Canon électriqueLe canon électro-magnétique, connu aussi sous le nom anglais de railgun — ou rail gun — d'où la traduction canon à rails – à ne pas confondre avec l'artillerie lourde sur voie ferrée (1914-1918 et 1939-1945) – est une arme à projectile accéléré par une force électromagnétique, semblable à celle qui fait tourner le moteur homopolaire. Le concept sous-jacent est probablement aussi ancien que la découverte de la force de Laplace (avec une proposition en France dès 1884, puis 1908, et une tentative de développement pendant la Première Guerre mondiale qui fut abandonnée faute de résultat probant).
TrinitrotoluèneLe trinitrotoluène (TNT) est un explosif, utilisé dans plusieurs mélanges, notamment en proportion égale avec le nitrate d'ammonium pour former l’amatol. Le TNT a été découvert en 1863 par le chimiste allemand Julius Wilbrand. Il fut d'abord utilisé comme pigment jaune pour les textiles, ce qui causera plusieurs milliers de morts du fait de sa toxicité alors inconnue. Son potentiel explosif n'a pu être observé qu'une trentaine d'années après sa découverte, en raison de la difficulté à mettre au point un détonateur efficace, du fait de sa faible sensibilité et de sa puissance modeste en comparaison à d'autres explosifs.
Mortier (arme)Un mortier ou lance-mine est une arme légère d’artillerie, sans culasse – la force de recul étant absorbée par le sol –, à mise à feu de l’obus par gravité, et de ce fait ne pouvant tirer qu’en tir proche de la verticale (hausse supérieure à 45°), ce qui lui permet d'atteindre un site proche très masqué. vignette|droite|Lance-bombe en action au poste N°4 à Dixmude – Première guerre mondiale.
Première Guerre mondialeInfobox Conflit militaire | image = WWImontage.jpg | taille image = 280 | légende = Dans le sens des aiguilles d'une montre : des tranchées abandonnées, des chars Mark V de l'armée britannique, le navire coulant au large du détroit des Dardanelles, des soldats avec des masques à gaz utilisant une mitrailleuse, des avions des Luftstreitkräfte à Douai. | conflit = Première Guerre mondiale | date = Du au () | lieu = Europe, Afrique, Moyen-Orient, Chine, Océanie, océan Pacifique, océan Atlantique.
Acide picriqueAcide picrique est l'expression commune pour le composé chimique 2,4,6‐trinitrophénol, également appelé acide carbo-azotique ou mélinite, de formule . Il a été découvert par Peter Woulfe en 1771 à la suite de l'action de l'acide nitrique sur l'indigo. En 1885, le chimiste Eugène Turpin l'a redécouvert et stabilisé dans du coton pressé, pour le rendre utilisable comme explosif sous le nom de mélinite. En 1799, le chimiste français Jean-Joseph Welter l'obtint par action de l'acide nitrique sur de la soie.
Arme à sous-munitionsthumb|L’un des premiers types de bombe à sous-munitions, la RRAB-3 soviétique, utilisé durant la guerre d’Hiver contre la Finlande entre 1939 et 1940. thumb|Un B-1 Lancer larguant sa charge de bombes à sous-munitions lors d’un exercice.|alt=BOTAIM thumb|Bombe à sous-munitions CBU Mark 20 Rockeye Une arme à sous-munitions, également appelée bombe à sous-munitions (BASM), ou roquette à sous-munitions, est un conteneur transportant de nombreux autres projectiles explosifs, de taille plus réduite, dites « sous-munitions ».
Grenade à mainvignette|alt=Photographie d'une grenade et de son dessin technique.|Grenade F-1 russe avec allumeur URZGM. vignette|Grenade à fragmentation M67 américaine. vignette|Grenade défensive F1 à fragmentation modèle 16 française. Une grenade à main est un petit engin explosif tenu en main et destiné à être lancé, pour ensuite exploser après un court laps de temps. Le mot « grenade » est à l'origine français et provient du fruit du même nom, en référence à la taille des premières grenades, et parce que les éclats de shrapnel rappelaient aux soldats les nombreuses graines du fruit.
Bombe (militaire)alt=|vignette|Une bombe aérienne non guidée Mk 82. alt=|vignette|Exemple d'engin explosif improvisé : une bombe tuyau. alt=Bombes en exposition|vignette|Nombreuses bombes mise en scène au musé militaire de Dresden Une bombe est un engin explosif consistant habituellement en un contenant empli de matériel explosif ayant pour but de causer une destruction lorsque déclenchée. À partir du , le mot est surtout utilisé pour désigner des engins explosifs lancés d'avions ou laissée au sol.
Munitionthumb|300px|Cartouche pour arme de poing : 1 balle, 2 douille ou étui, 3 charge propulsive, 4 culot, 5 amorce thumb|right|300px|Exemple de « caisson de munitions » transportable avec son canon (russe) vignette Une munition est un ensemble destiné à charger une arme à feu. Elle est constituée au minimum d'une charge propulsive et d'un (ou plusieurs) projectile (s) (grenaille, balle, obus). À partir du , la munition peut être auto-propulsée (ex. : roquette, missile) et éventuellement guidée à distance, ou capable de s'orienter, par exemple vers une source chaude.
