PepsineLa pepsine (du grec pepsis, signifiant digestion ; peptein = digérer) est une endoprotéase digestive du suc gastrique. Son N° EC est EC 3.4.23.1. La pepsine est une enzyme du règne animal découverte par le docteur Beaumont en 1833. La pepsine dégrade les protéines du bol alimentaire en hydrolysant les liaisons peptidiques avant les acides aminés aromatiques et hydrophobes. Cette dégradation constitue l'initiation de la digestion des protéines au niveau de l'estomac.
Cellule deltaDelta cells (δ-cells or D cells) are somatostatin-producing cells. They can be found in the stomach, intestine and the pancreatic islets. Delta cells comprise ca 5% of the cells in the islets but may interact with many more islet cells than suggested by their low numbers. In rodents, delta-cells are located in the periphery of the islets; in humans the islet architecture is generally less organized and delta-cells are frequently observed inside the islets as well.
HistamineL'histamine, amine naturelle, est une molécule de signalisation du système immunitaire, de la peau, de l'estomac et du cerveau des vertébrés. C'est un médiateur chimique synthétisé par les animaux dans de nombreux organes : par des cellules impliquées dans la réponse immunitaire, granulocytes basophiles et mastocytes ; par des cellules de la paroi de l'estomac régulant la sécrétion acide stomacale et ; par des neurones du système nerveux central pour le contrôle de l'éveil.
GastrineLa gastrine est une hormone sécrétée par les cellules G de la muqueuse pylorique de l'estomac (le pylore est le sphincter situé dans la partie inférieure de l'estomac), le duodénum et le pancréas. Cette hormone stimule la sécrétion d'acide (HCl) dans le fundus gastrique. La gastrine a également un effet direct sur la sécrétion de HCl par les cellules pariétales via le récepteur CCK-B. Elle stimule aussi le renouvellement cellulaire dans l'épithélium intestinal et dans l'estomac.
Cellule pariétaleLes cellules pariétales (ou oxyntiques ou cellules bordantes) font partie des différentes cellules composant la paroi des glandes gastriques. Elles sécrètent de l'acide chlorhydrique (HCl) grâce aux pompes H+/K+ ATPase et aux canaux chlore, ainsi que le facteur intrinsèque, nécessaire à l'absorption de la vitamine B12. Les cellules pariétales sont présentes dans les glandes fundiques de la muqueuse gastrique. Ces glandes fundiques sont des glandes exocrines multicellulaires (plusieurs types cellulaires différents) dont le produit de sécrétion est destiné à la surface interne de l'estomac.
Acide chlorhydriqueL'acide chlorhydrique (aussi anciennement appelé acide muriatique) est une solution de chlorure d'hydrogène dans l'eau. Le chlorure d'hydrogène, un acide fort, est un gaz diatomique de formule chimique HCl qui s'ionise totalement en solution aqueuse pour donner toute une variété d'espèces chimiques, notamment des anions chlorure Cl et des cations hydronium , ces derniers étant en moyenne solvatés par cinq molécules d'eau ; diverses variétés d'ions oxonium sont également présents parmi les solutés.
AntiacideUn antiacide est une substance, généralement basique, qui neutralise l'acide gastrique ou limitent la production d'acide dans l'estomac (inhibiteurs de la pompe à protons ; sucralfate...). Il est prescrit contre le reflux gastrique (remontée d'acide de l'estomac vers l’œsophage), source de brûlures d’estomac. Les antiacides sont depuis longtemps considérés comme à faibles risques, mais on s'inquiète de leur sur-utilisation, et on a récemment montré que les patients auxquels on a prescrit un traitement antiacides risquent ensuite environ deux fois plus de se voir prescrire des médicaments tels que des antihistaminiques destinés à soigner les allergies respiratoires (rhume des foins, asthme).
Antihistaminique H2alt=Formule chimique de la cimétidine, premier antihistaminique H2 commercialisé|vignette|Formule chimique de la cimétidine, premier antihistaminique H2 commercialisé. Les antihistaminiques H ou anti-H2 sont des médicaments antagonistes des récepteurs à l'histamine de type 2. Ils agissent au niveau des cellules pariétales de l'estomac pour diminuer sa sécrétion acide. Ils sont indiqués dans les troubles du système gastro-entéro-hépatique ; plus précisément dans les troubles de reflux gastro-œsophagien ou d'ulcères gastro-duodénaux.
SécrétineLa sécrétine est une hormone intestinale (duodénum). C'est un médiateur entraînant la sécrétion par le pancréas de HCO3− en réponse à l'acidité dans la lumière duodénale et qui va neutraliser l'acidité gastrique et abaisse la glycémie. Elle est produite par les cellules S, c'est-à-dire les cellules neuro-endocrines de la muqueuse duodénale. Elle inhibe la vidange gastrique, contrairement au chyme, produit dans l'antre de l'estomac. Elle inhibe également la sécrétion de chlore des cellules canalaires pancréatiques.
Digestionvignette|Système digestif. La digestion est un mode de transformation mécanique et chimique des aliments en nutriments assimilables ou non par l'organisme. Par définition, la digestion est un processus présent chez tous les organismes hétérotrophes. Cette digestion se réalise dans un système digestif qui peut correspondre à une simple vacuole digestive d'une eubactérie, ou se spécialiser comme c'est le cas des mammifères ruminants (bovins, moutons, cervidés).
