Greffe (médecine)vignette|Transplantation légendaire de la jambe d'un Maure sur un diacre prénommé Justinien par Saints Côme et Damien. Ditzingen, . En médecine, une greffe ou transplantation est une opération chirurgicale consistant à remplacer un organe malade par un organe sain, appelé « greffon » ou « transplant » et provenant d'un donneur. La différence entre transplantation et greffe est que la première est réalisée avec une anastomose chirurgicale des vaisseaux sanguins nourriciers et/ou fonctionnels, alors que la seconde est avasculaire.
Transplantation de moelle osseuseLa transplantation de moelle osseuse est une greffe consistant à transférer de la moelle osseuse d'un individu à un autre souffrant d'une pathologie de sa moelle. Elle est parfois la seule voie de guérison. Elle permet l'utilisation de chimiothérapie et/ou de radiothérapie à des doses massives ce qui a pour résultat d'améliorer la survie voire d'envisager la guérison dans certains cas et de profiter de l'effet greffe contre tumeur (par les lymphocytes T du donneur).
Graft-versus-host diseaseGraft-versus-host disease (GvHD) is a syndrome, characterized by inflammation in different organs. GvHD is commonly associated with bone marrow transplants and stem cell transplants. White blood cells of the donor's immune system which remain within the donated tissue (the graft) recognize the recipient (the host) as foreign (non-self). The white blood cells present within the transplanted tissue then attack the recipient's body's cells, which leads to GvHD.
AllogreffeLes allogreffes sont les greffes les plus courantes. Elles concernent les cas où donneur et receveur font partie de la même espèce biologique mais, étant deux individus distincts, donneur et receveur possèdent des complexes majeurs d'histocompatibilité (CMH) différents. Dans ces cas, la greffe s'accompagne d'un traitement immunosuppresseur visant à prévenir une des complications majeures de la greffe : le rejet. Plus les CMH sont ressemblants, plus la greffe a de chances de réussite.
Hypersensibilité (immunologie)Le phénomène d'hypersensibilité est une réponse immunitaire disproportionnée par rapport à la dangerosité de l'intrus qui peut notamment être une bactérie, un virus, une toxine, une endotoxine ou un allergène. La réaction d'hypersensibilité évolue en trois phases : une phase de sensibilisation (premier contact avec l'antigène), une phase de latence pendant laquelle se mettent en place les mécanismes immunologiques de la réaction, et enfin une phase lésionnelle lors d'un deuxième contact, déclenchant, avec l'antigène.
ImmunosuppresseurOn appelle immunosuppresseurs des médicaments utilisés dans le traitement immunosuppresseur pour inhiber ou prévenir l'activité du système immunitaire. On les utilise : pour prévenir le rejet de greffe d'organes et de transplantés (par exemple moelle osseuse, cœur, rein, foie, poumon) ; pour traiter les maladies auto-immunes ou les maladies susceptibles d'être d'origine auto-immune (par exemple lupus érythémateux disséminé, maladie de Crohn, myasthénie, polyarthrite rhumatoïde, rectocolite hémorragique, sclérose en plaques, spondylarthrite ankylosante).
GlucocorticoïdeLes glucocorticoïdes sont des corticoïdes qui ont une action sur le métabolisme protidique et glucidique. Ils s'opposent aux minéralocorticoïdes. En pratique courante, le terme corticoïde, sans précision, désigne les glucocorticoïdes. Les glucocorticoïdes naturels sont la cortisone et le cortisol. Les glucocorticoïdes de synthèse sont soit à effets courts (la prednisone), soit à effets intermédiaires (paraméthasone), soit à effets prolongés (bétaméthasone). Les médicaments s'appellent anti-inflammatoires stéroïdiens quand ils sont employés à cet effet.
ImmunosuppressionL'immunosuppression est l'inhibition de l'activation du système immunitaire. Elle peut être induite par une intoxication (le plomb responsable du saturnisme par exemple a une composante immunotoxique), la radioactivité, certaines maladies (VIH/sida...) ou naturellement enclenchée par l'organisme dans certaines conditions. Elle est parfois volontairement induite pour des raisons médicales (pour éviter un rejet de greffe par exemple). Cette immunosuppression peut être naturelle.
AzathioprineL, 6-(1-méthyl-4-nitro-5-imidazolyl)-mercaptopurine, est un médicament possédant une action anticancéreuse et immunosuppressive. L'azathioprine a d'abord été utilisée dans le traitement des leucémies puis dans la transplantation d'organe et dans le traitement des maladies auto-immunes telle l'arthrite rhumatoïde et les colites inflammatoires (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique). L'azathioprine est un pro-médicament dont le métabolite actif est la 6-mercaptopurine.
HistocompatibilitéHistocompatibility, or tissue compatibility, is the property of having the same, or sufficiently similar, alleles of a set of genes called human leukocyte antigens (HLA), or major histocompatibility complex (MHC). Each individual expresses many unique HLA proteins on the surface of their cells, which signal to the immune system whether a cell is part of the self or an invading organism. T cells recognize foreign HLA molecules and trigger an immune response to destroy the foreign cells.
