Grande DépressionLa Grande Dépression () ou « crise économique des années 1930 », dite encore « crise de 29 », est une longue phase de crise économique et de récession qui frappe l'économie mondiale à partir du krach boursier américain de 1929 jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Précédée par la puissante expansion des années 1920, c'est la plus importante dépression économique du . Elle a été accompagnée d'une forte déflation et d'une explosion du chômage et a poussé les autorités à une profonde réforme des marchés financiers.
Zero interest rate policyLa Zero Interest Rate Policy (ZIRP) est une politique monétaire menée par les banques centrales afin de stimuler les crédits et les investissements. La Zero Interest Rate Policy consiste à la mise en place par la banque centrale de taux d'intérêt (taux de rémunération des dépôts, taux de prêt marginal, ...) à 0% de sorte à stimuler l'activité économique. Une étude de la Réserve fédérale des États-Unis montre que, selon les simulations des modèles DSGE, la ZIRP peut avoir des effets positifs.
Crise financière mondiale de 2007-2008La crise financière mondiale de 2007-2008 est une crise financière, marquée par une crise de liquidité et parfois par des crises de solvabilité tant au niveau des banques que des États, et une raréfaction du crédit aux entreprises. Amorcée en , elle trouve son origine dans le dégonflement de bulles de prix (dont la bulle immobilière américaine des années 2000) et les pertes importantes des établissements financiers provoquées par la crise des subprimes.
Crise des subprimesLa crise des subprimes () est une crise financière qui a touché le secteur des prêts hypothécaires à risque () aux États-Unis à partir de . Avec la crise bancaire et financière de l'automne 2008, ces deux phénomènes inaugurent la crise financière mondiale de 2007-2008. La crise trouve son point de départ dans la hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale à partir de 2005. Cette hausse, renchérissant le coût du remboursement des prêts, s'accompagne ainsi d'un taux de défaut de 15 % de ces crédits en 2007.
Assouplissement quantitatifL'assouplissement quantitatif (, abrégé par QE dans cet article) désigne un type de politique monétaire par laquelle une banque centrale rachète massivement de la dette publique ou d'autres actifs financiers afin d'injecter de l'argent dans l'économie et de stimuler la croissance. La banque centrale rachète aux acteurs financiers en principe des titres de dettes, notamment des obligations publiques (titres de dette publique) ou privées (obligations d'entreprise), et, dans certaines circonstances des titres adossés à des actifs comme des titres hypothécaires.
Demande agrégéePour la macroéconomie, la demande agrégée (notée ) représente la demande totale de biens et services dans une économie (notée ) pour un temps et un niveau de prix donnés. C'est la quantité de biens et services dans l'économie qui sera achetée à tous les niveaux de prix. Il s'agit donc de la demande pour le produit intérieur brut (PIB) d'un pays lorsque les niveaux d'inventaires sont statiques. Elle est souvent appelée demande effective, quoique ce terme soit parfois considéré comme différent.
MonétarismeLe monétarisme est une école de pensée économique dont la thèse centrale est que la monnaie et la politique monétaire ne peuvent avoir aucun effet positif sur la croissance économique (neutralité monétaire), et que les banques centrales ne doivent pas intervenir sur les marchés. Soutenant la thèse de l'autorégulation, le monétarisme rejette les interventions de l'État dans l'économie. Fondée par l'économiste Milton Friedman au milieu du XXe siècle, elle a joui d'une grande influence auprès des décideurs publics dans les années 1970 et 1980 avant de tomber en désuétude.
Hyman MinskyHyman Minsky, né le à Chicago et mort le , est un économiste américain s'inscrivant dans le courant de pensée post-keynésienne. Il est connu pour ses études portant sur les crises financières et leur lien avec le cycle économique. Sans avoir fait école, ses analyses ont exercé une importante influence sur ce courant de pensée. Ses analyses ont par ailleurs trouvé un écho plus large, jusque dans les milieux de la finance. Hyman Minsky est le fils de deux militants socialistes.
DéflationLa déflation est un gain de pouvoir d'achat de la monnaie (on peut acheter plus de biens et de services avec la même quantité de monnaie) qui se traduit par une baisse durable du niveau général des prix. Ce phénomène ne doit pas être confondu avec la désinflation qui est un ralentissement de l'inflation, soit une diminution du taux d'inflation. Sans mention explicite, il ne s'agit pas de la baisse du prix d'un bien ou même des prix d'un secteur d'activité, mais du niveau moyen de l'ensemble des prix.
