. Stardust (en français, « Poussière d'étoile ») est une mission interplanétaire de l'agence spatiale américaine, la NASA. La sonde spatiale développée a pour objectif de ramener sur Terre des échantillons de la queue de la comète 81P/Wild ainsi que des poussières interstellaires. La sonde est lancée le par une fusée Delta II puis a recours à l'assistance gravitationnelle de la Terre pour rejoindre sa cible.
Chondrevignette| Coupe de la météorite de Grassland, révélant de nombreux chondres. Les bandes blanches et noires de la règle sont larges d'un millimètre. Les chondres sont des petites billes de silicates dispersées dans la matrice des météorites non différenciées (appelées pour cette raison chondrites). Le terme a été créé à partir du grec (« petit grain »). Le diamètre des chondres varie de quelques centaines de micromètres à quelques millimètres. Leur composition est variable.
Nébuleuse TrifideM20, également nommée la nébuleuse Trifide, est une région HII située dans la constellation du Sagittaire, au sein d'une région de formation stellaire dans le bras du Centaure de la Voie lactée. Cette région est près du bulbe central de notre galaxie. La nébuleuse Trifide renferme un amas ouvert d'étoiles désigné par certains uniquement comme . Selon les plus récentes mesures réalisées par le satellite Gaia sur les étoiles à l'intérieur de M20, l'amas est à 1214 parsecs () du système solaire et il s'approche de nous à une vitesse estimée entre et .
Voie lactéeLa Voie lactée, aussi nommée la Galaxie (avec une majuscule), est une galaxie spirale barrée qui comprend entre 200 et d'étoiles, et sans doute plus de de planètes. Elle abrite le Système solaire et donc la Terre. Son diamètre est estimé à , voire à ou à , bien que le nombre d'étoiles au-delà de soit très faible. Son cortège de galaxies satellites et elle font partie du Groupe local, lui-même rattaché au superamas de la Vierge appartenant lui-même à Laniakea.
CosmochimieLa cosmochimie est une branche de la géochimie qui s’intéresse aux origines et à l’évolution des nucléides dans l'Univers et plus spécifiquement dans le Système solaire. Les spécialistes de cette discipline sont qualifiés de cosmochimistes. La cosmochimie se base sur l’application des techniques de chimie analytique, déjà employées en géochimie, à l’étude de météorites et de matériels extraterrestres échantillonnés sur la Lune (missions Apollo) ou plus récemment dans la queue d’une comète (mission Stardust).
M16 (amas ouvert)M16 (NGC 6611) est un très jeune amas ouvert situé dans la queue de la constellation du Serpent, à proximité des constellations du Sagittaire et de l'Écu de Sobieski. M16 est entouré par la nébuleuse de l'Aigle dont la désignation est IC 4703. On désigne en certains endroits cette nébuleuse comme M16 et il règne une certaine confusion entre ces deux objets. L'amas M16 a été découvert par l'astronome suisse Jean Philippe Loys de Cheseaux en 1745 et on attribue la découverte de la nébuleuse à Charles Messier.
Lumière zodiacalevignette|Lumière zodiacale, vue de l'observatoire du Cerro Paranal, Chili. La lumière zodiacale est une faible lueur de forme vaguement triangulaire visible sur le ciel nocturne et qui s'étend le long de l'axe du Soleil sur le plan de l'écliptique (et donc du zodiaque, qui lui a donné son nom). Ce phénomène apparaît le mieux après le coucher du Soleil au printemps, ou avant son lever à l'automne, quand le zodiaque est perpendiculaire à l'horizon.
Comète de HalleyLa comète de Halley (désignation officielle 1P/Halley) est la plus connue de toutes les comètes. Son demi grand axe est de 17,9 unités astronomiques (soit environ 2,7 milliards de kilomètres), son excentricité est de 0,97 et sa période est de 76 ans. Sa distance au périhélie est de 0,59 unité astronomique et sa distance à l'aphélie est de 35,3 unités astronomiques. Il s'agit d'une comète à courte période. On peut déduire de ces données les caractéristiques orbitales suivantes : vitesse au périhélie : , vitesse à l'aphélie : .
Astronomie infrarougevignette|upright=1.5|L'Amas du Trapèze photographié par Hubble en infrarouge (droite) et en lumière visible (gauche). L'infrarouge permet de dévoiler les étoiles masquées par la poussière interstellaire de cette région de formation d'étoiles. L’astronomie en infrarouge, souvent abrégée en astronomie infrarouge, est la branche de l’astronomie et de l’astrophysique qui étudie la partie située dans l'infrarouge du rayonnement émis par les objets astronomiques.
Étoile carbonéeLes étoiles carbonées sont des étoiles qui ont développé une composition chimique où le carbone domine à la place de l'oxygène. Il y a plusieurs types d'étoiles carbonées, et la raison de cet enrichissement en carbone n'est pas toujours connue. Entre autres, les étoiles géantes carbonées ont fait l'objet de nombreuses études. Pour celles-ci, l'enrichissement est expliqué par la remontée de carbone, récemment synthétisé dans le cœur stellaire, à la surface de l'étoile par convection.
AstrochimieL'astrochimie est l'étude des éléments chimiques détectés dans l'espace lointain, habituellement, dans les nuages de gaz moléculaire. Elle étudie aussi leur formation, leurs interactions et leur destruction. L'astrochimie est une discipline liée à l'astrophysique, à l'interface entre l'astronomie et la chimie. Elle permet de caractériser les réactions se produisant dans le milieu interstellaire, en particulier lors des différents stades de la formation d'une étoile.
Giotto (sonde spatiale)Giotto est une mission spatiale de l'Agence spatiale européenne (ESA) dont la sonde a survolé la comète de Halley et la comète Grigg-Skjellerup pour en étudier les caractéristiques. Elle faisait partie d'une flotte de cinq sondes spatiales lancées en 1985 pour survoler la comète de Halley aux côtés de deux sondes soviétiques, et , et de deux sondes japonaises, Sakigake et Suisei. Giotto, qui est la première mission d'exploration du système solaire lancée par l'Europe et la première mission à s'approcher d'une comète et à collecter des données détaillées de celle-ci.
Nébuleuse du CrabeLa nébuleuse du Crabe (M1, NGC 1952, Taurus A, Taurus X-1, Sh2-244) est un rémanent de supernova résultant de l'explosion d'une étoile massive en supernova historique (SN 1054). Observée par un astronome chinois durant la période de la dynastie Song de à . La nébuleuse a été observée pour la première fois en 1731 par John Bevis, puis en 1758 par Charles Messier, qui en fait le premier objet de son catalogue (catalogue Messier).