Révolution keynésienneLa révolution keynésienne est le nom donné à un tournant paradigmatique dans la science économique à la suite de la publication de la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie par John Maynard Keynes en . L'expression a été inventée par Lawrence Klein. John Maynard Keynes publie en 1936 sa Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie. L'ouvrage définit les contours du keynésianisme originel, en proposant des concepts tels que la demande effective (qui remplace la loi de Say), la loi psychologique fondamentale (qui récuse la thèse de lhomo œconomicus), ou encore le multiplicateur keynésien.
Main invisiblethumb|alt=Portrait d'Adam Smith|Adam Smith. Dans le domaine socio-économique, la main invisible est une expression (forgée par Adam Smith) qui désigne la théorie selon laquelle l'ensemble des actions individuelles des acteurs économiques, guidées (par définition) uniquement par l'intérêt personnel de chacun, contribuent à la richesse et au bien commun.
Liberté économiqueLa liberté économique est la capacité fondamentale qu'ont les membres d'une société de procéder entre eux à des échanges de nature économique. C'est un terme qui a des acceptions différentes, tant juridique (en tant que droit fondamental) qu'économique et politique. Une des approches principales de la liberté économique provient des traditions libérales classiques et libertariennes, qui se basent sur le libre marché, le libre-échange et la propriété privée.
InterventionnismeEn économie, l'interventionnisme est une politique préconisant l'intervention des pouvoirs publics dans la vie économique d'un pays. Le niveau d'interventionnisme économique d'un État se mesure par son niveau de dépenses publiques (en % du PIB) et la quantité de régulations économiques qu'il a mis en place. Que ce soit en économie ou en politique, l'interventionnisme est directement lié à l'existence même de l’État, qui se définit par une forme minimale de gouvernement.
Libéralisation économiqueEn économie, la libéralisation (ou l'ouverture à la concurrence) est le processus de transformation d'un secteur économique dont la finalité est de permettre l'exercice d'une activité économique à différents agents économiques, privés ou publics. Elle signifie la fin du monopole d'une administration ou d'une entreprise (publique ou privée) sur une activité définie par l'autorité publique. La possibilité offerte à d'autres acteurs d'intervenir sur le marché est un moyen de stimuler la concurrence.
Concurrencethumb|200px|Deux enseignes de restauration rapide concurrentes côte à côte à Paris. La concurrence est la rivalité entre plusieurs agents économiques pour acquérir des parts de marché sur un même marché, en vendant des biens identiques ou similaires. La concurrence est ainsi une compétition entre des producteurs, d'ordinaire des entreprises, pour capter la demande émanant des consommateurs.
Free price systemA free price system or free price mechanism (informally called the price system or the price mechanism) is a mechanism of resource allocation that relies upon prices set by the interchange of supply and demand. The resulting price signals communicated between producers and consumers determine the production and distribution of resources. Therefore the free price system rations supplies, distributes income, and allocates resources. A free price system contrasts with an administered price system, where prices are administered by government in a controlled market.
Ordre spontanéLe terme ordre spontané désigne un ordre qui émerge spontanément dans un ensemble comme résultat des comportements individuels de ses éléments, sans être imposé par des facteurs extérieurs aux éléments de cet ensemble. Cette notion est utilisée dans de nombreuses disciplines, en particulier la biologie, la sociologie et l'économie. En sociologie et en économie, un ordre spontané est un ordre social qui émerge spontanément du comportement et des interactions des individus, sans qu'aucune instance planificatrice ou créatrice n'ait structuré ou organisé un tel ordre.
Market fundamentalismMarket fundamentalism, also known as free-market fundamentalism, is a term applied to a strong belief in the ability of unregulated laissez-faire or free-market capitalist policies to solve most economic and social problems. It is often used as pejorative by critics of said beliefs. Palagummi Sainath believes Jeremy Seabrook, a journalist and campaigner, first used the term. The term was used by Jonathan Benthall in an Anthropology Today editorial in 1991 and by John Langmore and John Quiggin in their 1994 book Work for All.
Protection socialeLa protection sociale est l'ensemble des mécanismes de prévoyance collective qui permettent aux individus ou aux ménages de faire face financièrement aux conséquences des risques sociaux, c'est-à-dire aux situations pouvant provoquer une baisse des ressources ou une hausse des dépenses (vieillesse, maladie, invalidité, chômage, charges de famille...).
Laissez-faireLe laissez-faire (ou laisser faire) est un concept d'économie politique qui valorise la non-intervention de l'État dans le système économique. Le laissez-faire s'oppose originellement à la doctrine mercantiliste, et aujourd'hui, plus largement, à l'interventionnisme public. La doctrine du laissez-faire vise à enjoindre au pouvoir politique de laisser les agents économiques les plus libres possible. L'idée de laisser faire les forces en présence dans un marché est répandue dans les écrits économiques français d'inspiration libérale au .