BalistiqueLa balistique est la science qui a pour objet l'étude du mouvement des projectiles. Le terme « balistique » a pour étymologie le grec βαλλίστρα (littéralement : ballistra), issu du mot βάλλειν, ballein, « lancer, jeter », au pluriel ballistæ en latin). Avant de devenir un champ d'étude mathématique et physique, la balistique était une discipline empirique. Elle partage son étymologie avec une arme de siège célèbre de l'antiquité, la baliste. Tout projectile lancé, propulsé ou mis en mouvement dans un référentiel donné va suivre une trajectoire balistique.
Munition anti-charvignette|redresse=1|Obus-flèche français OFL 120 F1, une forme de pénétrateur à énergie cinétique (APFSDS). vignette|redresse=1|Obus-flèche soviétique 3BM-15 en acier maraging contenant un noyau en tungstène. vignette|redresse=1|Obus-flèche soviétique 3BM-42 « Mango » formé de deux barreaux en tungstène. Une munition antiblindage est une munition spécialisée contre les blindages. Se déclinant sous de nombreuses formes, elle est adaptée aux armes d'épaule, aux obus d'artillerie ou aux ogives de missiles.
ProjectileA projectile is an object that is propelled by the application of an external force and then moves freely under the influence of gravity and air resistance. Although any objects in motion through space are projectiles, they are commonly found in warfare and sports (for example, a thrown baseball, kicked football, fired bullet, shot arrow, stone released from catapult). In ballistics mathematical equations of motion are used to analyze projectile trajectories through launch, flight, and impact.
ArtillerieOn appelle artillerie l'ensemble des armes collectives ou lourdes servant à envoyer, à grande distance, sur l'ennemi ou sur ses positions et ses équipements, divers projectiles de gros ou petit calibre : obus, boulet, roquette, missile, pour appuyer ses propres troupes engagées dans une bataille ou un siège. Le terme serait apparu environ au , dérivant du vieux français artillier qui désignait les artisans fabricants d'armes et équipements de guerre.
ThermiteLa thermite est un mélange d'aluminium métallique et d'oxyde d'un autre métal, généralement l'oxyde de fer. Sa réaction dite aluminothermique dans laquelle l'aluminium est oxydé et l'oxyde métallique réduit, a été découverte par Hans Goldschmidt en 1893 qui a breveté le procédé en 1895. Cette réaction chimique génère une chaleur intense permettant d'atteindre une température de . La thermite est utilisée le plus souvent pour souder ou faire fondre de l’acier.
Charge creusethumb|upright=1.8|Une charge creuse moderne contient un cylindre renfermant un revêtement conique en cuivre (3), recouvert d'une coiffe métallique (1) améliorant l'aérodynamisme et déterminant la distance de déclenchement optimale. Cette coiffe porte à son extrémité un capteur piézoélectrique (6) qui, à l'impact, déclenche le détonateur (4), mettant la charge à feu (5). Le terme de « charge creuse » est dû au volume vide (2) caractéristique de la structure de la munition.
AmatolL'amatol est un explosif militaire qui était composé d'un mélange de TNT et de nitrate d'ammonium. Mis au point par les forces armées allemandes, le mot « amatol » a été forgé par des Britanniques qui croyaient qu'il était fait d'ammonium et de toluène (un matériau servant à fabriquer le TNT). L'amatol a été utilisé principalement durant les Première et Seconde Guerres mondiales par les différentes armées en conflit. L'amatol est constitué de trinitrotoluène (TNT) et de nitrate d'ammonium (NO3− NH4+) dans des proportions stœchiométriques.
Fragmentation (weaponry)Fragmentation is the process by which the casing, shot, or other components of an anti-personnel weapon, bomb, barrel bomb, land mine, IED, artillery, mortar, tank gun, or autocannon shell, rocket, missile, grenade, etc. are dispersed and/or shattered by the detonation of the explosive filler. The correct term for these pieces is "fragmentation"; "shards" or "splinters" can be used for non-preformed fragments. Preformed fragments can be of various shapes (spheres, cubes, rods, etc.
Chemical warfareChemical warfare (CW) involves using the toxic properties of chemical substances as weapons. This type of warfare is distinct from nuclear warfare, biological warfare and radiological warfare, which together make up CBRN, the military acronym for chemical, biological, radiological, and nuclear (warfare or weapons), all of which are considered "weapons of mass destruction" (WMDs), a term that contrasts with conventional weapons. The use of chemical weapons is prohibited under customary international humanitarian law.
SpallSpall are fragments of a material that are broken off a larger solid body. It can be produced by a variety of mechanisms, including as a result of projectile impact, corrosion, weathering, cavitation, or excessive rolling pressure (as in a ball bearing). Spalling and spallation both describe the process of surface failure in which spall is shed. The terms spall, spalling, and spallation have been adopted by particle physicists; in neutron scattering instruments, neutrons are generated by bombarding a uranium (or other) target with a stream of atoms.
Fusée de proximitéthumb|Fusée de proximité Mark 53 telle qu'utilisée par l’United States Navy. Photo prise dans les années 1950. Une fusée de proximité, conçue à l'origine pour l'artillerie antiaérienne, sert à déclencher la détonation d'un explosif quand la distance entre la fusée et la cible est plus petite qu'une certaine valeur ou quand la fusée atteint une certaine altitude en tombant. Cette fusée d'artillerie serait l'une des plus importantes innovations techniques militaires apparues lors de la Seconde Guerre mondiale.