Philosophie occidentaleLa philosophie occidentale désigne la pensée philosophique et son élaboration en Occident, se distinguant ainsi de la philosophie orientale ou d'autres tendances diverses observées chez plusieurs peuples autochtones. Le terme est récent et est inventé pour désigner la pensée philosophique de la civilisation occidentale depuis ses racines grecques, en Grèce antique (voir philosophie antique) et couvrant éventuellement une grande partie du globe incluant l'Amérique du Nord et l'Australie.
Charles Darwin'Charles Robert Darwin' , né le à Shrewsbury dans le Shropshire et mort le à Downe dans le Kent, est un naturaliste et paléontologue britannique dont les travaux sur l'évolution des espèces vivantes ont révolutionné la biologie avec son ouvrage L'Origine des espèces paru en 1859. Célèbre au sein de la communauté scientifique de son époque pour son travail sur le terrain et ses recherches en géologie, il a adopté l'hypothèse émise 50 ans auparavant par le Français Jean-Baptiste de Lamarck selon laquelle toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d'un seul ou quelques ancêtres communs et il a soutenu avec Alfred Wallace que cette évolution était due au processus de sélection naturelle.
Adaptation (biologie)En biologie, l'adaptation peut se définir d’une manière générale comme l’ajustement fonctionnel de l’être vivant au milieu, et, en particulier, comme l’appropriation de l’organe à sa fonction. L’adaptation correspond à la mise en accord d'un organisme vivant avec les conditions qui lui sont extérieures. Elle perfectionne ses organes, les rend plus aptes au rôle qu’ils semblent jouer dans la vie de l’individu. Elle met l’organisme tout entier en cohérence avec le milieu.
Argument téléologique (religion)Largument téléologique, ou argument du dessein divin', est l'argument sur l'existence de Dieu qui se base sur des preuves perceptibles d'ordre, d'intention, de conception ou de direction - ou d'une combinaison de ceux-ci - dans la nature. Il s'appuie sur l'aspect complexe du monde qui semble avoir été conçu, et serait donc l'objectif ou le but d'un être intelligent. Cet argument a été remis au goût du jour par les créationnistes américains, sous la forme du mouvement du Dessein intelligent.
Éthique de la vertuLéthique de la vertu est une expression utilisée en philosophie morale contemporaine, afin de la distinguer de deux autres courants majeurs de l'éthique normative : la morale déontologique, qui insiste sur le devoir moral propre à l'action, et le conséquentialisme, qui insiste sur les conséquences de l'action. L'éthique de la vertu insiste sur l'importance des traits caractéristiques d'une personne, et prête ainsi davantage attention à ce qu'on considère habituellement sous le nom de vertus.
Théorie aristotélicienne de la causalitéLa théorie aristotélicienne de la causalité est une classification par Aristote de quatre différents types causalités. Forgée au , cette vision de la causalité s'écarte grandement de ce qu'on nomme « cause » à l'époque contemporaine. Pour Aristote, la cause () n'est pas simplement ce qui précède l'effet, mais inclut d'autres facteurs comme la volonté d'agir : c'est une notion métaphysique composite. Aristote développe une pensée physique et métaphysique complexe. Il cherche à comprendre les causes et leurs effets.
Atomismevignette|Cube de tantale à l'état liquide. L'atomisme est un courant philosophique et physicien affirmant que la matière est discontinue et composée d'éléments insécables. Leucippe et son élève Démocrite sont les Grecs considérés comme les fondateurs de l'atomisme au , doctrine reprise par Épicure, puis à Rome par Lucrèce au Les atomistes anciens appelaient atomes les éléments microscopiques, insécables, solides et localisés dont ils pensaient que la matière était constituée.
Dieuvignette|William Blake, L'Ancien des Jours (Urizen mesurant le Monde), gravure à l'eau-forte et aquarelle (1794), British Museum. Dieu (hérité du latin deus, lui-même issu d'une racine indo-européenne *deiwos, « divinité », de la base *dei-, « lueur, briller » ; prononciation : ) désigne un être ou une force suprême structurant l'Univers ; il s'agit selon les croyances soit d'une personne, soit d'un concept philosophique ou religieux.
Théorie des formesLa théorie des formes (aussi appelée théorie des idées ou théorie des formes intelligibles) est la théorie selon laquelle les concepts, notions, ou idées abstraites, existent réellement, sont immuables et universelles et forment les modèles (archétypes) des choses et formes que nous percevons avec nos organes sensoriels. Cette théorie repose sur une dualité entre l'ici-bas des réalités sensibles et le monde intelligible. Il s'agit de la doctrine métaphysique majeure de Platon. Le terme de platonisme renvoie à la théorie des formes.
Éthique déontologiqueL'éthique déontologique ou déontologisme (dérivé d'un mot grec signifiant « obligation » ou « devoir ») est la théorie éthique qui affirme que chaque acte moral doit être jugé selon sa conformité (ou sa non-conformité) à certains devoirs. Le terme « déontologie » a été créé par le philosophe anglais Jeremy Bentham dans son livre Chrestomathia (1816). Le déontologisme s'oppose ainsi au conséquentialisme, qui affirme que les actes moraux sont à juger uniquement en fonction de leurs conséquences.
