Philosophie de l'espritLa philosophie de l'esprit (de l'anglais : philosophy of mind) est une branche de la philosophie qui se propose d'étudier la nature de l'esprit (mind), ainsi que sa relation avec le monde physique. Le problème corps-esprit entendu au sens large – problème de la relation des états mentaux au corps –, est communément considéré comme la question centrale de la philosophie de l'esprit, bien que d'autres interrogations sur la nature des états mentaux ne concernent pas le corps, ou fassent directement référence à l'environnement (physique ou social) des individus.
Problème corps-espritLe problème corps-esprit est un questionnement philosophique concernant le type de relation que l'esprit entretient avec le corps, en particulier avec le cerveau. Bien que ce problème ait pu déjà se poser depuis les premiers développements de la philosophie, chez Platon notamment, et qu'il ait trouvé sa formulation moderne dès le , ce n'est que durant le qu'il est explicitement mis en avant comme une question fondamentale, voire comme la question centrale de la philosophie de l'esprit sous l'expression anglaise de mind-body problem.
NoûsLe noûs (en νοῦς) est, en philosophie et dans l’Antiquité grecque, l'esprit, la raison, l'intellect. Cette notion, introduite pour la première fois dans un système cosmologique par Anaxagore de Clazomènes, au milieu du , a été enrichie et profondément renouvelée chez Platon, Aristote et Plotin. Par la suite, cette notion a connu une fortune et un développement considérables dans les domaines de l’éthique, de la gnoséologie, de la noétique, et en particulier dans l'histoire de la métaphysique.
Problème difficile de la conscienceL'expression problème difficile de la conscience (Hard problem of consciousness), imaginée par David Chalmers, désigne le problème de l'origine des qualia, c'est-à-dire du contenu subjectif de l'expérience d'un état mental, lorsque cette question est abordée sous l'angle des neurosciences et des sciences cognitives. Les problèmes difficiles de la conscience s'opposent aux « problèmes faciles » relatifs aux explications de la capacité de discerner, d'assimiler des informations, de rendre compte d'états mentaux, de l'attention, etc.
Fossé explicatifLe fossé explicatif est, en philosophie de l'esprit, la difficulté que les théories physicalistes semblent avoir pour expliquer comment des propriétés physiques peuvent donner naissance à un ressenti telles que la perception d'une couleur ou d'une douleur. Le terme de fossé explicatif a été introduit par le philosophe Joseph Levine en 1983. Dans son article, il utilise la phrase "La douleur est le déclenchement des fibres C" dans le but de montrer que bien que cela puisse être valide dans un sens physiologique, cela ne nous aide pas à comprendre ce que cela fait de ressentir de la douleur.
SentienceLa sentience (du latin sentiens, de sentiere « percevoir par les sens ») désigne la capacité d'éprouver des choses subjectivement, d'avoir des expériences vécues. Les philosophes du utilisaient ce concept pour distinguer la capacité de penser (la raison) de la capacité de ressentir (sentience). En philosophie occidentale contemporaine, la sentience désigne la conscience phénoménale : la capacité de vivre des expériences subjectives, des sensations, appelées aussi qualia en philosophie de l'esprit.
Mental stateA mental state, or a mental property, is a state of mind of a person. Mental states comprise a diverse class, including perception, pain/pleasure experience, belief, desire, intention, emotion, and memory. There is controversy concerning the exact definition of the term. According to epistemic approaches, the essential mark of mental states is that their subject has privileged epistemic access while others can only infer their existence from outward signs.
Property dualismProperty dualism describes a category of positions in the philosophy of mind which hold that, although the world is composed of just one kind of substance—the physical kind—there exist two distinct kinds of properties: physical properties and mental properties. In other words, it is the view that at least some non-physical, mental properties (such as thoughts, imagination and memories) exist in, or naturally supervene upon, certain physical substances (namely brains).
