BrahmiLa brahmi (brāhmī) est un système d'écriture (ou plutôt un ensemble de systèmes) alphasyllabaire, qui semble dater du La brahmi est la plus ancienne parente des systèmes d'écriture brahmiques, nées en Inde. Ce système d'écriture est l'ancêtre de la plupart des écritures de l'Inde, du Bengladesh, du Népal, du Bhoutan et de l'Asie du sud-est, de Chine (avec notamment les régions de culture tibétaine et dai), ainsi que lors de la courte utilisation de l'écriture 'phags-pa sous la dynastie mongole Yuan et a peut-être inspiré le hangeul coréen.
Alphasyllabaire cingalaisL'alphabet cingalais est un alphasyllabaire utilisé pour écrire la langue cingalaise. Il sert également à écrire les langues liturgiques que sont le pali et le sanskrit. Le śuddha siṃhala (ශුද්ධ සිංහල), ou « cingalais pur », comprend les principaux graphèmes de l'alphabet, et suffit à représenter tous les phonèmes de cette langue. Il constitue un sous-ensemble du miśra siṃhala (මිශ්ර සිංහල), ou « cingalais mêlé », qui inclut des graphèmes supplémentaires utilisés pour écrire les mots empruntés à d'autres langues.
Alphasyllabaire gujaratiL’alphabet gujarātī (gujarātī : ગુજરાતી) est utilisé pour écrire le gujarati, langue indienne parlée entre autres au Gujarat, un État de l’ouest de l’Inde. Il s’agit d’un alphasyllabaire très similaire à la devanāgarī utilisée pour écrire le hindi, mais sans la ligne supérieure caractéristique de cette écriture et qui diffère par quelques caractères. Comme la quasi-totalité des écritures indiennes, le gujarati descend de l’écriture brahmi, plus précisément de l’écriture gupta.
AlphasyllabaireUn alphasyllabaire, ou abugida, est un ensemble de signes utilisés pour représenter les phonèmes d'une langue. Situé à mi-chemin entre un syllabaire et un alphabet, il consiste en des signes représentant des syllabes dotées d'une voyelle par défaut et d'autres signes, souvent annexes, modifiant, remplaçant ou supprimant cette voyelle par défaut. Le terme abugida provient du guèze አቡጊዳ, abouguida, formé d'après les quatre premiers signes de son écriture (comme « alphabet » d'après alpha et bêta).
Chiffres arabesdroite|398x398px Les chiffres arabes sont, dans le langage courant, la graphie occidentale (notamment européenne) des dix chiffres (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 0) du système de numération indo-arabe. Le principe est né en Inde avec la numération indienne, et il est ensuite parvenu à l'Occident médiéval au contact des mathématiciens arabes. La graphie européenne est donc issue de la graphie du monde arabe médiéval occidental, d'où leur nom de chiffres arabes.
GurmukhiLa gourmoukhî ou gurmukhi (pa ɡʊɾmʊkhi) est l'alphasyllabaire le plus utilisé en Inde pour écrire le pendjabi. Elle est dérivée de l'écriture landa et a été fixée par le deuxième guru sikh, Angad, au . Le Guru Granth Sahib, livre saint du sikhisme, est entièrement écrit en gurmukhi. Le nom « gurmukhi » vient du pendjabi « gurumukhī » signifiant « de la bouche du Guru ». L'alphasyllabaire moderne compte 41 consonnes (vianjan), 9 symboles de voyelles (lāga mātrā), 2 symboles de nasalisation (bindī et ṭippī) et un symbole doublant le son d'une consonne (addak).
Langues en IndeLes langues en Inde sont très diverses et appartiennent à plusieurs familles linguistiques. Le recensement de 2011 a comptabilisé 270 langues maternelles dans le pays, dont 122 langues importantes. La Constitution indienne reconnaît 22 langues officielles. 77 % des Indiens parlent une langue indo-aryenne (dont la plus parlée du pays, le hindi, est la langue maternelle de d'Indiens, soit 41 % de la population), 20 % une langue dravidienne. Les autres familles représentées sont les langues austroasiatiques, sino-tibétaines et tai-kadai ainsi que quelques isolats.
Unicodevignette|Logo Unicode.|200x200px Unicode est un standard informatique qui permet des échanges de textes dans différentes langues, à un niveau mondial. Il est développé par le Consortium Unicode, qui vise au codage de texte écrit en donnant à tout caractère de n'importe quel système d'écriture un nom et un identifiant numérique, et ce de manière unifiée, quels que soient la plateforme informatique ou le logiciel utilisé. Ce standard est lié à la norme qui décrit une table de caractères équivalente.
CollationCollation is the assembly of written information into a standard order. Many systems of collation are based on numerical order or alphabetical order, or extensions and combinations thereof. Collation is a fundamental element of most office filing systems, library catalogs, and reference books. Collation differs from classification in that the classes themselves are not necessarily ordered. However, even if the order of the classes is irrelevant, the identifiers of the classes may be members of an ordered set, allowing a sorting algorithm to arrange the items by class.
DevanagariLa devanagari, du sanskrit sa, est une écriture alphasyllabaire utilisée pour le sanskrit, le prâkrit, le hindi, le népalais, le marathi et plusieurs autres langues indiennes. C’est une des écritures les plus employées en Inde du Nord et au Népal. Comme la quasi-totalité des écritures indiennes, la devanagari descend de l'écriture brahmi, plus précisément de l'écriture gupta. On retrace les origines de la devanagari autour du , vraisemblablement comme une modification du siddham.