Récession (économie)La récession est un phénomène macroéconomique polysémique qui désigne au sens large, un ralentissement du rythme de la croissance économique, et dans un sens plus restreint, une chute du produit intérieur brut sur au moins deux trimestres consécutifs. La récession est la phase de contraction qui a souvent lieu après une crise économique. L'entrée en récession est définie, selon les pays, par des institutions différentes.
Prêteur en dernier ressortL'expression de prêteur en dernier ressort est utilisée dans le cadre du refinancement des banques. Lorsque celles-ci ne sont pas parvenues à se refinancer, soit auprès du marché monétaire, soit auprès d'autres banques, elles possèdent la possibilité de se refinancer auprès de la banque centrale. La banque centrale est alors qualifiée de banque prêteur en dernier ressort. Pour H. Thornton, la banque centrale exerce des responsabilités collectives, elle doit garantir la stabilité du système financier dans son ensemble et prévenir des vagues de faillites qui pourraient avoir des effets en chaîne sur d’autres banques.
Macroéconomiethumb|Modélisation des relations macroéconomiques entre agrégats dans une économie. La macroéconomie est une discipline de l'économie qui étudie le système économique au niveau agrégé à travers les relations entre les grands agrégats économiques que sont le revenu, l'investissement, la consommation. La macroéconomie constitue l'outil essentiel d'analyse des politiques économiques des États ou des organisations internationales.
École de Chicago (économie)L'École de Chicago est une école de pensée économique appartenant à la vision libérale de l'économie. Elle est généralement associée à la théorie néoclassique des prix, au libre marché et au monétarisme ainsi qu'à une opposition au keynésianisme. Son nom vient du département d'économie de l'université de Chicago dont la majorité des professeurs et élèves se rattachent à cette école de pensée.
CashIn economics, cash is money in the physical form of currency, such as banknotes and coins. In bookkeeping and financial accounting, cash is kept in a wallet. Current assets comprising currency or currency equivalents that can be accessed immediately or near-immediately (as in the case of money market accounts). Cash is seen either as a reserve for payments, in case of a structural or incidental negative cash flow or as a way to avoid a downturn on financial markets.
Politique monétaireLa politique monétaire est la politique publique menée par l'autorité monétaire (en général, la banque centrale). Elle a souvent vocation à assurer la stabilité des prix, le plein-emploi ou encore la stabilité du taux de change. La politique monétaire exploite un certain nombre de canaux de transmission tels que le taux d'intérêt, le taux de change ou les valeurs boursières. Elle se distingue de la politique budgétaire. Ces deux politiques interagissent et forment ensemble le policy-mix.
KeynésianismeLe keynésianisme est à la fois une école de pensée économique fondée par l'économiste britannique John Maynard Keynes, et le nom générique donné aux différentes écoles de pensées postérieures affiliées au keynésianisme. La thèse centrale des keynésianistes est que les marchés laissés à eux-mêmes ne conduisent pas nécessairement à l'optimum économique, et que l'État a un rôle à jouer dans le domaine économique pour pallier les défaillances des marchés.
Monnaie fiduciaireLa monnaie fiduciaire est la monnaie comprenant les pièces modernes et les billets de banque. C'est un instrument financier dont la valeur nominale est supérieure à la valeur intrinsèque ; la confiance (fiducia en latin) que lui accorde l'utilisateur comme valeur d'échange, moyen de paiement, et donc comme monnaie, repose sur un principe de garantie défendu par une institution centralisatrice.
Market monetarismMarket monetarism is a school of macroeconomic thought that advocates that central banks target the level of nominal income instead of inflation, unemployment, or other measures of economic activity, including in times of shocks such as the bursting of the real estate bubble in 2006, and in the financial crisis that followed. In contrast to traditional monetarists, market monetarists do not believe monetary aggregates or commodity prices such as gold are the optimal guide to intervention.
Demand for moneyIn monetary economics, the demand for money is the desired holding of financial assets in the form of money: that is, cash or bank deposits rather than investments. It can refer to the demand for money narrowly defined as M1 (directly spendable holdings), or for money in the broader sense of M2 or M3. Money in the sense of M1 is dominated as a store of value (even a temporary one) by interest-bearing assets. However, M1 is necessary to carry out transactions; in other words, it provides liquidity.
Masse monétaireLa masse monétaire est une mesure de la quantité de monnaie dans un pays ou une zone économique. Il s'agit de l’ensemble des valeurs susceptibles d'être converties en liquidités, ainsi que l’agrégat de la monnaie fiduciaire (billets et pièces), des dépôts bancaires et des titres de créances négociables, tous susceptibles d'être immédiatement utilisables comme moyen de paiement. Elle est suivie par les banques centrales et publiée, offrant aux acteurs économiques une précieuse indication sur la possible évolution des prix selon la théorie quantitative de la monnaie.