Neutral monismNeutral monism is an umbrella term for a class of metaphysical theories in the philosophy of mind, concerning the relation of mind to matter. These theories take the fundamental nature of reality to be neither mental nor physical; in other words it is "neutral". Neutral monism has gained prominence as a potential solution to theoretical issues within the philosophy of mind, specifically the mind–body problem and the hard problem of consciousness. The mind–body problem is the problem of explaining how mind relates to matter.
Théorie de l'identité esprit-cerveauLa théorie de l’identité esprit-cerveau est une forme de matérialisme philosophique concernant la nature de l'esprit. Elle constitue l'une des principales versions de la théorie de l'identité psychophysique (entre l'esprit et certains états ou processus physiques) avec laquelle elle ne doit donc pas être confondue. La théorie de l’identité esprit-cerveau trouve l'une de ses premières formulations chez Thomas Hobbes (1588-1679).
SolipsismeLe solipsisme (du latin solus, « seul » et ipse, « soi-même ») est une théorie philosophique et métaphysique selon laquelle la seule chose dont l'existence est certaine est le sujet pensant. Forme extrême d'idéalisme, le solipsisme soutient qu'aucune autre réalité n'est certaine que celle du sujet qui pense. La question du moi et de l'autrui sont fondamentales en philosophie et en métaphysique. Le solipsisme soutient que l'existence du sujet s'interrogeant constitue l'unique certitude, face à la matière qui, elle, est trompeuse.
Zombie (philosophie)Dans le vocabulaire contemporain de la philosophie de l'esprit, on entend par zombie (philosophical zombie ou p-zombie en anglais) un être physiquement et extérieurement indiscernable d'un être conscient, par son comportement comme par sa constitution physique, mais qui, cependant, n'a aucune conscience de son existence ou du monde, aucun ressenti ni aucun vécu personnel. Bien qu'il se comporte comme s'il éprouvait des émotions, le zombie n'en éprouve aucune, alors même que les processus biologiques et physiques qui déterminent son comportement sont ceux d'une personne qui éprouve des émotions.
VitalismeLe vitalisme est une tradition philosophique pour laquelle le vivant n'est pas réductible aux lois physico-chimiques. Elle envisage la vie comme de la matière animée d'un principe ou force vitale, en latin vis vitalis, qui s'ajouterait pour les êtres vivants aux lois de la matière. Selon cette conception, cette force vitale serait une cause mystérieuse et unique censée être capable d'insuffler la vie à la matière ou de former in vivo des composés comme l'acide acétique ou l'éthanol.
ÉliminativismeL'éliminativisme (ou matérialisme éliminativiste, ou encore matérialisme éliminatif) est, en philosophie de l'esprit, la théorie selon laquelle au moins certains concepts mentaux doivent être « éliminés » du champ de la recherche. L'éliminativisme soutient que la compréhension du mental ou de la conscience par le sens commun (ou dans une théorie psychologique du sens-commun) relève d'une conception erronée sur laquelle ne peut reposer aucune recherche scientifique féconde.
Argument de la connaissancevignette|Une illustration de Mary et des couleurs vignette|Le philosophe Frank Jackson L'argument de la connaissance, aussi connu sous le nom de chambre de Mary ou Mary la super-scientifique est une expérience de pensée philosophique proposée par Frank Jackson dans son article de 1982 intitulé Epiphenomenal Qualia (Qualia Épiphénomènaux), et développée dans son article What Mary didn't know (Ce que Mary ne savait pas) en 1986. L'expérience décrit Mary, une scientifique qui vit dans une pièce où tout est en noir et blanc et qui étudie le monde à travers un écran lui aussi en noir et blanc.
Philosophie du processusLa philosophie du processus (ou l'ontologie du devenir) identifie la réalité métaphysique avec le changement et le développement. Depuis Platon (mais pas Aristote), de nombreux philosophes ont posé en principe la vraie réalité comme « éternelle », fondée sur les substances permanentes, tandis que les processus sont niés ou subordonnés aux substances éternelles. L'ontologie classique refuse toute réalité complète du changement, qui est conçu comme seulement accidentel et pas comme l'élément essentiel.