Théorie de l'argumentationLa Théorie de l'argumentation est l'étude interdisciplinaire de la façon dont les conclusions peuvent être atteintes par un raisonnement logique. Elle comprend les arts et sciences du débat civil, du dialogue, de la conversation, et de la persuasion. Elle étudie les règles de l'inférence, de la logique et les règles des paramètres du monde artificiel et réel. L'argumentation comprend le débat et la négociation qui sont concernés par le fait d'atteindre mutuellement une conclusion.
Épouvantail (rhétorique)L’épouvantail (en straw man, littéralement « mannequin de paille ») est un sophisme ou un paralogisme qui consiste à présenter la position de son interlocuteur ou d'un adversaire en exagérant, en la déformant, en la simplifiant à l'excès afin de donner l'impression que cette position est indéfendable. Cette argumentation fallacieuse est , ou par le mannequin de paille utilisé dans le cadre des exécutions par effigie. La technique de l'épouvantail consiste à déformer la position de l'adversaire en lui attribuant un argument facilement réfutable.
Pétition de principeUne pétition de principe (en latin scolastique petitio principii) est, en logique, un raisonnement fallacieux dans lequel on suppose dans les prémisses de la proposition ce qu'on doit prouver. Le locuteur utilise ainsi, comme un élément de son argumentation, la conclusion à laquelle il souhaite aboutir. Dès lors, la conclusion de la pétition de principe se confond avec tout ou partie des prémisses. L'argument circulaire est une pétition de principe particulière.
LogiqueLa logique — du grec , qui est un terme dérivé de signifiant à la fois « raison », « langage » et « raisonnement » — est, dans une première approche, l'étude de l'inférence, c'est-à-dire des règles formelles que doit respecter toute argumentation correcte. Le terme aurait été utilisé pour la première fois par Xénocrate. La logique antique se décompose d'abord en dialectique et rhétorique. Elle est depuis l'Antiquité l'une des grandes disciplines de la philosophie, avec l'éthique (philosophie morale) et la physique (science de la nature).
Raisonnement déductifEn logique, la déduction est une inférence menant d'une affirmation générale à une conclusion particulière. La déduction est une opération par laquelle on établit au moyen de prémisses une conclusion qui en est la conséquence nécessaire, en vertu de règles d'inférence logiques. Ces règles sont notamment l'objet des Premiers Analytiques d'Aristote. On l'oppose généralement à l'induction, qui consiste au contraire à extraire d'un nombre fini de propositions données par l'observation, une conclusion ou un petit nombre de conclusions plus générales.
ArgumentationL’argumentation est l'action de convaincre et pousser ainsi l'autre à agir. Contrairement à la persuasion, elle vise à être comprise de tous et résiste à l'utilisation d'arguments fallacieux. L’argument est, en logique et en linguistique, l’ensemble des prémisses données en support à une conclusion. Une argumentation est composée d'une conclusion et d'un ou de plusieurs « éléments de preuve », que l'on appelle des prémisses ou des arguments, et qui constituent des raisons d'accepter cette conclusion.
Informal fallacyInformal fallacies are a type of incorrect argument in natural language. The source of the error is not just due to the form of the argument, as is the case for formal fallacies, but can also be due to their content and context. Fallacies, despite being incorrect, usually appear to be correct and thereby can seduce people into accepting and using them. These misleading appearances are often connected to various aspects of natural language, such as ambiguous or vague expressions, or the assumption of implicit premises instead of making them explicit.
Non sequiturNon sequitur signifie, en latin, « qui ne suit pas les prémisses ». En logique formelle, un argument est un non sequitur si la conclusion ne suit pas les prémisses. Le terme de non sequitur a une application spéciale en droit, sous une définition juridique formelle. Affirmation du conséquent Le non sequitur peut désigner un sophisme. Bien que la conclusion puisse être soit vraie soit fausse, le raisonnement est fallacieux car il ne suit pas les prémisses. Tous les sophismes sont en fait des sortes différentes de non sequitur.
Induction (logique)L'induction est historiquement le nom utilisé pour signifier un genre de raisonnement qui se propose de chercher des lois générales à partir de l'observation de faits particuliers, sur une base probabiliste. Remarque : Bien qu'associée dans le titre de cet article à la logique, la présentation qui suit correspond surtout à la notion bayésienne, utilisée consciemment ou non, de l'induction.
Rhétoriquethumb|Démosthène s'exerçant à la parole, toile de Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouÿ (1842-1923). La rhétorique est l'art de l'action du discours sur les esprits. Le mot provient du latin rhetorica, emprunté au grec ancien , « technique, art oratoire ». Plus précisément, selon Ruth Amossy : . La rhétorique est d’abord l’art de l’éloquence. Elle a d’abord concerné la communication orale.
