Inversion du champ magnétique terrestreL'inversion du champ magnétique terrestre (également appelé champ géomagnétique) est un phénomène récurrent dans l'histoire géologique terrestre, le pôle Nord magnétique se déplace au pôle Sud géographique, et inversement. C'est le résultat d'une perturbation de la stabilité du noyau de la Terre. Le champ géomagnétique s’affole alors pendant une courte période (de ) pendant laquelle les pôles magnétiques se déplacent rapidement sur toute la surface du globe, ou disparaissent, selon les théories.
Anomalie magnétiquevignette|L'anomalie magnétique de Koursk (au nord) et l'anomalie de Bangui (Afrique), enregistrées par satellites. Les anomalies magnétiques résultent de la fossilisation du champ magnétique par les basaltes de la croûte océanique. Lorsque les roches riches en corps ferromagnétiques se mettent en place, elles fossilisent le champ magnétique existant. Dans tous les océans, les anomalies positives et négatives s'organisent en bandes parallèles.
MagnétostratigraphieLa magnétostratigraphie est une approche stratigraphique basée sur la reconnaissance de « magnétozones », des ensembles sédimentaires diachrones portant un signal paléomagnétique. Le champ magnétique terrestre connaît des inversions de polarité plus ou moins fréquentes à l'échelle des temps géologiques. Ces inversions étant enregistrées dans les sédiments, les minéraux magnétiques en deviennent des indicateurs. Ils permettent d'affiner la chronologie des étages de fossiles et d'autres évènements géologiques ayant laissé des traces.
Champ magnétique terrestreLe champ magnétique terrestre, aussi appelé bouclier terrestre, est un champ magnétique présent dans un vaste espace autour de la Terre (de manière non uniforme du fait de son interaction avec le vent solaire) ainsi que dans la croûte et le manteau. Il a son origine dans le noyau externe, par un mécanisme de dynamo auto-excitée. Dynamo terrestre Selon les études de John Tarduno de l'université de Rochester (États-Unis), la Terre possédait déjà un champ magnétique il y a 3,45 milliards d'années.
Susceptibilité magnétique des rochesLa susceptibilité magnétique, appliquée à l'étude des roches, permet de retrouver l'orientation magnétique des minéraux dans celles-ci par rapport au champ magnétique ambiant de l'époque. Cette discipline assez récente prend de plus en plus de place dans le domaine de la géologie. L'étude de l'orientation des minéraux selon le champ magnétique de l'époque est utile aussi dans le domaine du magmatisme et du paléomagnétisme dans le cas des dorsales océaniques afin de démontrer la théorie de la tectonique des plaques.
Collision continentaleLa collision continentale est un phénomène géodynamique se produisant à la limite convergente de deux plaques tectoniques où deux lithosphères continentales se rencontrent. Après un événement de subduction, elle se manifeste par le chevauchement d'une lithosphère sur une autre — en raison de l'absence de contraste de densité entre elles —, la formation de chaînes de montagnes (orogenèse), et le blocage progressif des mouvements relatifs entre les deux blocs continentaux, qui s'assemblent dès lors pour n'en former plus qu'un.
Geomagnetic poleThe geomagnetic poles are antipodal points where the axis of a best-fitting dipole intersects the surface of Earth. This theoretical dipole is equivalent to a powerful bar magnet at the center of Earth, and comes closer than any other point dipole model to describing the magnetic field observed at Earth's surface. In contrast, the magnetic poles of the actual Earth are not antipodal; that is, the line on which they lie does not pass through Earth's center.
Mars (planète)Mars () est la quatrième planète du Système solaire par ordre croissant de la distance au Soleil et la deuxième par ordre croissant de la taille et de la masse. Son éloignement au Soleil est compris entre (206,6 à de kilomètres), avec une période orbitale de martiens ( ou terrestre). C’est une planète tellurique, comme le sont Mercure, Vénus et la Terre, environ dix fois moins massive que la Terre mais dix fois plus massive que la Lune.
Rémanence thermomagnétiqueWhen an igneous rock cools, it acquires a thermoremanent magnetization (TRM) from the Earth's field. TRM can be much larger than it would be if exposed to the same field at room temperature (see isothermal remanence). This remanence can also be very stable, lasting without significant change for millions of years. TRM is the main reason that paleomagnetists are able to deduce the direction and magnitude of the ancient Earth's field.
