DurabilitéLes termes durabilité ou soutenabilité sont utilisés depuis les années 1990 pour désigner une configuration de la société humaine qui lui permet d'assurer sa pérennité. Une telle organisation humaine repose sur le maintien d'un environnement vivable, permettant le développement économique et social à l'échelle planétaire et, selon les points de vue, sur une organisation sociale équitable. La période de transition vers la durabilité peut se faire par le développement durable, via la transition énergétique et la transition écologique notamment.
Impact humain sur l'environnementLa fabrication, l'utilisation et le rejet des objets ont des effets considérables sur l'environnement. Les matériaux utilisés pour les fabriquer peuvent provenir de sources non renouvelables, telles que le pétrole, le gaz naturel ou les métaux rares, ce qui peut entraîner l'épuisement des ressources naturelles. La production d'objets peut également générer des émissions de gaz à effet de serre, contribuant au changement climatique.
Perte de la biodiversitévignette|redresse=1.5|Selon le Rapport planète vivante 2016 de WWF, l'indice planète vivante affiche un déclin de 58 % des populations mondiales de vertébrés entre 1970 et 2012. La perte de la biodiversité, appelée aussi déclin de la biodiversité ou érosion de la biodiversité ou effondrement de la biodiversité, est une crise écologique qui implique l'extinction d'espèces (végétales ou animales) dans le monde entier, ainsi que la réduction ou la perte locale d'espèces dans un habitat donné, et la disparition d'écosystèmes.
Environmental full-cost accountingEnvironmental full-cost accounting (EFCA) is a method of cost accounting that traces direct costs and allocates indirect costs by collecting and presenting information about the possible environmental, social and economical costs and benefits or advantages in short, about the "triple bottom line" for each proposed alternative. It is also known as true-cost accounting (TCA), but, as definitions for "true" and "full" are inherently subjective, experts consider both terms problematic.
Croissance démographiqueLa croissance démographique ou accroissement démographique ou variation totale de population est la différence entre l’effectif d’une population à la fin et au début d’une période donnée (généralement un an). Elle peut être exprimée par le taux d'évolution du nombre d’individus au sein d’une population par unité de temps et pour aussi n’importe quelle espèce (animale ou végétale, par exemple). Elle se décompose en deux parties distinctes : l’accroissement naturel ; le solde migratoire.
Économie écologiquethumb|400px|Les ressources naturelles traversent l'économie et finissent comme des déchets et de la pollution L’économie écologique est une branche de l'économie en interface avec l'écologie, étudiant l'interdépendance et la coévolution entre les sociétés humaines et les écosystèmes dans le temps et l'espace. L'intérêt de ces recherches est de pouvoir guider l'action des acteurs économiques (publics et privés) afin d'assurer un développement durable, c'est-à-dire conciliant progrès économique, justice sociale, et préservation de l'environnement, tout en mettant la priorité sur ce dernier point.
BiocapacitéLa biocapacité, capacité biologique, d’une zone biologiquement productive (appelée aussi zone bioproductive) donnée désigne sa capacité à produire une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation, notamment la séquestration du dioxyde de carbone. La biocapacité est mesurée en hectares globaux (hag, ou gha en anglais), comme l'empreinte écologique. Les composantes de la biocapacité sont les suivantes : les terres cultivées ; les pâturages ; les forêts ; les zones de pêche ; les terrains bâtis.
Empreinte eauLempreinte eau (on parle également d'empreinte sur l'eau) est le volume total d'eau virtuelle utilisée pour produire un produit ou un service. Comme on le fait pour l'empreinte écologique, on peut également évaluer l'empreinte eau d'une entreprise, d'un pays, d'un individu, d'une ville etc. L'empreinte de l'eau ou Water footprint en anglais est un indicateur basé sur la consommation effective d’eau aux différents stades de la production d’un produit par le consommateur ou le producteur.
Dépassement (population)En sciences de l'environnement, le dépassement est l'état d'un organisme ou système à partir duquel son activité induit une demande ou consommation de ressources supérieure à ce qui est régénéré dans le même laps de temps. Il s'agit le plus souvent de populations animales et humaines. Les sciences de l'environnement étudient dans quelle mesure les populations humaines, par leur consommation de ressources, dépassent la quantité de ressources qu'il leur est possible d'utiliser durablement.
