UniversauxEn métaphysique, les universaux sont des types, des propriétés ou des relations qui ont un caractère universel au sens où ils peuvent, selon Aristote, être « dits de plusieurs », c'est-à-dire être conçus comme propres à plusieurs choses singulières différentes. Les universaux sont une manière de comprendre ce qui est commun aux choses singulières que l'on nomme par opposition les « particuliers ». Par exemple, la « chevalinité », la circularité, ou la « parentité » sont des universaux opposés aux particuliers que sont tel cheval, tel cercle ou tel parent.
Theory of categoriesIn ontology, the theory of categories concerns itself with the categories of being: the highest genera or kinds of entities according to Amie Thomasson. To investigate the categories of being, or simply categories, is to determine the most fundamental and the broadest classes of entities. A distinction between such categories, in making the categories or applying them, is called an ontological distinction. Various systems of categories have been proposed, they often include categories for substances, properties, relations, states of affairs or events.
Nominalismevignette Le nominalisme est une doctrine philosophique qui considère que les concepts et les noms qui s'y rapportent ne sont que constructions de l'esprit et conventions de langage. Les choses et les idées ne sont pas intrinsèquement porteuses des concepts par lesquels nous les appréhendons. Par exemple, le terme « homme » ne signifie pas une quelconque essence de l'homme en général.
Réalisme (philosophie)En philosophie, le réalisme désigne la position qui affirme l’existence d’une réalité extérieure indépendante de notre esprit. Le réalisme affirme à la fois l’existence et l’indépendance du monde. L’existence signifie qu’il y a un monde extérieur au sujet, et l’indépendance, que ce monde n’a pas besoin d’être relié à un sujet pour exister. Le réalisme affirme que le monde est une chose et que nos représentations en sont une autre. Ainsi conçu, le réalisme s'oppose à l'idéalisme, lequel soutient que le monde n’est qu’une représentation et n’a pas d'existence autonome.
Substance (philosophie)En philosophie, le mot substance (du latin substantia, ce qui est dessous, le support de substare, se tenir dessous) désigne ce qu'il y a de permanent dans les choses qui changent, c'est le support des qualités (accidentelles et essentielles). Le substratum, ou substance, est une conception de la nature fondamentale des objets ou des personnes selon laquelle un objet (ou une personne) est une « substance » distincte de ses propriétés.
RéalitéLa réalité désigne l’ensemble des phénomènes considérés comme existant effectivement. Ce concept désigne ce qui est physique, concret, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé ou fictif. Si l'usage du mot est initialement philosophique, particulièrement dans sa branche ontologique, il a intégré le langage courant et donné lieu à des usages spécifiques, notamment en science. Le Dictionnaire Larousse donne de « réalité » (du latin médiéval realitas, du latin classique realis, de res, « chose ») les définitions suivantes : ; ; ; .
Propriété (philosophie)En philosophie moderne et en mathématique, une propriété est une caractéristique d'un objet ; un objet rouge est dit posséder la propriété de « rougeur ». La propriété peut être considérée comme une forme de plein droit de l'objet, qui possède d'ailleurs d'autres propriétés. Mais cette propriété peut aussi être considérée comme différente de l'objet qu'elle caractérise, c'est-à-dire qu'on dit qu'elle est instanciée par cet objet, puisqu'elle l'est souvent en d'autres.
Philosophie des mathématiquesLa philosophie des mathématiques est la branche de la philosophie des sciences qui tente de répondre aux interrogations sur les fondements des mathématiques ainsi que sur leur usage. On y croise des questions telles que : « les mathématiques sont-elles nécessaires ? », « pourquoi les mathématiques sont-elles utiles ou efficaces pour décrire la nature ? », « dans quel(s) sens, peut-on dire que les entités mathématiques existent ? » ou « pourquoi et comment peut-on dire qu'une proposition mathématique est vraie ? ».
Abstraction (philosophie)L’abstraction est l'opération mentale, de l'esprit par laquelle les propriétés générales, universelles et nécessaires d'un objet sont distinguées de ses propriétés particulières et contingentes. Par cette opération, notre pensée prend une distance par rapport à l'expérience sensible et forme l'ensemble de nos idées qui seront consignées dans le langage. L'opération d'abstraction permet de distinguer entre l'abstrait et le concret. Ceux-ci forment une opposition conceptuelle fondamentale en philosophie.
ConceptualismeLe conceptualisme est une théorie philosophique selon laquelle un concept (idée générale ou abstraite) est un objet mental, et uniquement cela. Un concept (idée de rose, de rouge) est distinct des choses auxquelles il peut s'appliquer (une rose rouge concrète), ce qui oppose le conceptualisme aux théories dites réalismes (réalisme des idées ou des universaux) telles que le platonisme. Un concept est aussi distinct des mots ("rose", "rouge") qui signifient ce concept, ce qui sépare le conceptualisme du nominalisme.
