Économie marxisteL'économie marxiste est une école de pensée économique issue des travaux de Karl Marx et de ses successeurs marxistes. L'économie marxiste renvoie à l'ensemble des productions intellectuelles d'économie inspirées des thèses du marxisme. L'économie marxiste est basée sur trois noyaux : les écrits économiques de Marx ; l'économie marxienne, qui se réclame de la pensée originale de Marx ; et l'économie marxiste, qui appuie sa réflexion sur le marxisme et l'élargit.
Classe ouvrièrethumb|200px|Mécanicien travaillant sur une pompe à vapeur, Lewis Hine, 1920. La notion de classe ouvrière, qui est d'abord une notion politique, se détermine par l'appartenance de fait à la catégorie sociale des prolétaires, ceux qui ne disposent pas de la propriété des moyens de production et doivent vendre leur force de travail pour vivre.
EmploiUn emploi, en économie, consiste à utiliser des personnes actives de la population à des activités économiques. Il s'agit souvent d'un contrat passé entre deux parties, l’employeur et le salarié, pour la réalisation d’un travail contre une rémunération, par l’exercice d'une profession, ou bien pour un travailleur indépendant, la réalisation de multiples contrats implicites ou explicites dans le cadre de l’exercice d’une profession. Une personne bénévole n'occupe pas un emploi au sens strict du terme.
Force de travailLa force de travail est en économie l’ensemble des travailleurs, c’est-à-dire la population active. Du point de vue marxiste, la force de travail est ce que possède le travailleur et qu'il loue à un patron (en échange d'un salaire). En d'autres termes, il s'agit de ses bras, ses jambes et sa tête (dans certains cas). Marx distingue ainsi travail et force de travail, (chapitre 6 du Capital) celle-ci étant considérée comme transformée en une simple marchandise dans l'économie capitaliste.
Sous-emploiSelon l'Organisation internationale du travail (OIT), le sous-emploi existe « lorsque la durée ou la productivité de l’emploi d’une personne sont inadéquates par rapport à un autre emploi possible que cette personne est disposée à occuper et capable de faire. » Il est interprété notamment comme une défaillance du marché du travail.
Grande DépressionLa Grande Dépression () ou « crise économique des années 1930 », dite encore « crise de 29 », est une longue phase de crise économique et de récession qui frappe l'économie mondiale à partir du krach boursier américain de 1929 jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Précédée par la puissante expansion des années 1920, c'est la plus importante dépression économique du . Elle a été accompagnée d'une forte déflation et d'une explosion du chômage et a poussé les autorités à une profonde réforme des marchés financiers.
Composition organique du capitalLa composition organique du capital est le rapport entre le capital constant et le capital variable investi dans le circuit du capital de Karl Marx ou selon les notations de Marx : composition organique du capital = C / V avec: C le capital constant (les moyens de production et les matières premières) V Le capital variable (les salaires) Ce rapport a une place majeure dans la dynamique de crise du système capitaliste selon Marx.
Salariatvignette|Des salariés d'une entreprise panaméenne d'import-export et leur patron. Le salariat est une relation économique et sociale entre un travailleur et un employeur, où le travailleur vend sa force de travail dans le cadre d'un contrat de travail formel ou informel. En échange de son salaire, les produits du travail réalisés par l'employé demeurent la propriété de l'employeur. Une personne peut devenir salariée, qu'elle soit demandeur d'emploi ou pas, en étant recrutée soit par sa démarche active, à la suite d'une recherche d'emploi, soit passivement, à la suite d'une offre d'emploi d'un chasseur de têtes.
Rapports de productionLes rapports de production règlent l'organisation des relations entre les hommes dans la mise en œuvre des forces productives. Ils caractérisent l'organisation sociale de la production : esclavagisme, servage, fermage, salariat. Ils commandent en même temps la répartition des fruits du travail. Par extension, le terme désigne également les rapports entre les classes sociales, qui sont séparées par leur place dans les rapports de production. En effet, la notion de rapports de production et la notion de "rapports de propriété" apparaissent comme des équivalents stricts.
