InconscientLinconscient (das Unbewusste), antonyme de « conscient », est une notion psychologique et psychanalytique qui renvoie à des phénomènes échappant à la conscience. Objet d'une longue maturation au travers de la philosophie, de la littérature et de la psychologie, l'inconscient devient, au début du , un concept majeur de la psychanalyse, non plus seulement au sens de « non conscient », mais au sens désormais des première et deuxième topiques freudiennes. Pour Jacques Lacan, l'inconscient est essentiellement lié au langage.
Mécanisme de défenseLes mécanismes de défense (Abwehrmechanismen) désignent en psychanalyse et chez Freud les procédés inconscients employés principalement par le Moi dans différentes organisations psychiques comme les névroses. Les travaux d'Anna Freud sont particulièrement centrés sur ce thème. Laplanche et Pontalis donnent des mécanismes de défense la définition suivante: ce sont . Ils précisent ensuite qu'. Pour Elsa Schmid-Kitsikis, . Quant à la définition de la « défense », lorsque le mot « défense » est pris absolument, le terme désigne pour le même auteur .
Sigmund FreudSigmund Freud, né le à Freiberg (empire d'Autriche) et mort le à Londres, est un neurologue autrichien, fondateur de la psychanalyse. Médecin viennois, Freud rencontre plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Josef Breuer, l'influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l'hypnose de l'École de la Salpêtrière vont le conduire à repenser les processus psychiques.
NévroseUne névrose est un trouble psychique dans lequel le sujet est conscient de sa souffrance psychique et s'en plaint. Névrose vient du mot neurosis, dérivé du grec « neuron » (« nerf, neuro ») avec le suffixe « ose » de « ôsis » servant aux mots désignant des maladies non inflammatoires. Le terme apparaît au , où il est employé par le médecin écossais William Cullen en 1769. Celui-ci définit alors les névroses comme suit : En 1785, Philippe Pinel l'introduit en français.
Psychoanalytic theoryPsychoanalytic theory is the theory of personality organization and the dynamics of personality development relating to the practice of psychoanalysis, a clinical method for treating psychopathology. First laid out by Sigmund Freud in the late 19th century, psychoanalytic theory has undergone many refinements since his work. The psychoanalytic theory came to full prominence in the last third of the twentieth century as part of the flow of critical discourse regarding psychological treatments after the 1960s, long after Freud's death in 1939.
Ego psychologyL'Ego-psychology ou la psychologie du Moi est un concept introduit pour la première fois par Heinz Hartmann en 1937, dans un exposé à la Société psychanalytique de Vienne. Ce concept a fait l'objet de controverses parmi les psychanalystes. Ces idées furent très vite adoptées aux États-Unis alors qu'il faut attendre les années 1950 pour qu'elles trouvent un écho en Europe. On trouve une traduction de l'ouvrage de Heinz Hartmann sous le titre La psychologie du Moi et le problème de l'adaptation.
Projection (psychologie)En psychologie, la projection consiste chez un sujet à transporter un élément de son espace psychique interne dans un monde qui lui est extérieur : un objet ou une personne.En psychanalyse, la projection est un concept utilisé dans plusieurs domaines, spécialement convoqué par Sigmund Freud dans son analyse du cas Schreber. Dans un sens très général, la « projection » peut se définir comme le . Plus précisément, la « projection » désigne . Selon Laplanche et Pontalis, le terme « projection » est .
Sublimation (psychanalyse)La sublimation est un processus complexe par lequel la pulsion dévie de son but sexuel immédiat pour se mettre à la disposition d'activités culturelles socialement valorisées. Freud définit la sublimation pour la première fois en 1905 dans Trois essais sur la théorie sexuelle pour rendre compte d'un type particulier d'activité humaine (la création littéraire, artistique et intellectuelle) sans rapport apparent avec la sexualité mais tirant sa force de la pulsion sexuelle en tant qu'elle se déplace vers un but non sexuel en investissant des objets socialement valorisés.
