Philosophie de l'espritLa philosophie de l'esprit (de l'anglais : philosophy of mind) est une branche de la philosophie qui se propose d'étudier la nature de l'esprit (mind), ainsi que sa relation avec le monde physique. Le problème corps-esprit entendu au sens large – problème de la relation des états mentaux au corps –, est communément considéré comme la question centrale de la philosophie de l'esprit, bien que d'autres interrogations sur la nature des états mentaux ne concernent pas le corps, ou fassent directement référence à l'environnement (physique ou social) des individus.
Argument de la connaissancevignette|Une illustration de Mary et des couleurs vignette|Le philosophe Frank Jackson L'argument de la connaissance, aussi connu sous le nom de chambre de Mary ou Mary la super-scientifique est une expérience de pensée philosophique proposée par Frank Jackson dans son article de 1982 intitulé Epiphenomenal Qualia (Qualia Épiphénomènaux), et développée dans son article What Mary didn't know (Ce que Mary ne savait pas) en 1986. L'expérience décrit Mary, une scientifique qui vit dans une pièce où tout est en noir et blanc et qui étudie le monde à travers un écran lui aussi en noir et blanc.
Problème corps-espritLe problème corps-esprit est un questionnement philosophique concernant le type de relation que l'esprit entretient avec le corps, en particulier avec le cerveau. Bien que ce problème ait pu déjà se poser depuis les premiers développements de la philosophie, chez Platon notamment, et qu'il ait trouvé sa formulation moderne dès le , ce n'est que durant le qu'il est explicitement mis en avant comme une question fondamentale, voire comme la question centrale de la philosophie de l'esprit sous l'expression anglaise de mind-body problem.
Problem of other mindsThe problem of other minds is a philosophical problem traditionally stated as the following epistemological question: Given that I can only observe the behavior of others, how can I know that others have minds? The problem is that knowledge of other minds is always indirect. The problem of other minds does not negatively impact social interactions due to people having a "theory of mind" - the ability to spontaneously infer the mental states of others - supported by innate mirror neurons, a theory of mind mechanism, or a tacit theory.
SurvenanceEn philosophie, et plus particulièrement en métaphysique, la survenance est une relation de covariation et de dépendance entre une base (états, propriétés, prédicats) dite « subvenante », et ce qui survient sur cette base. Il est ainsi courant de parler de la survenance de l'esprit sur le corps pour signifier que les états mentaux surviennent sur les états physiques dont ils dépendent étroitement. Selon les conceptions, ce qui survient est ou non réductible à ce sur quoi cela survient.
Fossé explicatifLe fossé explicatif est, en philosophie de l'esprit, la difficulté que les théories physicalistes semblent avoir pour expliquer comment des propriétés physiques peuvent donner naissance à un ressenti telles que la perception d'une couleur ou d'une douleur. Le terme de fossé explicatif a été introduit par le philosophe Joseph Levine en 1983. Dans son article, il utilise la phrase "La douleur est le déclenchement des fibres C" dans le but de montrer que bien que cela puisse être valide dans un sens physiologique, cela ne nous aide pas à comprendre ce que cela fait de ressentir de la douleur.
La Conscience expliquéeLa Conscience expliquée (Consciousness Explained) est un livre du philosophe américain Daniel Dennett paru en 1991, dans lequel l'auteur tente d'expliquer ce qu'est la conscience et ses mécanismes en faisant largement appel aux sciences cognitives. La traduction française du livre, assurée par Pascal Engel, a été publiée aux Éditions Odile Jacob en 1993.
Qualiaalt=Les couleurs sont un problème classique des qualia : comment l'expérience des couleurs émerge-t-elle lors du traitement de certaines ondes lumineuses par le cerveau ?|vignette|Les couleurs sont un problème classique des qualia : comment l'expérience des couleurs émerge-t-elle lors du traitement de certaines ondes lumineuses par le cerveau ?Les qualia (prononcé [kwa.lja]; au singulier quale; du latin qualis qui signifie quel, de quelle sorte, de quelle espèce, de quelle nature) sont le contenu subjectif de l'expérience d'un état mental, ils composent ce que l'on appelle la conscience phénoménale.
Neutral monismNeutral monism is an umbrella term for a class of metaphysical theories in the philosophy of mind, concerning the relation of mind to matter. These theories take the fundamental nature of reality to be neither mental nor physical; in other words it is "neutral". Neutral monism has gained prominence as a potential solution to theoretical issues within the philosophy of mind, specifically the mind–body problem and the hard problem of consciousness. The mind–body problem is the problem of explaining how mind relates to matter.
Chambre chinoiseLa chambre chinoise est une expérience de pensée imaginée par John Searle vers 1980. Searle se demandait si un programme informatique, si complexe soit-il, serait suffisant pour donner un esprit à un système. Cette expérience de pensée vise à montrer qu'une intelligence artificielle ne peut être qu'une intelligence artificielle faible et ne peut que simuler une conscience, plutôt que de posséder d'authentiques états mentaux de conscience et d'intentionnalité.