Constant capitalConstant capital (c), is a concept created by Karl Marx and used in Marxian political economy. It refers to one of the forms of capital invested in production, which contrasts with variable capital (v). The distinction between constant and variable refers to an aspect of the economic role of factors of production in creating a new value. Constant capital includes the outlay of money on (1) fixed assets, i.e. physical plant, machinery, land and buildings, (2) raw materials and ancillary operating expenses (including external services purchased), and (3) certain faux frais of production (incidental expenses).
Main-d'œuvrevignette|Équipe de travail dans une aciérie à Rio de Janeiro (Brésil). La main-d'œuvre est littéralement la ou les mains d'une œuvre, et désigne la part du travail dans le coût de revient d'un objet fabriqué. Ainsi, dans une facture de réparation, on a l'habitude de distinguer le coût des pièces et celui de la main-d'œuvre. Par extension, ce mot composé désigne l'ensemble des ouvriers et travailleurs qui fabriquent et construisent dans le cadre d'une usine, d'une entreprise ou d'une région donnée (voir population active).
Accumulation du capitalL’accumulation du capital est un phénomène économique d'ordre microéconomique et macroéconomique. Il s'agit soit de l'épargne accumulée par des individus, soit de l'accumulation de capital, comme facteur de production, qui permet d’augmenter la production totale de l’économie. Le concept est issu de l'économie politique classique chez Adam Smith et David Ricardo. Accumulation primitive du capital Dans la Richesse des nations, Adam Smith réfléchit à la formation du capital et à ses origines.
Revenu minimumLe revenu minimum est un niveau minimal de revenu que les États décident de garantir à tous leurs citoyens. Les étrangers en situation irrégulière ne sont pas concernés (en France sauf pour les étrangers titulaires d'un titre de séjour les autorisant à travailler depuis au moins ). Des critères d'âge sont utilisés ( dans la majorité des pays et en France ; sous cet âge, il est considéré que les parents doivent subvenir au besoin des individus). Par ailleurs, ce revenu est modulé en fonction du type de ménage (nombre d’enfants).
Garantie d'emploiLa garantie d'emploi est une politique de l'emploi qui consiste à garantir un emploi à tous et à faire de l'État l'employeur en dernier ressort. Cette proposition politique est notamment soutenue par les économistes se rattachant à la théorie monétaire moderne, qui attribue à l'Etat le monopole de l'émission monétaire. Intérêt général, « La garantie d’emploi, solution d’avenir : Opération zéro chômeur », note #16, avril 2021, pdf Plein emploi Territoires zéro chômeur de longue durée Héritage universel Reve
Assurance chômageL'assurance chômage (ou au Canada l'assurance-emploi), est un régime d'assurance sociale qui vise à compenser la perte de salaire des assurés privés d'emploi, involontairement ou non. Selon les pays, l'assujettissement des travailleurs peut être obligatoire, et l'ouverture des droits peut être subordonné à des périodes minimales d'emploi (et donc de cotisation) préalables. Le revenu de remplacement, appelé « prestations chômage » ou « allocations chômage », peut compenser en tout ou partie la perte des revenus du travail, selon les modalités d'indemnisation prévues et les droits de chaque assuré.
Esclavage salariéL'expression « esclavage salarié » vient de l’anglais wage slavery. C'est un concept qui cherche à définir la situation des salariés qui ont légalement (de jure) accepté un emploi et se sont ainsi soumis à l'autorité de l'employeur, mais qui, dans la pratique (de facto) seraient des esclaves. L'esclavage salarié suppose l'idée que le choix entre travailler pour un patron et mourir de faim, ne constitue aucunement un choix libre. Cela relève plutôt d'une aliénation, purement établie par l'homme (« de l'homme sur l'homme ») et fondée à sa base sur une relation d'asservissement.