Preuve ontologique de GödelLa preuve ontologique de Gödel est un argument ontologique sous la forme d'un argument formel de logique modale du mathématicien Kurt Gödel (1906-1978) en faveur de l'existence de Dieu. L'idée de l'argumentation ontologique pour démontrer logiquement la nécessité de l'existence de Dieu et sa cohérence remonte à Anselme de Cantorbéry (1033-1109) ; aujourd'hui elle est reprise, reformulée, discutée et critiquée par plusieurs philosophes et logiciens contemporains.
Arguments sur l'existence de DieuLes arguments sur l'existence de Dieu, en faveur ou en défaveur de son existence, ont été nombreux au cours de l'histoire de la philosophie et de la théologie. Le Dieu dont il est question ici est ce que l'on nomme parfois le Dieu des philosophes, à savoir le Dieu des grandes religions du Livre (judaïsme, christianisme, islam), tel qu'il a été conceptualisé par les philosophes. Ses attributs sont d'être le créateur du monde, omniscient, omnipotent, omniprésent et bon.
PhilosophieLa philosophie, du grec ancien (composé de , « aimer », et de , « sagesse, savoir »), signifiant littéralement « amour du savoir » et communément « amour de la sagesse », est une démarche qui vise à une compréhension du monde et de la vie par une réflexion rationnelle et critique. Cette réflexion n’est pas pour autant le propre d’un homme en particulier mais de tout homme dans sa dimension proprement humaine même si certains penseurs en ont fait le cœur de leur activité.
Emmanuel KantEmmanuel Kant (Immanuel Kant ), né le à Königsberg en Prusse (aujourd'hui appelée Kaliningrad en Russie), et mort le dans cette même ville, est un philosophe prussien, fondateur du criticisme et de la doctrine dite « idéalisme transcendantal ». Grand penseur de lAufklärung (Lumières allemandes), Kant a exercé une influence considérable sur l'idéalisme allemand, la philosophie analytique, la phénoménologie, la philosophie moderne, et la pensée critique en général.
Religionvignette|Liste de symboles religieux. Le terme « religion » peut être défini de plusieurs manières, les trois suivantes semblent montrer un certain consensus dans les dictionnaires : La religion comme un ensemble de croyances qui définissent le rapport de l'homme avec le sacré, une reconnaissance par l'être humain d'un principe ou être supérieur (que certains peuvent appeler Dieu). Cela vient du terme latin religio, qui a été défini pour la première fois par Cicéron comme .
ThomismeLe thomisme est une école de pensée philosophico-théologique inspirée des écrits de saint Thomas d'Aquin consistant principalement en un réalisme philosophique. Le thomisme a pris de nombreuses formes selon les périodes et les circonstances, s'éloignant plus ou moins des véritables thèses du docteur de l'Église selon les types de formes, certaines consistant en une interprétation extrêmement libre, d'autres se contentant d'une conservation rigide à la lettre de la Somme théologique.
Philosophie analytiqueL'expression « philosophie analytique » désigne un mouvement philosophique qui se fonda dans un premier temps sur la nouvelle logique contemporaine, issue des travaux de Gottlob Frege et Bertrand Russell à la fin du et au début du , pour éclairer les grandes questions philosophiques. Sa démarche s'appuie sur une analyse logique du langage cherchant à mettre en évidence les erreurs de raisonnement que celui-ci peut induire et faisant ainsi de la « clarification logique des pensées » le but de la philosophie selon le mot de Ludwig Wittgenstein dans le célèbre Tractatus logico-philosophicus.
Philosophie médiévalevignette|Un cours de philosophie représenté dans une enluminure des Grandes Chroniques de France. La philosophie médiévale est l'ensemble des œuvres et des courants philosophiques développés durant le Moyen Âge dans un espace géographique un peu plus étendu que celui des mondes hellénistique et romain de l'Antiquité et dans lequel se sont développés le judaïsme, le christianisme et l'islam. En font notamment partie la philosophie scolastique, la philosophie byzantine et la philosophie islamique.
Relation entre science et religionthumb|Dans la pensée médiévale, la science, la géométrie et l'astronomie étaient directement liées au divin. Le compas dans ce manuscrit du symbolise la création. Bible moralisée de Vienne 2554, f.1v. La relation entre science et religion est un sujet abordé depuis l'Antiquité dans de nombreux champs d'investigation, dont la philosophie des sciences, la théologie, l'histoire des sciences et l'histoire des religions. La philosophie de la religion peut être tout d’abord une phénoménologie qui se contente de décrire l’intentionnalité religieuse, d’en dégager le sens.
Théologievignette|upright=1.4|Allégorie de la Théologie, par Raphaël, v. 1509. La théologie (en grec ancien , littéralement « discours rationnel sur la divinité ou le divin, le ») est un ensemble de champs disciplinaires qui concernent l'idée de Dieu ou du divin. L'approche confessante de ces champs d'étude les distingue de l'approche agnostique des sciences des religions. En Occident, le concept est formulé pour la première fois par Platon, puis repris par Aristote et développé principalement par la théologie chrétienne.