Expérience de penséeUne expérience de pensée, expérience par la pensée, expérience mentale ou expérience en imagination, est une méthode qui permet de résoudre un problème en utilisant la seule puissance de l'imagination humaine. Une expérience par la pensée peut être utilisée parce que les conditions de l'expérimentation ne sont pas réalisables ou pas souhaitables. L'expression d'expérience de pensée est la traduction de l'anglais thought experiment. Cela se dit, en allemand, Gedankenexperiment.
SentienceLa sentience (du latin sentiens, de sentiere « percevoir par les sens ») désigne la capacité d'éprouver des choses subjectivement, d'avoir des expériences vécues. Les philosophes du utilisaient ce concept pour distinguer la capacité de penser (la raison) de la capacité de ressentir (sentience). En philosophie occidentale contemporaine, la sentience désigne la conscience phénoménale : la capacité de vivre des expériences subjectives, des sensations, appelées aussi qualia en philosophie de l'esprit.
Problème difficile de la conscienceL'expression problème difficile de la conscience (Hard problem of consciousness), imaginée par David Chalmers, désigne le problème de l'origine des qualia, c'est-à-dire du contenu subjectif de l'expérience d'un état mental, lorsque cette question est abordée sous l'angle des neurosciences et des sciences cognitives. Les problèmes difficiles de la conscience s'opposent aux « problèmes faciles » relatifs aux explications de la capacité de discerner, d'assimiler des informations, de rendre compte d'états mentaux, de l'attention, etc.
Dualisme (philosophie de l'esprit)En philosophie de l'esprit, le dualisme est la thèse selon laquelle l'Univers est constitué de substances matérielles et de substances mentales. Le dualisme se réfère à une vision de la relation matière-esprit fondée sur l'affirmation que les phénomènes mentaux possèdent des propriétés qui sortent du champ de la physique. Ces idées apparaissent pour la première fois dans l'histoire de la philosophie avec les écrits de Platon et d'Aristote, qui affirment que l'« intelligence » de l'homme (une faculté de lesprit ou de l'âme) ne peut pas être assimilée ni expliquée par son corps matériel.
Fonctionnalisme (philosophie)En philosophie de l'esprit, le fonctionnalisme est une théorie qui, pour des raisons méthodologiques, conçoit l'esprit comme un système de traitement de l'information et compare la pensée à un calcul (en anglais, computation; Hobbes concevait la raison de cette façon). Issu des recherches en intelligence artificielle, le fonctionnalisme ajoute en outre une théorie causale des états mentaux : les états mentaux sont reliés entre eux par le principe de causalité.
SolipsismeLe solipsisme (du latin solus, « seul » et ipse, « soi-même ») est une théorie philosophique et métaphysique selon laquelle la seule chose dont l'existence est certaine est le sujet pensant. Forme extrême d'idéalisme, le solipsisme soutient qu'aucune autre réalité n'est certaine que celle du sujet qui pense. La question du moi et de l'autrui sont fondamentales en philosophie et en métaphysique. Le solipsisme soutient que l'existence du sujet s'interrogeant constitue l'unique certitude, face à la matière qui, elle, est trompeuse.
Panpsychismevignette|La métaphore de l'astre solaire rayonnant de lumière a souvent été utilisée pour représenter l'extension universelle de l'esprit. Le panpsychisme est une conception philosophique selon laquelle l'esprit est une propriété ou un aspect fondamental du monde qui s'y présente partout. L'esprit se déploierait ainsi dans toute l'étendue de l'Univers. On trouve la première occurrence du terme « panpsychisme » au dans les écrits du philosophe italien Francesco Patrizi.
Test de Turingvignette|upright=1|Schéma du test de Turing. Le test de Turing est une proposition de test d’intelligence artificielle fondée sur la faculté d'une machine à imiter la conversation humaine. Décrit par Alan Turing en 1950 dans sa publication Computing Machinery and Intelligence, ce test consiste à mettre un humain en confrontation verbale à l’aveugle avec un ordinateur et un autre humain. Si la personne qui engage les conversations n’est pas capable de dire lequel de ses interlocuteurs est un ordinateur, on peut considérer que le logiciel de l’ordinateur a passé avec succès le test.
PhysicalismeLe physicalisme, d'après le néologisme allemand « Physikalismus » forgé vers 1930 par Rudolf Carnap, est la thèse, ou doctrine, selon laquelle toutes les connaissances sont réductibles, au moins théoriquement, aux énoncés de la physique. Les sciences humaines et sociales dont l'art, tout comme les sciences de la nature, qui ont chacune leur vocabulaire et leurs concepts spécifiques, pourraient être retranscrites dans la langue de la physique.
Conscience (biologie)thumb|La conscience, telle qu'elle était conçue au . Robert Fludd, Utriusque cosmi maioris scilicet et minoris [...] historia, tomus II (1619), tractatus I, sectio I, liber X, De triplici animae in corpore visione. En biologie, la conscience regroupe le sens de l'éveil, la connaissance de soi et la perception de l'environnement. L'étude de ce phénomène a été longtemps négligée sur le plan scientifique, faute d'outils conceptuels et expérimentaux, tandis qu'il faisait l'objet d'intenses débats dans les domaines de la philosophie, de la métaphysique, de la religion et de la psychologie.