DiurétiqueUn diurétique est une substance qui entraîne une augmentation de la sécrétion urinaire et qui peut être utilisée notamment pour traiter l'hypertension artérielle, l'insuffisance cardiaque, certains œdèmes, l'hypertension portale . Certaines de ces substances sont utilisées comme médicaments : elles inhibent la réabsorption rénale des ions sodium et entraînent une augmentation de l'élimination urinaire en eau et en sodium. Les autres sont qualifiées de substances à effet diurétique : théobromine, théophylline, caféine, alcool.
CrampeUne crampe est une contraction involontaire douloureuse et temporaire d'un muscle. Les crampes surviennent plus souvent au niveau des fléchisseurs des bras ou des jambes (ex : crampe des gastrocnémiens, des fléchisseurs du pied), chez 37 % de la population générale selon les données disponibles vers 1990. Certaines crampes (dites idiopathiques) surviennent selon un mécanisme encore incompris, ce qui explique que les options de traitement actuelles sont limitées.
Syndrome de ConnLe syndrome de Conn ou hyperaldostéronisme primaire est un syndrome décrit en 1955 par Jerome Conn, dans lequel le taux d'aldostérone est anormalement élevé par un excès de sécrétion. Le syndrome de Conn peut être dû à : une tumeur bénigne de la cortico-surrénale (adénome de Conn) que l'on retrouve dans deux tiers des cas ; une hyperplasie bilatérale des surrénales dans le tiers des cas ; exceptionnellement à un carcinome cortico-surrénalien.
HyperkaliémieL'hyperkaliémie est un trouble hydroélectrolytique défini par un excès de potassium dans le plasma sanguin : son diagnostic positif est affirmé par le ionogramme lorsque la kaliémie est supérieure à . La gravité est répartie entre: légère (5.5-5.9 mmol/L), modérée (6.0-6.4 mmol/L), et sévère (>6.5 mmol/L). Lorsqu'elle est sévère et surtout rapidement constituée (aiguë), l'hyperkaliémie peut engager le pronostic vital car elle est pourvoyeuse d'arythmies et de troubles conductifs pouvant aboutir – dans les cas les plus graves et en l'absence de traitement urgent à une dialyse et si complications à un arrêt cardio-circulatoire.
Nutrition parentéraleLa nutrition parentérale est le fait de suppléer artificiellement à l'alimentation d'un patient par voie intraveineuse en évitant ainsi le circuit habituel de l'alimentation et de la digestion. Lorsque la voie entérale n'est pas utilisée de manière concomitante, on parle alors de « nutrition parentérale totale » (TPN). Les solutions contiennent généralement du glucose, des acides aminés, des minéraux et des lipides. En fonction des besoins, il peut être additionné des vitamines, des électrolytes et des oligo-éléments.
RhabdomyolyseEn médecine, la rhabdomyolyse (du grec : rhabdo- : « rayé » myo- : « muscle » et –lysis : « destruction ») est une situation dans laquelle des cellules des muscles squelettiques, se dégradant rapidement, libèrent leur contenu dans la circulation sanguine. Certains produits de dégradation des cellules endommagées, libérés dans le sang, comme la myoglobine, sont nocifs pour les reins et peuvent entraîner une insuffisance rénale.
Laxatifvignette|Publicité imagée (1919) Un est un produit accélérant le transit intestinal, ramollissant les selles. On utilise les laxatifs pour combattre la constipation. Ils peuvent être absorbés oralement ou par voie rectale (lavements, suppositoires ou micro-lavements). vignette|Suppositoires de glycérine utilisés comme laxatifs. Ils comprennent les fibres alimentaires, dites insolubles ou de mucilages, dites solubles car faite d'une substance qui se gonfle au contact de l'eau.
PolydipsieLa polydipsie est un symptôme rencontré le plus souvent en endocrinologie et caractérisé par une soif excessive avec augmentation de l'absorption de liquide, causée par la polyurie dans le cas du diabète, qu'il soit de type insipide (par diminution de la sécrétion de la HAD) ou sucré (augmentation de l'osmolarité due à l'augmentation de la concentration en glucose), ou dans certains cas de diabète sucré, par un dérèglement du centre hypothalamique de la soif.
NauséeLa nausée (du grec ancien / naus, « navire ») est la sensation de mal-être et d'inconfort qui accompagne l'éventuelle approche des vomissements. Cet état est souvent accompagné de contractions de l’estomac, éventuellement préalables à un rejet du bol alimentaire dans l’œsophage préparant un vomissement. Ce n'est pas une maladie en soi, mais un symptôme qui peut être dû à différentes maladies ou médicaments et d'autres conditions, qui ne traduit pas forcément un malaise au niveau de l'estomac.
Acidose métaboliqueL'acidose métabolique est un trouble de l'équilibre acido-basique défini par une baisse du pH dans le secteur extracellulaire plasmatique (sang), d'origine métabolique. C'est une baisse des ions bicarbonates qui en est la cause, elle-même pouvant être due à une diarrhée, une atteinte rénale, ou à une charge acide excessive d'origine exogène ou endogène (lactatémie élevée, état de choc, cétose). Le pH représente la concentration en protons libres d'une solution. Le pH se mesure dans le sang, la lymphe, l'espace interstitiel et le milieu intracellulaire.