Libertarianisme de droiteLe libertarianisme de droite (en anglais, right-libertarianism, libertarian capitalism ou right-wing libertarianism) est une philosophie politique et un type de libertarianisme qui soutient fortement les droits de propriété capitalistes et défend la répartition par le marché des ressources naturelles et de la propriété privée. Comme la plupart des formes de libertarianisme, il tend à soutenir les libertés publiques, mais aussi le droit naturel, les droits négatifs et un renversement majeur de l'État-providence moderne.
Centre gaucheLe centre gauche est un positionnement politique qui se réclame à la fois de la gauche et du centre, se situant à droite de la gauche traditionnelle. Ceci peut se traduire par le rejet du marxisme et du communisme, ou le rejet du développement ou maintien d'un État interventionniste ou État-providence fort par adhésion au libéralisme économique. Selon Alain Noël et Jean-Philippe Thérien, professeurs de science politique .
Déréglementationvignette|Exemple de déréglementation : la présence d'une cabine France Télécom à Wellington, Nouvelle-Zélande. La déréglementation ou dérèglementation (en anglais deregulation) est une démarche entreprise par l'autorité publique (exécutif ou judiciaire) pour faire évoluer les secteurs d'activité concernés au profit de la concurrence. La déréglementation est en général une composante importante de la mise en œuvre de politique de libéralisation économique, pour le compte des principes du libéralisme économique.
Socialisme démocratiqueL'expression socialisme démocratique désigne, dans son acception la plus répandue, un ensemble de courants socialistes caractérisés par la conviction que la construction d'une société socialiste, où existerait l'égalité la plus grande possible et où régnerait la justice, est compatible avec le respect des principes démocratiques. De manière plus précise, l'expression socialisme démocratique est aujourd'hui principalement employée pour désigner le courant socialiste qui, s'opposant après 1917 au léninisme et à ses pratiques autoritaires et coercitives, s'est progressivement éloigné des conceptions révolutionnaires et du marxisme, pour adopter des positions simplement « réformistes ».
Conservatisme fiscalLe nom de conservatisme fiscal est donné à différentes approches de la politique fiscale. Aux États-Unis et au Canada, le conservatisme fiscal (fiscal conservatism) est une philosophie politique et économique qui prône, pour la mise en œuvre de la politique budgétaire, la baisse des impôts, la réduction des dépenses publiques et de la dette publique. Elle favorise généralement des instruments tels que le libre-échange, la déréglementation de l'économie, la baisse des impôts, et la privatisation.
Économie de marchéUne économie du marché est un système économique fondé sur des échanges économiques effectuées directement par les individus de manière décentralisée dans un contexte où l'Etat intervient peu ou pas du tout. L'économie de marché est donc un modèle où les décisions de produire, d'échanger et d'allouer des biens et services rares sont déterminées majoritairement à l'aide d'informations résultant de la confrontation de l'offre et de la demande telle qu'établie par le libre jeu du marché.
Théorie économique des droits de propriétéLa théorie économique des droits de propriété est une branche de l'analyse économique du droit s'intéressant aux conséquences économiques des droits de propriété. La théorie de droit de propriété se propose d’expliquer plusieurs choses : Comment différents types et systèmes de droit de propriété agissent sur le comportement des agents individuels et par là sur le fonctionnement et l’efficience du système économique ? Comment dans une économie où les rapports contractuels entre agents sont libres, le type et la répartition des droits de propriété, qui assurent l’efficience la plus grande, tendent à s’imposer ? Cette théorie s’est constituée lorsque la nécessité de s’interroger sur l’effet des formes de propriété, et plus généralement des formes institutionnelles, sur le fonctionnement de l’économie s’est manifestée.
Economic ideologyAn economic ideology is a set of views forming the basis of an ideology on how the economy should run. It differentiates itself from economic theory in being normative rather than just explanatory in its approach, whereas the aim of economic theories is to create accurate explanatory models to describe how an economy currently functions. However, the two are closely interrelated, as underlying economic ideology influences the methodology and theory employed in analysis.
École classiqueL’école classique est une école de pensée économique. Libérale, elle théorise le libre-échange et ses avantages, ainsi que le fonctionnement du marché. Elle regroupe des économistes du et du . Elle a donné naissance à l'école marginaliste, au néoclassicisme et à la nouvelle économie classique. L'école classique est complexe à définir tant elle a rassemblé des auteurs divers, dont certaines vues se contredisaient.