Noyau internethumb|x250px|Écorché de l'intérieur de la Terre. La graine est la partie jaune vif située au centre. Le noyau interne, ou la graine, est la partie solide située au centre de la Terre. C'est une boule de de rayon située au centre du noyau externe (liquide). Elle est composée d'un alliage de fer et de nickel, ainsi que d'éléments plus légers. La frontière entre le noyau externe et le noyau interne est appelée , ou ICB (pour inner core boundary). La graine a été découverte par la sismologue danoise Inge Lehmann en 1936.
DatationLa datation est l'attribution d'une date. Ce terme peut donc s’appliquer à un événement ou à un objet : document, fossile, couche géologique ou encore niveau archéologique. Il désigne globalement la démarche, scientifique ou non, qui consiste à déterminer le temps absolu de cet événement ou de cet objet, et par voie de conséquence l’intervalle de temps relatif séparant l’élément daté du temps du chercheur ou plus généralement du locuteur.
GéochronologieLa géochronologie est la science employée pour déterminer l'âge des roches, fossiles, et sédiments à partir de différentes méthodes de datation. On distingue deux types de géochronologie : la géochronologie absolue et la géochronologie relative, chacune avec ses propres procédés et résultats qui seront ensuite mis en rapport pour obtenir une datation plus précise. La géochronologie est aussi à la base de la chronostratigraphie qui a pour but d'ordonner chronologiquement les dépôts sédimentaires et ainsi établir un registre géologique complet de la Terre.
Rémanence (magnétisme)La rémanence, magnétisation rémanente ou magnétisme résiduel, est la magnétisation laissée dans un matériau ferromagnétique (comme le fer) après la suppression d'un champ magnétique externe. Familièrement, lorsqu'un aimant est , il a une rémanence. La rémanence des matériaux magnétiques fournit la mémoire magnétique dans les dispositifs de stockage magnétiques et est utilisée comme source d'informations sur le champ magnétique terrestre passé dans le paléomagnétisme. Le mot rémanence vient de remanent, muni du suffixe -ence, signifiant .
Tectonique des plaquesvignette|Carte des principales plaques tectoniques terrestres. La tectonique des plaques (du latin tardif tectonicus, dérivé du grec , « de construction ») est un modèle scientifique expliquant la dynamique globale de la lithosphère terrestre. Ce modèle théorique a été constitué à partir du concept de dérive des continents, qui fut développé par Alfred Wegener au début du . La théorie de la tectonique des plaques fut acceptée par la communauté géologique internationale à la fin des années 1960, à la suite de l'émission des concepts du « double tapis-roulant océanique ».
Natural remanent magnetizationNatural remanent magnetization (NRM) is the permanent magnetism of a rock or sediment. This preserves a record of the Earth's magnetic field at the time the mineral was laid down as sediment or crystallized in magma and also the tectonic movement of the rock over millions of years from its original position. Natural remanent magnetization forms the basis of paleomagnetism and magnetostratigraphy. There are several kinds of NRM that can occur in a sample. Many samples have more than one kind superimposed.
Roche magmatiqueLes roches magmatiques ou roches ignées (anciennement, roches éruptives), se forment quand un magma se refroidit et se solidifie, avec ou sans cristallisation complète des minéraux le composant. Cette solidification peut se produire : lentement en profondeur, cas des roches magmatiques plutoniques (dites « intrusives ») ; rapidement à la surface, cas des roches magmatiques volcaniques (dites « extrusives » ou « effusives »).
Dérive des continentsvignette|Illustration de la dérive des continents avec la dislocation de la Pangée (du Trias à aujourd'hui). On appelle dérive des continents l'ensemble des déplacements horizontaux des continents (ou des blocs continentaux) les uns par rapport aux autres. L'hypothèse de la dérive des continents a été suggérée dès 1596. Elle a ensuite été développée et popularisée par Alfred Wegener en 1912. L'absence d’éléments connus lui permettant de l'expliquer le conduit néanmoins à l'attribuer à tort à d'autres mécanismes tels que la fuite des pôles, ce qui contribue au rejet de son hypothèse.
Panache (géologie)vignette|L'archipel d'Hawaï montre ses volcans alimentés par le point chaud, manifestation en surface de l'activité d'un panache. Un panache est, en géologie, une remontée de roches anormalement chaudes, provenant du manteau terrestre. Comme la partie haute des panaches peut fondre partiellement en atteignant des profondeurs faibles, ils sont souvent à l'origine de centres magmatiques tels que les points chauds, et peuvent être à l'origine de grandes coulées basaltiques appelées trapps.