VomissementLe est le rejet actif par la bouche d'une partie du contenu de l'estomac. C'est une action protectrice de l'organisme qui a pour but de protéger ce dernier contre l'ingestion de substances toxiques. Il se distingue de la qui, elle, est passive et consiste en une simple remontée du contenu gastrique vers l'arrière-gorge ou la cavité buccale. Le mécanisme du vomissement est essentiellement d'origine centrale : dans le tronc cérébral se trouve le centre du vomissement recevant des informations du cortex, de la pression des ventricules cérébraux, des viscères et d'une zone de chimiorécepteurs.
Acidocétose diabétiqueLacidocétose diabétique (ACD selon la liste des abréviations en médecine) est une complication du diabète – principalement du diabète de type 1, mais parfois du diabète de type 2 lorsqu'il y a absence de production d'insuline. Elle se caractérise par la libération d'acétone, qui donne à l'haleine une odeur caractéristique de pomme ou de fruit pourri. Cependant, elle est rare, sauf dans les cas de stress ou d'infection. La production d'acétone s'explique par le « débordement » du cycle de Krebs par la trop grande quantité d'acétyl-CoA produite.
Amphotéricine BLamphotéricine B est un acide organique aux propriétés antifongiques. Il est extrait de Streptomyces nodosus, il fait partie des Macrolides antifongiques constitué d'un cycle à 36 carbones. Elle est utilisée par voie intraveineuse dans des infections systémiques fongiques, ainsi que par voie orale pour les atteintes muqueuses ORL ou digestives, en particulier les candidoses et Aspergilloses invasives. L'AmBisome est une formulation liposomale d'amphotéricine B pour injection, développée par NeXstar Pharmaceuticals en 1999.
AntihypertenseurLes antihypertenseurs, ou hypotenseurs, sont une classe de médicaments qui sont administrés pour réduire l'hypertension artérielle. Les diurétiques agissent par élimination d’une partie de l’eau et du sodium contenu dans le sang : ceci induit une diminution du volume sanguin et donc une baisse de la tension artérielle. Il existe trois familles de diurétiques: thiazidiques (et apparentés), diurétiques de l'anse de Henlé et enfin les anti-aldostérone.
Déséquilibre électrolytiqueUn déséquilibre électrolytique est une anomalie de la concentration des électrolytes dans le corps. Les électrolytes jouent un rôle vital dans le maintien de l'homéostasie. Ils aident à réguler la fonction cardiaque et neurologique, l'équilibre hydrique, l'apport d'oxygène, l'équilibre acido-basique et bien plus encore. Les déséquilibres électrolytiques peuvent se développer en consommant ou en excrétant trop peu ou trop d'électrolyte. Des exemples d'électrolytes comprennent le calcium, le chlorure, le magnésium, le phosphate, le potassium et le sodium.
PolyurieLa polyurie est un symptôme ou une maladie caractérisée par des urines abondantes, fréquemment rencontrée dans le cas du diabète insipide et du diabète sucré. On parle généralement de polyurie quand le débit urinaire est supérieur ou égal à 3 litres par jour chez l'adulte, alors que chez un individu sain, la diurèse est comprise entre 0,8 et 1,5 litre. L'adjectif en rapport est « polyurique ». Parmi les causes expliquant l'apparition de la polyurie, on reconnaîtra : le diabète sucré qui reste la cause principale et à rechercher en première intention.
Anorexie mentaleL’anorexie mentale (du grec ancien (anórexis) = « perte de l'appétit ») est l'un des troubles des conduites alimentaires (TCA). Elle se manifeste notamment par une préoccupation très forte de l'apparence, qui entraîne des restrictions alimentaires drastiques. Les sujets qui souffrent de ces troubles sont surtout des adolescentes, même s'il y a de plus en plus de garçons et d'adultes. Les causes sont inconnues et multiples. Les mécanismes sont probablement complexes.
HyponatrémieL'hyponatrémie est un trouble hydroélectrolytique défini par une concentration en sodium dans le plasma sanguin (natrémie) inférieure à . Il en découle une hyperhydratation intracellulaire par effet osmotique (l'eau libre passe du secteur extracellulaire au secteur intracellulaire afin d'égaliser les pressions osmotiques de part et d'autre de la membrane cellulaire). Les signes cliniques ne sont pas spécifiques (nausées, vomissements, dégoût de l'eau, asthénie, céphalées, confusion).
PalpitationUne palpitation ou des palpitations correspond au fait de ressentir ses propres battements cardiaques de façon désagréable (des battements cardiaques plus rapides, plus lents, plus forts ou irréguliers). Les épisodes peuvent durer de quelques secondes à plusieurs heures, être quotidiens ou plus rares. Ils peuvent être bien ou mal tolérés. S'ils sont associés à des signes fonctionnels comme un malaise ou une douleur thoracique, une exploration est nécessaire.
Intervalle QTvignette|Représentation d’un ECG normal L’intervalle QT désigne le laps de temps qui sépare les ondes Q et T sur le tracé d’un électrocardiogramme. Il quantifie le temps entre le début de dépolarisation des cellules myocardiques et leur repolarisation. Un effet secondaire classique de nombreuses classes de médicaments est l’allongement de cet intervalle QT. C'est le cas par exemple des neuroleptiques, des antipaludiques, des macrolides ou des fluoroquinolones.