Trouble de la personnalité250px|vignette|droite|Le DSM-5, version originale anglaise, avec son prédécesseur, le DSM-IV-TR, version française Un trouble de la personnalité désigne, en psychiatrie et dans l'approche suivant les préceptes du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), une catégorie de traits de la personnalité mal adaptés impliquant fonctions cognitives et comportementales. Les définitions peuvent varier selon d'autres sources.
Théorie de l'espritLa théorie de l'esprit désigne, en sciences cognitives, non pas une théorie, mais l'aptitude permettant à un individu d’attribuer des états mentaux inobservables (ex : intention, désir, conviction ...) à soi-même ou à d'autres individus. . Cette capacité est centrale dans la cognition sociale humaine et joue un rôle primordial dans les interactions sociales — communication, empathie, collaboration, enseignement, compétition, etc.
PsychopathieLa psychopathie, des mots grecs : psyche, ψυχή () et pathos, πάθος (), est un trouble de la personnalité, caractérisé par un comportement antisocial, un manque de remords et un manque de « comportements humains », généralement associé dans la culture populaire à un mode de vie criminel et instable — bien que cette notion recouvre des types de personnalités bien intégrés dans la société voire considérés comme des modèles.
Intelligence émotionnellevignette|Les émotions sociales ont souvent lieux dans le cadre familial comme illustré sur cette image L'intelligence émotionnelle (IE) fait référence à la capacité d'une personne à percevoir, comprendre, gérer et exprimer ses propres émotions, ainsi que celles des autres, afin de résoudre les problèmes et réguler les comportements liés aux émotions. Bien que le terme soit apparu pour la première fois en 1964, il a gagné en popularité dans le best-seller L'Intelligence émotionnelle, écrit par le journaliste scientifique Daniel Goleman en 1995.
Dissonance cognitiveEn psychologie sociale, la dissonance cognitive est la tension interne propre au système de pensées, croyances, émotions et attitudes (cognitions) d'une personne lorsque plusieurs d'entre elles entrent en contradiction les unes avec les autres. Le terme désigne également la tension qu'une personne ressent lorsqu'un comportement entre en contradiction avec ses idées ou croyances. Ce concept a été formulé pour la première fois par le psychologue Leon Festinger dans son ouvrage A theory of cognitive dissonance (1957).
Moral emotionsMoral emotions are a variety of social emotion that are involved in forming and communicating moral judgments and decisions, and in motivating behavioral responses to one's own and others' moral behavior. As defined by Jonathan Haidt, moral emotions "are linked to the interests or welfare either of a society as a whole or at least of persons other than the judge or agent". A person may not always have clear words to articulate, yet simultaneously, that same person knows it to be true deep down inside.
AlexithymieL'alexithymie est une difficulté à identifier, différencier et exprimer ses émotions, ou parfois celles d'autrui. Ce trait de personnalité est communément observé parmi les patients présentant des troubles du spectre autistique et des symptômes psychosomatiques. Le concept en lui même est débattu et ne figure pas dans les classifications nosographiques internationales. Il ne s'agit pas d'un manque d’activité émotionnelle comme avec un trouble de la personnalité antisociale, mais plutôt d'un trait de personnalité qui varie en intensité en fonction des personnes.
Projection (psychologie)En psychologie, la projection consiste chez un sujet à transporter un élément de son espace psychique interne dans un monde qui lui est extérieur : un objet ou une personne.En psychanalyse, la projection est un concept utilisé dans plusieurs domaines, spécialement convoqué par Sigmund Freud dans son analyse du cas Schreber. Dans un sens très général, la « projection » peut se définir comme le . Plus précisément, la « projection » désigne . Selon Laplanche et Pontalis, le terme « projection » est .
HonteLa honte est une émotion complexe résultant d'une non conformité à certaines exigences sociales (image de soi, caractéristiques physiques, maitrise de codes culturels...) ou d'une culpabilisation collective (grossophobie, sérophobie, mépris de classe...). Elle se distingue des autres émotions par sa dimension sociale, secrète, narcissique, corporelle et spirituelle. La honte a des aspects positifs et négatifs. Elle est parfois définie comme la version sociale de la culpabilité, et joue un rôle dans la phobie sociale.
Cognition socialeLa cognition sociale désigne l'ensemble des processus cognitifs (perception, mémorisation, raisonnement, émotions...) impliqués dans les interactions sociales chez l'humain mais aussi chez les autres animaux sociaux, en particulier les primates. Par les termes mêmes, la cognition sociale renvoie à l'approche cognitiviste en psychologie. Dans cette perspective, les objets sociaux font l'objet de représentations mentales de type schémas (c’est-à-dire des éléments caractéristiques, les attributs prototypiques et des exemplaires).
