Chaleur interneLa chaleur interne est la source d'énergie thermique contenue à l'intérieur des objets célestes, tels que les étoiles, les naines brunes, les planètes, les lunes, les planètes naines résultant de la contraction causée par la gravité (mécanisme Kelvin–Helmholtz), la fusion nucléaire, le réchauffement par effet de marée, la solidification du noyau (enthalpie de fusion libérée lorsque le matériau du noyau fondu se solidifie) et la radioactivité. La quantité d'énergie interne dépend de la masse : plus l'objet est massif, plus il a de chaleur interne.
Hydrogène métalliqueL'hydrogène métallique est une phase de l'hydrogène qui survient lorsqu'il est soumis à une très forte pression. C'est un exemple de matière dégénérée. Il est estimé qu'il y a un intervalle de pressions (autour de ) tel que l'hydrogène métallique est liquide, même à de très basses températures. L'hydrogène métallique consiste en un treillis de noyaux atomiques, des protons, dont l'espacement est significativement plus petit que le rayon de Bohr. En effet, l'espacement est davantage comparable à une longueur d'onde d'électron (voir hypothèse de De Broglie).
Échappement atmosphériquevignette|400px|Diagramme de la vitesse de libération en fonction de la température de surface des corps principaux du système solaire montrant quels gaz sont retenus. Les corps célestes sont à la même échelle, et leur point de valeur dans le diagramme sont les points noirs en leur milieu. L'échappement atmosphérique est la perte de gaz atmosphériques planétaires vers l'espace extra-atmosphérique.
Planète Neufupright=1.5|vignette|Les orbites de six des objets mineurs connus les plus éloignés autour du Soleil, à savoir : les trois sednoïdes (), () et et d'autres transneptuniens extrêmes (), , , et .Leur orientation similaire suggère l'existence d'une planète bien au-delà de Neptune, la « planète Neuf ». La (nom provisoire en l'attente de toute confirmation éventuelle, Planet Nine en anglais), ou , est une planète hypothétique du Système solaire.
Mouvement prograde ou rétrogradevignette|Le satellite (rouge) est rétrograde car il orbite dans la direction opposée à la rotation de sa planète (bleu/noir). vignette|Dans cette animation, le satellite orange décrit un mouvement rétrograde autour de sa planète, contrairement aux trois autres.
Substance volatilevignette|Cette coupe illustre un modèle de l'intérieur de Jupiter, comprenant un noyau rocheux recouvert d'une couche profonde d'hydrogène métallique. En planétologie, une substance volatile est un élément chimique ou un composé chimique ayant un bas point d'ébullition et qui se sublime donc facilement. Ces éléments sont associés à la croûte ou à l'atmosphère d'une planète ou d'un satellite naturel. Ce sont par exemple l'azote, l'eau, le dioxyde de carbone, l'ammoniac, l'hydrogène, le méthane et le dioxyde de soufre.
Grande Tache rougeLa Grande Tache rouge est un gigantesque anticyclone de l'atmosphère de Jupiter situé à de latitude. Longue d'environ et large de près de (2015), elle est actuellement un peu plus grosse que la Terre, même si elle a atteint des dimensions bien supérieures par le passé. Des vents y soufflent à environ . On l'observe depuis 1665, c'est-à-dire il y a plus de , bien que le nom de « Grande Tache rouge » n'ait été donné qu'autour de 1878 lorsque la couleur de l'objet était clairement rouge.
Neptune (planète)Neptune est la huitième planète par ordre d'éloignement au Soleil et la plus éloignée connue du Système solaire. Elle orbite autour du Soleil à une distance d'environ ( de kilomètres), avec une excentricité orbitale moitié moindre que celle de la Terre et une période de révolution de . Il s'agit de la troisième planète la plus massive du Système solaire et de la quatrième plus grande par la taille . Par ailleurs, elle est la planète géante la plus dense.
Jupiter chaudvignette|Vue d'artiste de la planète (Osiris), un Jupiter chaud bien connu. vignette|Vue d'artiste de la planète Jupiter chaud de HD 188753 Un Jupiter chaud ou une Jupiter chaude (en anglais : hot Jupiter), aussi nommé quoique rarement planète jovienne épistellaire (epistellar jovian planet) ou pégaside (pegasid), est une planète géante gazeuse de masse comparable ou supérieure à celle de Jupiter () dont la température est supérieure à (~). Lorsque la température dépasse localement , on parle alors de .
Fluide supercritiquevignette|droite|300px|Diagramme de phase pression-température du dioxyde de carbone, montrant le point triple et le point critique. En chimie physique, on qualifie de fluide supercritique l'état de la matière soumise à une température élevée et une forte pression mais pas au point de devenir solide. Plus précisément, on parle de fluide supercritique lorsqu'un fluide est chauffé au-delà de sa température critique et comprimé au-dessus de sa pression critique.
Planète géante de glacesvignette|upright=1.5|Uranus et Neptune, les géantes de glaces du système solaire. Les géantes de glaces, parfois appelée planète géante glacée ou planète sous-géante, ou encore, d'après le nom des deux exemples présent dans notre système solaire, un(e) Uranus ou un(e) Neptune (le second étant plus couramment utilisé), sont une sous-classe de planètes géantes qui ne sont pas principalement composées d'hydrogène et d'hélium, mais plutôt d'éléments volatils tels le méthane, l'ammoniac et l'eau.
Masse minimaleEn astronomie, la masse minimale est la valeur inférieure de la masse d'un objet observé comme une planète, une étoile, un système binaire, une nébuleuse, ou un trou noir, obtenue par calcul. La masse minimale est une donnée largement citée pour les exoplanètes. La plupart des planètes extrasolaires étant détectées par la méthode des vitesses radiales, qui révèle des planètes en mesurant des variations dans le mouvement des étoiles le long de l'axe de visée, les vraies inclinaisons orbitales et vraies masses des planètes sont généralement inconnues.
Naine bruneUne naine brune est, d'après la définition provisoire adoptée, en 2003, par l'Union astronomique internationale, un objet substellaire dont la vraie masse est inférieure à la masse minimale nécessaire à la fusion thermonucléaire de l'hydrogène mais supérieure à celle nécessaire à la fusion thermonucléaire du deutérium, correspondant à une masse située entre 13 et 75 fois la masse de Jupiter (MJ). En d'autres termes, il s'agit d'un objet insuffisamment massif pour être considéré comme une étoile mais plus massif qu'une planète géante.
Noyau planétaireLe noyau d'une planète est, quand il existe, la partie centrale sphérique au cœur de sa structure, composée d'une phase dense, a priori métallique. La Terre et Vénus possèdent chacune un noyau planétaire de taille importante, de l'ordre d'un dixième en volume de la planète.
Atmosphère de JupiterL’atmosphère de Jupiter est la plus importante des atmosphères des planètes du système solaire. Elle est composée principalement de dihydrogène et d'hélium ; les autres composants chimiques sont présents seulement en petite quantité, dont le méthane, l'ammoniac, le sulfure d'hydrogène et l'eau. Ce dernier composant n'a pas été observé directement mais il se trouverait dans les profondeurs de l'atmosphère. Il y a environ trois fois plus d'oxygène, d'azote, de soufre et de gaz nobles dans l'atmosphère jovienne que dans le Soleil.