Faux dilemmeLe faux dilemme, appelé aussi exclusion du tiers, fausse dichotomie ou énumération incomplète, est un raisonnement fallacieux qui consiste à présenter deux solutions à un problème donné comme si elles étaient les deux seules possibles, alors qu'en réalité, il en existe d'autres. En rhétorique, cette dichotomisation vise à réduire une situation complexe à une alternative entre deux options, pouvant conduire au manichéisme (pensée en noir et blanc). « Soit le créationnisme est vrai, soit le darwinisme est vrai.
PersuasionLa persuasion est l'action d'amener quelqu'un à croire ou à faire quelque chose, , c'est-à-dire, sans recours à la force ni à ses substituts, menace, chantage, dilemme. Quand la persuasion concerne les idées, c'est une forme volontaire de l'influence. Les anciens, d'Isocrate à Aristote et Cicéron, ont défini la rhétorique comme l'art de convaincre et de persuader. Des auteurs classiques à partir de l'humaniste Ramus au ont distingué persuader de convaincre, la persuasion ajoutant à la conviction par la dialectique, l'idée d'un sentiment actif excité dans l'âme de l'auditeur.
Logical formIn logic, logical form of a statement is a precisely-specified semantic version of that statement in a formal system. Informally, the logical form attempts to formalize a possibly ambiguous statement into a statement with a precise, unambiguous logical interpretation with respect to a formal system. In an ideal formal language, the meaning of a logical form can be determined unambiguously from syntax alone. Logical forms are semantic, not syntactic constructs; therefore, there may be more than one string that represents the same logical form in a given language.
Logique informelleLa logique informelle, intuitivement, est l'étude des principes de la logique et de la pensée logique en dehors d'une théorie formelle, c'est-à-dire abstraite. Cependant, peut-être à cause de la mention du terme informelle dans le titre, la définition précise de la logique informelle est un sujet de litige. Ralph H. Johnson et J. Anthony Blair définissent la logique informelle comme « une branche de la logique dont la tâche est de développer des normes, des critères, des procédures non formels pour l'analyse, l'interprétation, l'évaluation, la critique et la construction de l'argumentation ».
Manipulation mentalevignette|upright=1.0|Vue d'artiste de la coercition et du lavage de cerveau. Une manipulation mentale ou manipulation psychologique est une méthode délibérément mise en œuvre dans le but de contrôler ou influencer la pensée, les choix, les actions d'une personne, via un rapport de pouvoir ou d'influence (suggestions, contraintes). Les méthodes utilisées faussent ou orientent la perception de la réalité de l'interlocuteur en usant notamment d'un rapport de séduction, de suggestion, de persuasion, de soumission non volontaire ou consentie.
Inférence (logique)L’inférence est un mouvement de la pensée qui permet de passer d'une ou plusieurs assertions, des énoncés ou propositions affirmés comme vrais, appelés prémisses, à une nouvelle assertion qui en est la conclusion. Étymologiquement, le mot inférence signifie « reporter ». En théorie, l'inférence est traditionnellement divisée en déduction et induction, une distinction qui, en Europe, remonte au moins à Aristote ( avant Jésus-Christ). On distingue les inférences immédiates des inférences médiates telles que déductives, inductives et abductives.
Argument d'autoritéL’argument d'autorité consiste à invoquer une autorité lors d'une argumentation, en accordant de la valeur à un propos en fonction de son origine plutôt que de son contenu. Ce moyen rhétorique diffère de l'emploi de la raison ou de la violence. L'argument d'autorité est parfois également désigné par trois formules latines : argumentum ad verecundiam : « argument de respect » ; argumentum ad potentiam : « argument de pouvoir » ; Ipse dixit : « Lui-même l'a dit », « lui » désignant l'autorité citée.
Démonstration (logique et mathématiques)vignette| : un des plus vieux fragments des Éléments d'Euclide qui montre une démonstration mathématique. En mathématiques et en logique, une démonstration est un ensemble structuré d'étapes correctes de raisonnement. Dans une démonstration, chaque étape est soit un axiome (un fait acquis), soit l'application d'une règle qui permet d'affirmer qu'une proposition, la conclusion, est une conséquence logique d'une ou plusieurs autres propositions, les prémisses de la règle.
Ambiguïtévignette|: on peut y voir une tête de canard ou une tête de lapin. L'ambiguïté (orthographe traditionnelle) ou ambigüité (orthographe réformée de 1990) est le caractère d'une situation, d'une perception, d'un mot ou d'une phrase dont il existe deux interprétations entre lesquelles on ne peut décider. En sémantique, un signifiant renvoie à un signifié . L'ambiguïté survient lorsque le récepteur peut hésiter entre deux signifiés. Un mot qui a plusieurs significations, une phrase qui a plusieurs analyses grammaticales possibles créent un doute que le contexte doit résoudre.