Statut juridique de personne pour les grands singesLe statut juridique de personne pour les grands singes vise à étendre le statut de personne et certaines protections juridiques aux membres non humains des hominidés ou de la famille des grands singes: chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans. On trouve comme défenseurs de cette thèse en particulier les primatologues Jane Goodall et Dawn Prince-Hughes, le biologiste de l'évolution Richard Dawkins, les philosophes Paola Cavalieri et Peter Singer et le juriste Steven M. Wise. vignette|Ordre Hercules et Leo Habeas corpus.
Schadenfreudevignette|redresse=1.3|Image tirée du livre Max et Moritz (1865) illustrant cette expression. La Schadenfreude () est une expression allemande signifiant la « joie malsaine » ou la « joie maligne » que l'on éprouve en observant le malheur d'autrui. Les termes schaden et freude signifient littéralement la « joie [du] dommage ». Cette expression se traduit en français sous forme verbale par : « se réjouir du malheur d'autrui » ou « éprouver un malin plaisir à ».
SouffranceLa souffrance, ou la douleur au sens large, est une expérience de désagrément et d'aversion liée à un dommage ou à une menace de dommage chez l'individu. La souffrance est l'élément fondamental qui constitue la valence négative des phénomènes affectifs. La souffrance peut être physique ou mentale, selon qu'elle se rattache principalement à un processus somatique ou psychique dans un organisme. La douleur (comme sensation), la nausée, la détresse respiratoire, et la démangeaison sont des exemples de souffrance physique.
Neurone miroirvignette|Diagramme illustrant la problématique d'une personne amputée d'un bras, qui est remplacé par une image en miroir : le cerveau reçoit une image artificielle du membre fantôme et met en jeu les neurones miroirs. Les neurones miroirs sont une catégorie de neurones du cerveau qui présentent une activité aussi bien lorsqu'un individu exécute une action que lorsqu'il observe un autre individu (en particulier de son espèce) exécuter la même action, ou même lorsqu'il imagine une telle action, d'où le terme miroir.
Culpabilité (émotion)La culpabilité est un sentiment causé par la transgression d'une norme morale. Il s'agit d'un sentiment proche du concept du remords. Dans la classification des émotions morales de Jonathan Haidt, la culpabilité fait partie des émotions auto-conscientes, celles permettant aux individus de réguler leurs actions. L'embarras et la honte sont des sentiments proches de la culpabilité. La culpabilité s'en distingue car elle entraîne des remords, la volonté de réparer sa faute, s'accompagnant d’empathie envers les victimes.
Relation humainevignette|Relation humaine. Une relation humaine implique au moins deux êtres humains et est souvent décrite via des aspects différents, si l'on s'intéresse à la nature de la relation ou si l'on s'intéresse aux personnes en relation. Plusieurs disciplines universitaires travaillent à l'analyser. Certaines étudient régulièrement les questions que pose la société contemporaine : la psychologie, les sciences de la communication, la sociologie ; d'autres se placent dans la perspective de l'anthropologie, de la sémiotique ou allient les deux comme l'anthroposémiotique.
Comportement prosocialLe comportement prosocial humain désigne les comportements de souci de l'autre, et notamment d'aide, dirigés vers des personnes inconnues ou en difficulté. C'est une intention volontaire pratiquée sans attente de contrepartie. Il vise à aider, soutenir, réconforter, c'est-à-dire d'apporter un avantage, améliorer le bien-être physique, social ou psychologique de l'autre. Il s'agit souvent d'une réponse positive à la souffrance émotionnelle d'autrui, qui passe par l'empathie, puis le don, le partage et la coopération.
Life skillsLife skills are abilities for adaptive and positive behavior that enable humans to deal effectively with the demands and challenges of life. This concept is also termed as psychosocial competency. The subject varies greatly depending on social norms and community expectations but skills that function for well-being and aid individuals to develop into active and productive members of their communities are considered as life skills.
Trouble de la personnalité schizoïdeLe trouble de la personnalité schizoïde est un trouble de la personnalité caractérisé par un manque d'intérêt pour les relations sociales. L'individu éprouve des difficultés à nouer des liens sociaux ; ses loisirs, son activité professionnelle, sont solitaires et indépendants. Il n'est en apparence pas touché par les marques de sympathie ou d'affection et n'exprime pas ses émotions, d'où une image de froideur, d'apathie. La prévalence de ce trouble varie selon les études, de 1 % à 5 %.
AltruismeLe mot altruisme et l'adjectif altruiste s'appliquent aujourd'hui à un comportement caractérisé à s'intéresser et à se dévouer à autrui, ne procurant pas d'avantages apparents et immédiats à l'individu qui les exécute mais qui sont bénéfiques à d'autres individus et peuvent favoriser surtout à long terme un vivre-ensemble et une reconnaissance mutuelle au sein du groupe où il est présent, bien que l'altruisme brut soit néanmoins un acte ne demandant rien en retour. Le terme « altruisme » est employé pour la première fois par Auguste Comte.