Capacité porteuseupright=1.5|thumb|figure 1 : une courbe sigmoïdale illustrant la croissance de la population. upright=1.5|thumb|figure 2 : vitesse de croissance de la population en fonction de sa taille. La capacité porteuse (aussi appelée capacité de charge, capacité limite, capacité de soutien, capacité biotique ainsi que capacité de support au Québec et carrying capacity en anglais) en écologie est la taille maximale de la population d’un organisme qu’un milieu donné peut supporter.
Analyse du cycle de vieL'analyse du cycle de vie (ACV) est une méthode d'évaluation normalisée (ISO 14040 et 14044) permettant de réaliser un bilan environnemental multicritère et multi-étape d'un système (produit, service, entreprise ou procédé) sur l'ensemble de son cycle de vie. Son but est de connaître et pouvoir comparer les impacts environnementaux d'un système tout au long de son cycle de vie, de l'extraction des matières premières nécessaires à sa fabrication à son traitement en fin de vie (mise en décharge, recyclage...
SurconsommationLa surconsommation désigne un niveau de consommation situé au-dessus de celui des besoins normaux ou d'une consommation moyenne. Au-delà d'un certain seuil, la surconsommation est un facteur de surexploitation de ressources naturelles, pas, peu, difficilement, dangereusement ou lentement renouvelables. Quand une de ces ressources épuisées ne peut plus être remplacée par une autre, des besoins primaires peuvent ne plus pouvoir être assurés.
Empreinte carboneL'empreinte carbone ou le contenu carbone d'une activité humaine est une mesure des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique, c'est-à-dire qui peuvent lui être imputées. Elle dépend des facteurs d'émission des intrants liés à cette activité et en particulier des facteurs d’émission associés aux sources d'énergies utilisées. Les facteurs d’émission associés aux sources d’énergie correspondent pour l'essentiel à des émissions de .
Limites planétairesvignette|Les limites planétaires et leur dépassement en 2022. Le cercle en pointillés représente l'estimation des limites de durabilité et les zones colorées l'estimation de leur état fin 2022, la couleur orange représentant un dépassement. Les neuf limites planétaires sont, dans le sens antihoraire et en partant du haut : (1) Changement climatique ; (2) Érosion de la biodiversité ; (3) Modifications des usages des sols ; (4) Pollution chimique (nouvelles entités) ; (5) Perturbation des cycles biochimiques de l'azote et du phosphore ; (6) Acidification des océans ; (7) Aérosols atmosphériques; (8) Diminution de la couche d’ozone ; (9) Utilisation d’eau douce.
Global Footprint NetworkGlobal Footprint Network, fondé en 2003, est un indépendant basé aux États-Unis, en Belgique et en Suisse. Il est identifié comme étant un organisme de bienfaisance à but non lucratif au sens de la réglementation de chacun de ces trois pays. Global Footprint Network développe et promeut des outils pour faire progresser le développement durable, y compris l'empreinte écologique et la biocapacité. Ces notions servent à mesurer la quantité de ressources que nous utilisons et la façon de gérer ce que nous possédons.
Métabolisme socialLe métabolisme social ou métabolisme socio-économique est l'ensemble de flux de matériaux et d'énergie qui se produisent entre la nature et la société, et entre diverses sociétés entre elles, réalisée sous une forme culturelle spécifique. Les processus métaboliques sociaux commencent avec l'appropriation par les êtres humains de matériaux et d'énergie prélevés dans la Nature. Ceux-ci peuvent être transformés et circuler pour être consommés, éventuellement réutilisés et enfin excrétés de nouveau vers la nature.
Dette écologiqueLa dette écologique est un concept qui désigne une forme de dette non monétaire. Deux sous-concepts peuvent être distingués, qui parfois s'additionnent : le concept plutôt « temporel » d'une dette d'une génération humaine (ou de quelques générations) ; c'est notamment le cas des générations de la révolution industrielle, des Trente Glorieuses et des décennies suivantes, notamment celles des classes aisées et moyennes des régions du monde les plus riches monétairement parlant ; le concept, plutôt « spatial » et « géographique » d'une dette accumulée par des régions ou pays développés et riches qui ont surexploité l'environnement ou des ressources naturelles pas, peu, difficilement, coûteusement, lentement ou non renouvelables de pays du Sud.
Capital naturelLe capital naturel fait référence aux ressources telles que minéraux, plantes, animaux, air, pétrole de la biosphère terrestre, vus comme moyens de production de biens et services écologiques : production d'oxygène, épuration naturelle de l'eau, prévention de l'érosion, pollinisation des cultures, et même fourniture de services récréatifs, y compris les « services de beauté des paysages ».