Abstrait et concretAbstrait et concret sont des classifications qui dénotent si un terme décrit un objet sans ou avec référent physique. Elles sont le plus couramment utilisées en philosophie et en sémantique. Les objets abstraits sont parfois appelés abstracta (sing. abstractum) et les objets concrets concreta (sing. concretum). Un objet abstrait est un objet qui n'existe pas en aucun moment ou endroit particulier mais existe plutôt comme type de chose, c'est-à-dire une idée ou abstraction.
Véritéthumb|Walter Seymour Allward, Veritas, 1920 thumb|Nec mergitur ou La Vérité sortant du puits, toile de Édouard Debat-Ponsan, 1898. La vérité (du latin veritas, « vérité », dérivé de verus, « vrai ») est la correspondance entre une proposition et la réalité à laquelle cette proposition réfère. Cependant cette définition correspondantiste de la vérité n'est pas la seule, il existe de nombreuses définitions du mot et des controverses classiques autour des diverses théories de la vérité.
Objet (philosophie)Un objet, du latin objectum, est étymologiquement ce qui est jeté devant nos yeux ou plus généralement notre conscience. Il s'agit donc de tout ce que nous pouvons percevoir, penser ou vouloir. En ce sens, tout ce qui existe peut être dit objet, du moment qu'on y pense, y compris une personne qui est "objet d'amour". Un objet est ainsi ce qui est pensé par opposition au sujet qui est ce qui pense. L'objet ne doit pas être confondu avec la chose qui en latin se dit res, c'est-à-dire ce qui existe par soi-même, qu'on y pense ou pas.
Philosophie médiévalevignette|Un cours de philosophie représenté dans une enluminure des Grandes Chroniques de France. La philosophie médiévale est l'ensemble des œuvres et des courants philosophiques développés durant le Moyen Âge dans un espace géographique un peu plus étendu que celui des mondes hellénistique et romain de l'Antiquité et dans lequel se sont développés le judaïsme, le christianisme et l'islam. En font notamment partie la philosophie scolastique, la philosophie byzantine et la philosophie islamique.
Théorie des formesLa théorie des formes (aussi appelée théorie des idées ou théorie des formes intelligibles) est la théorie selon laquelle les concepts, notions, ou idées abstraites, existent réellement, sont immuables et universelles et forment les modèles (archétypes) des choses et formes que nous percevons avec nos organes sensoriels. Cette théorie repose sur une dualité entre l'ici-bas des réalités sensibles et le monde intelligible. Il s'agit de la doctrine métaphysique majeure de Platon. Le terme de platonisme renvoie à la théorie des formes.
Similarity (philosophy)In philosophy, similarity or resemblance is a relation between objects that constitutes how much these objects are alike. Similarity comes in degrees: e.g. oranges are more similar to apples than to the moon. It is traditionally seen as an internal relation and analyzed in terms of shared properties: two things are similar because they have a property in common. The more properties they share, the more similar they are. They resemble each other exactly if they share all their properties.
LogiqueLa logique — du grec , qui est un terme dérivé de signifiant à la fois « raison », « langage » et « raisonnement » — est, dans une première approche, l'étude de l'inférence, c'est-à-dire des règles formelles que doit respecter toute argumentation correcte. Le terme aurait été utilisé pour la première fois par Xénocrate. La logique antique se décompose d'abord en dialectique et rhétorique. Elle est depuis l'Antiquité l'une des grandes disciplines de la philosophie, avec l'éthique (philosophie morale) et la physique (science de la nature).
ExistenceLe terme d'existence en soi est ambigu, il recouvre de multiples sens. Dans le langage trivial il désigne le fait d'être, d'être de manière réelle, il est ainsi utilisé dans un usage tout aussi indéterminé chez beaucoup de philosophes comme équivalent au terme d'« être ». Outre le fait d'exister, il intervient, indique le Petit Larousse, dans plusieurs expressions courantes pour signaler une durée (une longue existence), au sens de vie (être las de son existence), un mode de vie (changer d'existence), etc.
Essence (philosophie)L'essence (du latin essentia, du verbe esse, être, traduction du grec ousia) désigne en métaphysique , sa nature, par distinction d'avec l'existence, qui est « l'acte d'exister » et d'avec l'accident, qui est ce qui appartient à la chose de manière contingente. l'essence est ce qui répond à la question du pour un être. Le concept d'essence est un concept central de la métaphysique, à ce titre, il a une longue et riche histoire, ayant d'abord été élaboré dans la philosophie grecque par Platon et Aristote et ayant connu ensuite un grand nombre de reprises et réélaborations jusqu'au sein de la philosophie contemporaine, en particulier avec la phénoménologie de Husserl.
Universalisme (philosophie)vignette|Frontispice de L'Encyclopédie de Diderot et D'AlembertDessiné par Charles-Nicolas Cochin,gravé par Bonaventure-Louis PrévostGravure à l’eau-forte et au burin. 1772L'universalisme est un concept de philosophie, parfois qualifiée d'absolutisme. C'est l'idée que les faits universels existent et peuvent être progressivement découverts. L'universalité étudie les faits universaux, par opposition au relativisme, qui affirme que les faits sont simplement relatifs à la perspective d'un individu donné.