Économie d'échelleUne économie d'échelle correspond à la baisse du coût unitaire d'un produit qu'obtient une entreprise en accroissant la quantité de sa production. On parlera ainsi d'économie d'échelle si chaque bien produit coûte moins cher à produire lorsque les quantités produites (économies d'échelle par rapport au coût de production) ou vendues (économies d'échelle par rapport au coût de revient) augmentent.
Marché (économie)Un marché est l'institution sociale abstraite où se rencontrent l'offre et la demande de biens ou de services. Le marché est ainsi le lieu, physique ou virtuel, où les échanges commerciaux ont lieu. Dans son acception la plus ancienne, un marché est une institution qui accueille un commerce localisé précisément dans l'espace et le temps mais de dimension variable, par exemple les marchés traditionnels, les marchés aux puces et Lloyd's of London.
Avantage comparatifEn économie, l'avantage comparatif est le concept principal de la théorie traditionnelle du commerce international. Il a été approché par Robert Torrens en 1815 et démontré pour la première fois par l’économiste britannique David Ricardo en 1817 dans ses Principes de l’économie politique et de l’impôt. La théorie associée à l’avantage comparatif explique que, dans un contexte de libre-échange, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production pour laquelle il dispose de l'écart de productivité (ou du coût) le plus fort en sa faveur, ou le plus faible en sa défaveur, comparativement à ses partenaires.
École classiqueL’école classique est une école de pensée économique. Libérale, elle théorise le libre-échange et ses avantages, ainsi que le fonctionnement du marché. Elle regroupe des économistes du et du . Elle a donné naissance à l'école marginaliste, au néoclassicisme et à la nouvelle économie classique. L'école classique est complexe à définir tant elle a rassemblé des auteurs divers, dont certaines vues se contredisaient.
SubventionUne subvention est une aide financière, directe ou indirecte, allouée par une personne publique en vue de financer une activité d'intérêt général. Le bénéficiaire de la subvention peut être public ou privé, entreprise, association, ou personne La subvention peut porter sur un projet, sur un type de bien, sur une situation Les subventions (hauteur, condition d'éligibilité...) sont aujourd'hui une question importante du débat public, au-delà des questions d'usage non éthique, immoral ou illégal des subventions (corruption, contrepartie pour un appui politique, détournement de fonds).
Adam SmithAdam Smith (), né le à Kirkcaldy et mort le à Édimbourg, est un philosophe et économiste écossais ainsi qu'une des principales figures des Lumières écossaises. Il est l'auteur de deux ouvrages classiques, Théorie des sentiments moraux et Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, respectivement publiés en 1759 et 1776. Il reste dans l’histoire comme l'un des pères des sciences économiques modernes.
Mercantilismevignette|Le Lorrain, Port de mer au soleil couchant, 1639. Le mercantilisme est un courant de la pensée économique contemporain de la colonisation du Nouveau Monde et du triomphe de la monarchie absolue, depuis le jusqu'au milieu du en Europe. Il considère que . Cette croyance se généralise et plaide en faveur d'une vision dynamique de la politique de l'économie nationale. Les tenants du mercantilisme prônent le développement économique par l'enrichissement des nations au moyen d'un commerce extérieur convenablement organisé en vue de dégager un excédent de la balance commerciale.
Le Capitalvignette|150px|Karl Marx Le Capital. Critique de l'économie politique (du titre original allemand Das Kapital. Kritik der politischen Ökonomie) est l'ouvrage majeur du philosophe et théoricien de l'économie politique allemand Karl Marx. Marx a consacré plus de 20 ans de sa vie à l'écriture de cette œuvre, mais n’en a achevé qu’une partie : le premier livre, publié le est dédicacé à Wilhelm Wolff, consacré au développement de la production capitaliste. Des brouillons de Marx ont été utilisés par Friedrich Engels pour publier les livres 2 et 3, en 1885 et 1894.
Politique industriellethumb|En France au , Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) a favorisé le développement de l'industrie et du commerce par la création de fabriques et monopoles royaux.|alt=Portrait de Colbert La politique industrielle d'un pays est sa stratégie pour encourager le développement de secteurs économiques qui pour des raisons de souveraineté nationale ou d'insuffisance de l'initiative privée nécessitent une intervention publique.
Équilibre généralL'équilibre général est un concept d'économie qui désigne la possibilité pour les marchés d'atteindre l'équilibre simultanément par le libre jeu de l'offre et de la demande. L'équilibre général se distingue de l'équilibre simple (ou partiel) en ce qu'il s'agit d'un équilibre atteint sur l'intégralité des marchés. Issu de la microéconomie, la théorie de l'équilibre général a été développée par Léon Walras dans son ouvrage de , Éléments d'économie politique pure.