Gastroesophageal reflux diseaseGastroesophageal reflux disease (GERD) or gastro-oesophageal reflux disease (GORD) is one of the upper gastrointestinal chronic diseases in which stomach content persistently and regularly flows up into the esophagus, resulting in symptoms and/or complications. Symptoms include dental corrosion, dysphagia, heartburn, odynophagia, regurgitation, non-cardiac chest pain, extraesophageal symptoms such as chronic cough, hoarseness, reflux-induced laryngitis, or asthma.
Inhibiteur de la pompe à protonsvignette|L'oméprazole, premier IPP commercialisé en 1989 Les inhibiteurs de la pompe à protons (souvent dits IPP) sont un ensemble de molécules dont l'action principale est une réduction prononcée et de longue durée (18 à 24 heures) de la production d'acidité gastrique en agissant sur la pompe à protons. L'ensemble des inhibiteurs de la pompe à protons succède dans ce rôle aux antihistaminiques H2 et les a largement supplantés grâce à son efficacité supérieure.
Enzyme digestiveUne enzyme digestive a pour fonction de dégrader les macromolécules biologiques en libérant les petites unités moléculaires (monomères) qui les constituent afin de faciliter leur assimilation par l'organisme. Ces enzymes se trouvent d'une part dans l'appareil digestif humain, dans celui des animaux et dans les pièges des plantes carnivores, où elles participent à la digestion de la nourriture, et d'autre part à l'intérieur même des cellules, essentiellement dans un organite appelé lysosome, où elles participent au métabolisme cellulaire en permettant le recyclage des biomolécules.
ProenzymeUne proenzyme ou zymogène est un précurseur protéique d'une enzyme, c'est-à-dire un composé protidique inactif, dépourvu d'activité enzymatique, mais qui peut donner après activation une enzyme active. L'intérêt pour l'organisme est de pouvoir synthétiser une enzyme et de l'activer plus tard, lorsque les conditions le nécessitent. L'enzyme peut ainsi être stockée sous une forme inactive donc inoffensive (cas de la trypsine par exemple).
Ulcère gastroduodénalL’ulcère gastroduodénal (UGD, parfois épellé gastro-duodénal), aussi appelé ulcère de l'estomac, est une maladie qui a longtemps été considérée comme chronique, définie anatomiquement par une perte de substance de la paroi de l’estomac ou du duodénum dépassant la muscularis mucosae. L’ulcère implique le plus souvent une bactérie, l’Helicobacter pylori. Cette découverte fortuite est due à J. Robin Warren et Barry J. Marshall et leur a valu le prix Nobel de médecine en 2005.
CholécystokinineLa cholécystokinine (CCK) est une hormone peptidique gastro-intestinale sécrétée par la muqueuse du duodénum (premier segment de l'intestin grêle) et relarguée dans la circulation sanguine. Elle porte aussi le nom de pancréozymine, d'où le nom de CCK-PZ. Son gène est le CKK situé sur le chromosome 3 humain. Identifiée pour la première fois en 2002 par une équipe britannique de l'Imperial College de Londres, elle est depuis largement étudiée pour son rôle de répresseur de l'appétit et d'inducteur de la satiété.
Appareil digestifLe système digestif, appelé aussi appareil digestif, est l'ensemble des organes qui chez les êtres vivants a pour rôle d'assurer l'ingestion et la digestion des aliments pour en extraire l'énergie et les nutriments nécessaires à la survie de l'organisme qui sont ensuite absorbés par l'organisme. Ce système est essentiel à la vie des animaux et se retrouve nécessairement pour toutes les espèces. Le rôle de ce système biologique est également d'assurer l'excrétion des matières alimentaires qui n'ont pu être absorbées par l'organisme.
Mucusvignette|Chez quelques espèces d'insectes, dont Lilioceris lilii, les larves s'enveloppent d'un mélange de mucus, d'excréments et d'exuvies imprégnés de molécules antibiotiques ou répulsives pour la plupart de leurs prédateurs. L'odeur de ce manteau d'excretas et d'exuvies attire néanmoins des prédateurs spécialisés qui ont probablement coévolué avec ces insectes.
ŒsophageL' (du grec οισοφάγος, littéralement « qui transporte ce qu'on mange ») est un organe appartenant au tube digestif, principalement thoracique et communiquant avec le pharynx au niveau du cou et l'estomac au niveau de l'abdomen. Il permet de transporter les aliments solides et liquides déglutis vers l'estomac grâce au péristaltisme, l'onde séquentielle de sa musculature. Il a une longueur de chez l'être humain adulte et chez le nouveau-né. vignette|Coupe axiale du thorax au niveau T5.
G cellIn anatomy, the G cell or gastrin cell, is a type of cell in the stomach and duodenum that secretes gastrin. It works in conjunction with gastric chief cells and parietal cells. G cells are found deep within the pyloric glands of the stomach antrum, and occasionally in the pancreas and duodenum. The vagus nerve innervates the G cells. Gastrin-releasing peptide is released by the post-ganglionic fibers of the vagus nerve onto G cells during parasympathetic stimulation. The peptide hormone bombesin also stimulates gastrin from G cells.