Expérience religieuseUne expérience religieuse (également appelée expérience spirituelle, sacrée ou mystique ) est une expérience subjective, personnelle ou collective, interprétée dans un cadre religieux. Au , William James a popularisé ce concept en réponse contre le rationalisme croissant de la société occidentale. De nombreuses traditions religieuses et mystiques considèrent les expériences religieuses et particulièrement la connaissance qui les accompagne, comme des révélations causées par une action d'origine divine plutôt que par des processus naturels ordinaires.
Anselme de CantorbéryAnselme de Cantorbéry (en latin : Anselmus Cantuariensis), connu comme le « Docteur magnifique » (Doctor magnificus), est un moine bénédictin italien né à Aoste (Italie) en 1033 ou 1034 et mort à Cantorbéry (Angleterre) le . Appelé également Anselme d'Aoste à cause de sa naissance valdôtaine, il est plus connu sous le nom d'Anselme du Bec en raison de son appartenance en tant que moine bénédictin à l'abbaye Notre-Dame du Bec en Normandie. Canonisé en 1494, saint Anselme est proclamé Docteur de l'Église en 1720 par Clément XI.
RéalitéLa réalité désigne l’ensemble des phénomènes considérés comme existant effectivement. Ce concept désigne ce qui est physique, concret, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé ou fictif. Si l'usage du mot est initialement philosophique, particulièrement dans sa branche ontologique, il a intégré le langage courant et donné lieu à des usages spécifiques, notamment en science. Le Dictionnaire Larousse donne de « réalité » (du latin médiéval realitas, du latin classique realis, de res, « chose ») les définitions suivantes : ; ; ; .
Athéismevignette|Symbole de l'athéisme. Au sens large, l'athéisme est défini comme l'absence ou le refus de toute croyance en quelque divinité que ce soit. Le terme s'oppose donc au théisme, toutefois cette définition ainsi posée ne permet pas de le distinguer clairement de l'agnosticisme, de l'antithéisme et de l'apathéisme avec lesquels il peut être confondu. Ainsi, l'athéisme se définit comme la considération qu'il n'existe aucune notion de divinité plausible, prouvable et donc réelle, ceci tant pour un dieu unique que pour un ensemble de divinités intégrées dans un même mythe.
Problème du malEn philosophie, plus spécifiquement en théologie, le problème du mal est la question de savoir comment concilier l'existence du mal et celle d'un Dieu omniscient, omnipotent et bon. On peut distinguer deux formes du problème du mal : le problème logique et le problème probant. Le problème logique ou a priori cherche à démontrer qu'il est logiquement impossible que Dieu et le mal coexistent. Ce problème part du principe que les théistes acceptent les propositions suivantes, soit que Dieu existe, que Dieu est omniscient, que Dieu est omnipotent, que Dieu est bon et que le mal existe.
RationalismeLe rationalisme est la doctrine qui pose les raisons discursives comme seule source possible de toute connaissance du monde. Autrement dit, la réalité ne serait connaissable qu'en vertu d'une explication par les causes qui la déterminent et non par une quelconque révélation ou intuition. Ainsi, le rationalisme s'entend de toute doctrine qui attribue à la seule raison la capacité de connaître et d'établir la vérité.
FoiLe mot foi vient du latin fides qui signifie « confiance ». La foi désigne étymologiquement le fait d'avoir confiance en quelque chose ou quelqu'un. Il s'agit d'un concept philosophique, mais de façon élargie ce terme rejoint également la notion de croyance, quand il est relatif à des religions. En général, s'intéresser à la foi, revient à juger authentiques certains évènements. Il s'agit d'une assurance valable qui permet de constituer une garantie.
Théologie naturelleLa théologie naturelle (du latin, theologia naturalis) est un courant théologique qui consiste à connaître Dieu à partir de l'expérience du monde, autrement dit de la nature, ici entendue comme concept. Toutes les religions qui voient dans les phénomènes ordinaires ou extraordinaires qui les entourent, des manifestations du sacré ou de divinités, dessinent un cadre naturel au sein duquel se nouent les théologies. Le concept de nature est une notion polysémique, à multiples sens.
Cercle de VienneLe cercle de Vienne, ou Wiener Kreis, est un groupement de savants et philosophes qui a fonctionné à Vienne, de 1923 – mais officiellement 1929 sous le nom de Société Ernst-Mach – jusqu'à l'assassinat de son chef de file, Moritz Schlick, le 22 juin 1936, après quoi le club se dispersa. Le Cercle existait de manière informelle déjà avant la Première Guerre mondiale. L’ouvrage de Ludwig Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus (1921), est un des textes de cette époque qui servit de à la pensée viennoise.