CyclophosphamideLe cyclophosphamide (commercialisé sous le nom d'endoxan par les laboratoires Baxter) est une molécule anticancéreuse utilisée dans le traitement du cancer du sein et de l'ovaire, de certains cancers du poumon mais aussi du neuroblastome, du lymphome et du myélome multiple. C'est aussi un immunosuppresseur. Il fait également partie des chimiothérapies CHOP et ACVBP utilisées notamment en hématologie dans le traitement des lymphomes.
Acide mycophénoliqueL' acide mycophénolique (abréviation : MPA) est un agent immunosuppresseur de la classe des antimétabolites, utilisé dans la prévention des rejets aigus de greffe en association à la ciclosporine et aux corticoïdes. C'est une inhibiteur de l'inosine mono-phosphate déshydrogénase (IMPD), enzyme impliquée dans la synthèse de novo des nucléotides guanidiques (purines). Le mycophénolate mofétil (MMF) est l'ester 2-morpholinoéthylique du MPA, une prodrogue transformé en métabolite actif par hydrolyse in vivo.
SirolimusLe , appelé également , est un médicament qui, comme la ciclosporine et le tacrolimus, est classé parmi les immunosuppresseurs. Pour des raisons mal comprises, il semble pouvoir contribuer à allonger la durée de vie de souris et d'autres mammifères. Il a été isolé en 1975 par une équipe de chercheurs canadiens à partir d'une bactérie filamenteuse, Streptomyces hygroscopicus, provenant du sol de l'île de Pâques, laquelle est connue sous le nom de Rapa Nui en langue rapanui.
TacrolimusLe tacrolimus, aussi connu sous le nom de FK-506 ou de fujimycine, est un immunosuppresseur utilisé principalement en transplantation d'organes pour la prévention du rejet des allogreffes et en dermatologie. Isolé en 1984 dans un échantillon de sol du Japon, le tacrolimus est un macrolide du genre des lactones synthétisé par une bactérie, Streptomyces tsukubaensis. Il appartient comme la ciclosporine à la famille des inhibiteurs de la calcineurine et déprime l'activité des lymphocytes T.
LeucocyteLes leucocytes (du grec leukos : blanc et kutos : cellule) ou globules blancs sont des cellules produites dans la moelle osseuse et présentes dans le sang, la lymphe, les organes lymphoïdes (ganglions, rate, amygdale et végétations adénoïdes et plaques de Peyer) et de nombreux tissus conjonctifs de l'organisme. Il en existe trois types principaux : les polynucléaires (ou granulocytes), les lymphocytes et les monocytes. Chaque type joue un rôle important au sein du système immunitaire en participant à la protection contre les agressions d'organismes extérieurs de manière coordonnée.
BasiliximabLe Basiliximab (nom commercial Simulect) est un anticorps monoclonal humanisé (chimère homme-souris). Il cible l'IL-2, précisément la chaîne α du CD25, récepteur des cellules T. Il est utilisé pour prévenir le rejet de greffe d'organe, notamment du rein. Simulect est exploité par le laboratoire Novartis et a été approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) en 1998 ainsi que par l'agence européenne du médicament en 1999.
Syndrome de libération de cytokinesLe syndrome de libération de cytokines (SLC, en anglais cytokine release syndrome, CRS) est une forme de syndrome de réponse inflammatoire systémique qui se produit après la libération des cytokines par les cellules résidentes immunitaires (macrophage, mastocyte), qui activent le trio des cytokines pro-inflammatoires de l'immunité innée : l'interleukine-1, l' interleukine-6 et le facteur de nécrose tumorale, celles-ci aboutissant à une libération accrue des protéines de la phase aiguë, activation du système
Immunité cellulaireCell-mediated immunity or cellular immunity is an immune response that does not involve antibodies. Rather, cell-mediated immunity is the activation of phagocytes, antigen-specific cytotoxic T-lymphocytes, and the release of various cytokines in response to an antigen. In the late 19th century Hippocratic tradition medicine system, the immune system was imagined into two branches: humoral immunity, for which the protective function of immunization could be found in the humor (cell-free bodily fluid or serum) and cellular immunity, for which the protective function of immunization was associated with cells.
Complexe majeur d'histocompatibilitéLe complexe majeur d'histocompatibilité (CMH) est, en immunologie, un système de reconnaissance du soi présent chez la plupart des vertébrés. On distingue les complexes majeurs d'histocompatibilité de classe I et de classe II. Chez l'être humain, on parle d'antigène HLA. Les molécules du CMH sont à la surface de toutes les cellules nucléées pour le CMH de classe I et sur les cellules présentatrices de l'antigène pour le CMH de classe II qui assurent la présentation de l'antigène aux lymphocytes T afin de les activer.
Immunothérapievignette|Thérapie adoptive par lymphocytes T (non annotée). Les lymphocytes T spécifiques du cancer peuvent être obtenus par fragmentation et isolement des lymphocytes infiltrant la tumeur, ou par génie génétique des cellules du sang périphérique. Les cellules sont activées L' consiste à administrer des substances stimulant les défenses immunitaires du malade pour lutter contre des pathologies installées, le plus souvent des cancers, voire contre des maladies dégénératives.