FentanylLe fentanyl (R5240, sel citrique) est une drogue à propriété analgésique opioïde, synthétisée pour la première fois par le docteur Paul Janssen (Janssen Pharmaceutica) en Belgique vers la fin des années 1950. Son potentiel analgésique vaut environ celui de la morphine et celui de l'héroïne. Le fentanyl est dans la plupart des pays une substance réglementée assimilée aux stupéfiants, et se trouve au cœur de la crise américaine des opioïdes depuis les années 2010.
Anesthésie-réanimationL'anesthésie-réanimation est la branche de la médecine qui se consacre à : l'anesthésie (ou anesthésiologie au Canada) et à la réanimation : prise en charge péri-opératoire (avant, pendant et après l'opération chirurgicale) des patients. Cette prise en charge globale repose sur une évaluation pré-opératoire. Lors de l'intervention, l'anesthésiste va prévenir la douleur par l'utilisation d'antalgiques, éventuellement sédater le malade (pour éviter toute mémorisation) à l'aide d'hypnotiques et dans certains cas relâcher l'ensemble de ses muscles à l'aide de curares.
Injection létaleL'injection létale est une méthode d'exécution qui consiste à injecter un ou plusieurs produits à un condamné afin de lui ôter la vie. Depuis 1982, plusieurs milliers de personnes auraient ainsi été exécutées par injection mortelle dans le monde : trois au Guatemala, six en Thaïlande, sept aux Philippines, plus de aux États-Unis et jusqu’à plusieurs milliers en Chine. Le docteur Julius Mount Bleyer proposa cette méthode d'exécution dès 1888, à New York, mais celle-ci ne fut pas acceptée.
KétamineLa kétamine est un psychotrope utilisé comme produit anesthésique injectable. Elle est aussi employée comme analgésique, sédatif, et en médecine vétérinaire. Aux États-Unis, elle est commercialisée depuis comme antidépresseur sous le nom de Spravato (Laboratoires Janssen), en spray nasal. En 2022, le Spravato est utilisé dans de nombreux pays. D'un point de vue pharmacologique, elle est une amine dissociative qui agit comme inhibiteur du glutamate au niveau des récepteurs NMDA, mais son effet est dû en majorité à la conséquence du blocage de ces récepteurs, à savoir l'activation maintenue de récepteurs AMPA.