Arabic scriptThe Arabic script is the writing system used for Arabic and several other languages of Asia and Africa. It is the second-most widely used alphabetic writing system in the world (after the Latin alphabet), the second-most widely used writing system in the world by number of countries using it or a script directly derived from it, and the third-most by number of users (after the Latin and Chinese scripts). The script was first used to write texts in Arabic, most notably the Quran, the holy book of Islam.
Alphasyllabaire tamoulL'alphasyllabaire tamoul est utilisé pour écrire la langue tamoule. Le tamoul comporte cinq consonnes rétroflexes : ṭ, ḍ, ṇ, ṣ et ḷ, dites « fortes », qui sont prononcées en repliant la langue vers le palais et en effectuant un claquement. Les lettres ஷ (ṣa), ஸ (sa), ஜ (dja), க்ஷ (kṣa), ஶ (cha) et ஹ (ha) n'appartiennent pas à proprement parler à l'alphabet tamoul, mais sont empruntées au grantha pour noter des sons particuliers, souvent dans des mots empruntés au sanskrit.
BengaliLe bengali ou bangla (bn, ) est une langue indo-iranienne (sous-branche indo-aryenne) de la famille des langues indo-européennes. Avec l'assamais, il s'agit de la plus orientale des langues indo-européennes.
Système d'écriturevignette|400px|Carte légendée des systèmes d'écriture dans le monde. Un système d’écriture est un ensemble organisé et plus ou moins standardisé de signes d'écriture permettant la communication des idées. En général, il s'agit de la transcription de la parole énoncée dans une langue parlée : on parle alors de glottographie. Il existe cependant des systèmes transmettant des idées sans l'intermédiaire direct de la parole : on parle alors de sémasiographie, que tous les spécialistes ne s'accordent cependant pas à considérer comme de véritables systèmes d'écriture ; on parle donc également de pré-écriture ou de proto-écriture.
Écriture balinaiseLe balinais, une langue du groupe malayo-polynésien de la famille austronésienne parlée par quelque 3 millions de personnes dans les îles indonésiennes de Bali et Lombok, s’écrit avec un alphabet qui est une variante de l’alphasyllabaire javanais. Peu de gens le maîtrisent encore et le balinais aujourd’hui s’écrit plutôt avec l’alphabet latin. Il est limité à un usage religieux (y compris les transcriptions coraniques).
Langues austronésiennesLes langues austronésiennes (AN) sont parlées à Madagascar, en Asie du Sud-Est, dans l'océan Pacifique et à Taïwan. Au nombre de , elles constituent la famille de langues du monde après celle des langues nigéro-congolaises. thumb|330px|Branches de langues austronésiennes thumb|330px|L'un des classements linguistiques Les langues austronésiennes se répartissent en deux grandes catégories, les langues formosanes (ensemble géographique non-génétique), qui consistent en 9 branches, et la branche des langues malayo-polynésiennes (MP).
Alphabet araméenL'alphabet araméen est un ancien alphabet consonantique. Cet alphabet est historiquement important car quasiment tous les alphabets moyen-orientaux modernes en descendent, ainsi que de nombreuses écritures non chinoises d'Asie du Centre et de l'Est, du fait de l'usage répandu de l'araméen comme langue véhiculaire et langue officielle de l'Empire néo-assyrien et de l'Empire achéménide. Parmi les écritures contemporaines, l'alphabet hébreu est le plus proche de l'alphabet araméen impérial du , comportant les mêmes lettres et, pour la majeure partie, des formes identiques.
VirāmaVirama (विराम/हलन्त ्) is a Sanskrit phonological concept to suppress the inherent vowel that otherwise occurs with every consonant letter, commonly used as a generic term for a codepoint in Unicode, representing either halanta, hasanta or explicit virāma, a diacritic in many Brahmic scripts, including the Devanagari and Bengali scripts, or saṃyuktākṣara (Sanskrit: संयुक्ताक्षर) or implicit virama, a conjunct consonant or ligature.
Alphabet latinalt=|vignette|350x350px|Distribution de l'alphabet latin. L'alphabet latin' est un alphabet bicaméral comportant vingt-six lettres de base, principalement utilisé pour écrire les langues d’Europe de l'Ouest, d'Europe du Nord et d'Europe centrale, ainsi que les langues de nombreux pays qui ont été exposés à une forte influence européenne, notamment à travers la colonisation européenne des Amériques, de l'Afrique et de l'Océanie.
Écriture hiéroglyphique égyptienneL’écriture hiéroglyphique égyptienne est un système d'écriture figurative : les caractères qui la composent représentent en effet des objets divers tels que des plantes, des figures de dieux, d'humains et d'animaux ( classification des hiéroglyphes). Les égyptologues y distinguent traditionnellement trois catégories de signes : les signes-mots (ou idéogrammes), qui représentent un objet ou, par métonymie, une action ; les signes phonétiques (ou phonogrammes), qui notent un son (consonne, suite de consonnes ou voyelle) ; les déterminatifs, signes « muets » qui indiquent le champ lexical auquel appartient le mot.