RefoulementLe refoulement (traduit de l'die Verdrängung) est en psychanalyse un mécanisme de défense qui consiste pour un individu à repousser dans l'inconscient les représentations liées à ses pulsions. Le refoulement est écrivait Freud dans son livre Cinq leçons sur la psychanalyse. Pour la psychanalyse, le refoulement est vu comme un mode de défense privilégié contre les pulsions. Le refoulement est l'opération par laquelle le sujet repousse et maintient à distance du conscient des représentations considérées comme désagréables, car inconciliables avec le Moi.
Déplacement (psychanalyse)Le déplacement est un processus qui intervient dans le travail du rêve, que Freud analyse en premier lieu dans L'Interprétation du rêve (1900). Il se manifeste plus généralement dans toutes les formations de l'inconscient. Freud a spécifiquement mis en évidence le déplacement dans le rêve. Le déplacement tel qu'il l'envisage dans L'Interprétation du rêve renvoie à un phénomène descriptivement frappant, qui peut aboutir à un décentrage de tout l'éclairage du rêve. Le déplacement favorise la condensation.
Death driveIn classical Freudian psychoanalytic theory, the death drive (Todestrieb) is the drive toward death and destruction, often expressed through behaviors such as aggression, repetition compulsion, and self-destructiveness. It was originally proposed by Sabina Spielrein in her paper "Destruction as the Cause of Coming Into Being" (Die Destruktion als Ursache des Werdens) in 1912, which was then taken up by Sigmund Freud in 1920 in Beyond the Pleasure Principle.
Culpabilité (émotion)La culpabilité est un sentiment causé par la transgression d'une norme morale. Il s'agit d'un sentiment proche du concept du remords. Dans la classification des émotions morales de Jonathan Haidt, la culpabilité fait partie des émotions auto-conscientes, celles permettant aux individus de réguler leurs actions. L'embarras et la honte sont des sentiments proches de la culpabilité. La culpabilité s'en distingue car elle entraîne des remords, la volonté de réparer sa faute, s'accompagnant d’empathie envers les victimes.
Principe de réalitéEn psychanalyse, le principe de réalité est la capacité d'ajourner la satisfaction pulsionnelle, face aux exigences du monde extérieur. Il fait couple avec le principe de plaisir en tant que principe régulateur. Le principe de réalité est pour Freud l'un des deux principes qui régissent le fonctionnement mental ; en tant que principe régulateur, : au lieu de s'effectuer , la recherche de satisfaction emprunte des détours et ajourne dès lors son résultat . Du point de vue topique, le principe de réalité caractérise surtout le système préconscient-conscient.
Clivage du MoiLe clivage du moi (en Ichspaltung) est la séparation du Moi en deux parties qui coexistent dans le Moi : l'une, correspondant à la réalité extérieure à satisfaire, contrarie l'exigence pulsionnelle de l'autre. D'après le Vocabulaire de la psychanalyse, le terme « clivage du Moi » désigne un phénomène que Sigmund Freud observe surtout dans le fétichisme et la psychose : . Tandis que l'une des parties tient compte de la réalité, l'autre dénie la réalité en cause pour la remplacer par une : les deux attitudes persistent ensemble et ne s'influencent pas réciproquement.
Complexe d'Œdipethumb|upright=0.8|Antoine-Denis Chaudet, Œdipe enfant rappelé à la vie par le berger Phorbas qui l'a détaché de l'arbre, 1801. Le complexe d'Œdipe (prononcé ) (Ödipuskomplex en allemand), parfois contracté dans l'expression « l'Œdipe », est un concept central de la psychanalyse. Théorisé par Sigmund Freud dès sa première topique, il est défini comme le désir d'entretenir un rapport amoureux et voluptueux avec le parent du sexe opposé (inceste) et celui d'éliminer le parent du même sexe (parricide ou matricide) considéré comme rival.