TelosTelos (telos; télos) is a term used by philosopher Aristotle to refer to the final cause of a natural organ or entity, or of human art. Telos is the root of the modern term teleology, the study of purposiveness or of objects with a view to their aims, purposes, or intentions. Teleology is central in Aristotle's work on plant and animal biology, and human ethics, through his theory of the four causes. Aristotle's notion that everything has a telos also gave rise to epistemology.
Hylémorphismevignette|Buste en bronze d'Aristote sculpté par George V. Tsaras L’hylémorphisme (du grec ancien hylè : matière et morphè : forme) est une théorie métaphysique selon laquelle tout être (objet ou individu) est indissociablement composé d'une matière et d'une forme, qui composent la substance. Elle a été développée par Aristote. L'hylémorphisme est un concept de métaphysique au cœur du système de pensée d'Aristote. Cette théorie est exposée et appliquée aux êtres vivants et au composé humain dans le livre I du et dans le .
NéoplatonismeLe néoplatonisme est une doctrine philosophique, élaborée par des platoniciens de l'Antiquité tardive à la suite du médio-platonisme. Philon d'Alexandrie est le précurseur de ce mouvement vers 40, puis il se développe à Rome à partir de 232 par Ammonios Saccas, maître de Plotin, et les élèves de ce dernier, Porphyre et Jamblique. Le néoplatonisme est une école très influente dans l'Antiquité, avec de grands continuateurs comme Proclus, jusqu'à l'exil de ses derniers représentants comme Damascios et Simplicios de Cilicie en 529, à la suite de la fermeture des écoles et lieux de culte païens par l'empereur Justinien.
Intelligencevignette|Le Penseur, sculpture d'Auguste Rodin, représente un homme en pleine réflexion. L'intelligence est l'ensemble des processus trouvés dans des systèmes, plus ou moins complexes, vivants ou non, qui permettent d'apprendre, de comprendre ou de s'adapter à des situations nouvelles. La définition de l'intelligence ainsi que la question d'une faculté d'intelligence générale ont fait l'objet de nombreuses discussions philosophiques et scientifiques.
Biologie de l'évolutionEvolutionary biology is the subfield of biology that studies the evolutionary processes (natural selection, common descent, speciation) that produced the diversity of life on Earth. It is also defined as the study of the history of life forms on Earth. Evolution holds that all species are related and gradually change over generations. In a population, the genetic variations affect the phenotypes (physical characteristics) of an organism. These changes in the phenotypes will be an advantage to some organisms, which will then be passed onto their offspring.
Philosophie allemandeLa philosophie allemande regroupe les philosophes et courants philosophiques de l'aire germanophone et/ou de langue allemande. L'histoire de la philosophie de langue allemande débute avec la mystique rhénane au Moyen Âge, au et se poursuit aux siècles suivants, avec les œuvres de Maître Eckhart, Henri Suso, Jean Tauler. Leurs continuateurs modernes sont Nicolas de Cues, Jakob Böhme, Angelus Silesius. Tous ces auteurs écrivent tant en allemand médiéval qu'en latin, la langue savante de l'époque.
CosmologieLa cosmologie est une branche de la physique qui regroupe les études scientifiques portant sur les propriétés de l'univers dans son ensemble, sa structure. La cosmologie permet d'étudier l'origine et l'évolution de l'univers. Les théories et les hypothèses permettent d'établir des modèles, qui sont testés avec des observations. La théorie dominante sur l'origine et l'évolution de notre Univers est la théorie du Big Bang. La Terre est une planète de taille relativement modeste (environ km de rayon), en orbite autour d'une étoile de la Séquence principale, le Soleil.
CybernétiqueLa cybernétique est l'étude des mécanismes d'information des systèmes complexes, explorés en vue d'être standardisés lors des conférences Macy et décrits en 1947 par le mathématicien Norbert Wiener dans ce but. Des scientifiques d'horizons très divers et parmi les plus brillants de l'époque participèrent à ce projet interdisciplinaire de 1942 à 1953 : mathématiciens, logiciens, ingénieurs, physiologistes, anthropologues, psychologues, etc.
Philosophie naturelleLa philosophie naturelle, connue en latin sous le terme philosophia naturalis, est une expression qui s'appliquait à l'étude de la nature et de l'univers physique qui régnait avant le développement de la science moderne (Galilée), les philosophes posant des questions pertinentes qui, de leur temps, restèrent sans réponse, faute de moyens techniques appropriés. Traditionnellement alliée à la théologie naturelle, elle désignait autrefois l'ensemble des sciences naturelles (astronomie, physique, chimie et biologie).
Éthique à NicomaqueL’Éthique à Nicomaque (en Ἠθικὰ Νικομάχεια, Ethiká Nikomácheia) est un ouvrage d'Aristote qui traite de l'éthique, de la politique et de l'économie. Il est, avec l’Éthique à Eudème et la Grande Morale (Magna Moralia, d'authenticité douteuse), l'un des trois principaux livres exposant la philosophie morale d'Aristote. Aristote se propose ici de rechercher le sens ultime de la vie humaine, le souverain bien, c'est-à-dire le bonheur. Cette interrogation le pousse à s'interroger sur le genre de vie et les conduites les plus susceptibles de rendre heureux.