Équilibre économiqueEn économie, le concept d'équilibre économique sur un ou plusieurs marchés désigne un vecteur de variables, généralement des prix qui égalisent l'offre et la demande sur l'ensemble des marchés considérés. Cette désignation d'ensemble recouvre en fait des concepts d'équilibre très différents, qui présentent des propriétés différentes et appartiennent à des cadres d'analyse parfois éloignés. L'équilibre économique n'est jamais l'équilibre comptable. L'équilibre partiel constitue le concept d'équilibre économique le plus fréquent dans la recherche économique.
Main invisiblethumb|alt=Portrait d'Adam Smith|Adam Smith. Dans le domaine socio-économique, la main invisible est une expression (forgée par Adam Smith) qui désigne la théorie selon laquelle l'ensemble des actions individuelles des acteurs économiques, guidées (par définition) uniquement par l'intérêt personnel de chacun, contribuent à la richesse et au bien commun.
Droit de douaneLe droit de douane ou tarif douanier est une taxe prélevée sur une marchandise à importer dès que celle-ci franchit la frontière de l’autre pays. Il constitue l'un des principaux instruments du protectionnisme : en rendant plus chers les produits étrangers importés, cette pratique cherche à en décourager la consommation et à favoriser les industries locales. Il est utilisé pour favoriser l'industrialisation par substitution aux importations. Ces droits peuvent être forfaitaires ou représenter un pourcentage du prix (droits « »).
Accumulation du capitalL’accumulation du capital est un phénomène économique d'ordre microéconomique et macroéconomique. Il s'agit soit de l'épargne accumulée par des individus, soit de l'accumulation de capital, comme facteur de production, qui permet d’augmenter la production totale de l’économie. Le concept est issu de l'économie politique classique chez Adam Smith et David Ricardo. Accumulation primitive du capital Dans la Richesse des nations, Adam Smith réfléchit à la formation du capital et à ses origines.
Économistevignette|Esther Duflo, une des quatre économistes français distingués par un prix de la Banque de Suède en hommage à Alfred Nobel. Un ou une économiste est une personne spécialiste des sciences économiques. Dans la plupart des cas, l'économiste travaille en tant qu'enseignant ou chercheur dans une université, mais il peut également être employé dans un think tank, une institution financière (banque, assurance, etc.) ou un organisme international (FMI, Banque mondiale, OCDE, BRI, etc.).
Richessethumb|350px|Le PIB nominal par habitant permet de mesurer la création de richesse annuelle moyenne par individu dans chaque pays. La richesse est la valeur de l'ensemble des biens détenus (patrimoine) par un agent économique (ménage, individu, nation, etc.) pouvant être soit produite par un revenu ou une plus-value, soit acquise par un legs ou une donation. Un individu, communauté ou pays qui possède une abondance de biens et d'actifs possédés est couramment défini comme « riche ».
Concurrencethumb|200px|Deux enseignes de restauration rapide concurrentes côte à côte à Paris. La concurrence est la rivalité entre plusieurs agents économiques pour acquérir des parts de marché sur un même marché, en vendant des biens identiques ou similaires. La concurrence est ainsi une compétition entre des producteurs, d'ordinaire des entreprises, pour capter la demande émanant des consommateurs.
CapitalLe capital est une somme d'investissements utilisée pour en tirer un profit, c'est-à-dire un stock de biens ou de richesses nécessaires à une production. Cet emploi, courant en sciences économiques, en finance, en comptabilité, en sociologie et en philosophie, a néanmoins dans les domaines distincts des significations spécifiques. Au , « capital » est un adjectif dérivé de la racine latine caput : la tête, signifiant « principal ». Dans le dictionnaire de Nicot publié en 1606, l'adjectif est transformé en substantif pour désigner « le capital d'un marchand ».
Théorie de la firmeLa théorie de la firme consiste en un certain nombre de théories économiques qui décrivent, expliquent et prédisent la nature de la firme, compagnie, ou corporation sa vie, sa conduite, sa structure, et son rapport au marché. En termes simplifiés, la théorie de la firme a pour but de répondre à ces questions : L'existence. Pourquoi les firmes apparaissent, pourquoi toutes les transactions en économie ne sont pas mises sur le marché ? Les frontières. Pourquoi la frontière entre les firmes et le marché est s
Libre-échangeLe libre-échange est un principe visant à favoriser le développement du commerce international en supprimant les barrières nationales tarifaires et non tarifaires susceptibles de restreindre l'importation des biens et des services. Au sens strict, la notion ne s'étend pas aux mouvements de travailleurs ou de capitaux. Il s'oppose au protectionnisme et au mercantilisme. Le fondement de ce système repose dans les théories économiques classiques de la division du travail entre les différentes nations (division internationale du travail) et de l'avantage comparatif.