Courant-jetvignette|Représentation du courant-jet. Un courant-jet ou courant d’altitude, aussi couramment désigné par sa dénomination anglophone de jet stream, est un courant d'air rapide et confiné que l'on trouve dans l'atmosphère de certaines planètes telles que la Terre. Les courants-jets sont situés à proximité de la tropopause, entre la troposphère (où la température décroît avec l'altitude) et la stratosphère (où la température croît avec l'altitude), généralement entre au-dessus du niveau de la mer.
Vortex polairevignette|upright=1.25|Descente du vortex polaire sur le Québec et le Maine au matin du 21 janvier 1985. Un vortex polaire (ou tourbillon polaire) est une dépression d'altitude tenace et de grande taille, localisée près d'un des pôles géographiques d'une planète. Sur Terre, ces centres dépressionnaires se forment dans la haute et moyenne troposphère et dans la stratosphère. Ces zones de basse pression sont associées à un cœur d'air froid et donnent en surface, des anticyclones thermiques dans le sillage d'un front polaire car lorsque la masse d'air se contracte et devient plus dense, elle exerce une forte pression sur le sol.
StratosphèreLa stratosphère est la seconde couche de l'atmosphère terrestre, comprise entre la troposphère (au-dessous) et la mésosphère (au-dessus). La limite entre la troposphère et la stratosphère s'appelle la tropopause. Son altitude étant liée à la température de la colonne d'air, elle est minimale dans les régions polaires (entre 6 et 9 km) et maximale dans la zone intertropicale (entre 15 et 19 km). L'altitude moyenne sur l'ensemble du globe est estimée à 12 km.
Cyclonethumb|Cyclone Ivan, 7 septembre 2004. thumb|Cyclone qui a donné une tempête de neige en février 2004 sur les provinces de l'Atlantique du Canada. Un cyclone (du grec kyklos, cercle) est un terme météorologique qui désigne une grande zone où l'air atmosphérique est en rotation autour d'un centre de basse pression local, donnant le plus souvent des nuages et des précipitations. Il s'agit également de et de . Par extension, la circulation cyclonique est la direction que prendra le flux d'air autour d'une dépression ou d'un creux barométrique, soit anti-horaire dans l'hémisphère nord et horaire dans celui du sud.
Blocage (météorologie)vignette|upright= 1.25|Un exemple de bloc OMEGA en Amérique du Nord en mai 2006 Une situation de blocage en météorologie est un tracé des isohypses de la pression en altitude qui donne une configuration atypique des vents en haute altitude (courant-jet). Cet arrangement est caractérisé par une modification de la circulation en altitude, normalement d'ouest en est et dite zonale, en des ondulations quasi stationnaires, rétrogrades ou déviées.
Dépression polairevignette|Dépression polaire au-dessus de la mer du Japon le Une dépression polaire est un système atmosphérique de basse pression de courte durée de vie, de faible diamètre mais très intense que l'on retrouve dans les eaux arctiques et antarctiques, en général au-delà du front polaire. Elles ont reçu plusieurs noms : nuage en virgule, cyclone de méso-échelle, tourbillon polaire de méso-échelle, ouragan arctique, dépression arctique et cyclone d'air froid.
Hadley cellThe Hadley cell, also known as the Hadley circulation, is a global-scale tropical atmospheric circulation that features air rising near the equator, flowing poleward near the tropopause at a height of above the Earth's surface, cooling and descending in the subtropics at around 25 degrees latitude, and then returning equatorward near the surface. It is a thermally-direct circulation within the troposphere that emerges due to differences in insolation and heating between the tropics and the subtropics.
Variabilité et changements climatiquesLa variabilité climatique correspond à tous les changements du système climatique qui persistent plus longtemps qu'un évènement météorologique. Un changement climatique est une modification durable (de la décennie au million d'années) des paramètres statistiques (paramètres moyens, variabilité) du climat global de la Terre ou de ses divers climats régionaux. Ces changements peuvent être dus à des processus intrinsèques à la Terre, à des influences extérieures ou, plus récemment, aux activités humaines.
Circulation atmosphériquevignette|upright=1.25|Vue idéalisée des trois cellules ou zones de circulation atmosphérique La circulation atmosphérique se caractérise par le mouvement à l'échelle planétaire des différentes masses d'air entourant la Terre, ce qui redistribue l'énergie solaire en conjonction avec la circulation océanique. Ainsi, comme la Terre est un sphéroïde, la radiation solaire incidente au sol varie entre un maximum aux régions faisant face directement au Soleil, situé selon les saisons plus ou moins loin de l'équateur, et un minimum à celles très inclinées par rapport à ce dernier, proches des pôles.
Anticyclonevignette|upright=1.5|Vent autour d'un anticyclone dans l'hémisphère nord Un anticyclone est une zone fermée de pressions atmosphériques élevées relativement à celles du voisinage . C'est le système inverse d'un cyclone, d'où son nom. Sur une carte synoptique de surface, l'anticyclone est caractérisé par des courbes isobares (généralement plus de 1013 hPa sur Terre) avec une pression maximale au centre. Sur les cartes d'altitude, il est repérable par un centre d'isohypses de valeurs relativement plus élevées.
Destruction de la couche d'ozoneLa destruction (ou dégradation) de la couche d'ozone est un amincissement voire une disparition de cette couche qui résulte d'un déséquilibre entre la production et la destruction de l’ozone dans la stratosphère. L'épaisseur de la couche d'ozone est mesurée en unité Dobson (DU), 1 DU correspondant à molécules d'ozone par mètre carré. Elle varie autour du globe en fonction de la latitude et des saisons. La couche est mince au niveau de l’équateur (environ 270 DU) et plus épaisse au niveau des pôles (environ 300 DU), elle est plus mince en automne et plus épaisse au printemps.
Modèle climatiqueUn modèle climatique est une modélisation mathématique du climat dans une zone géographique donnée. Historiquement, le premier modèle atmosphérique date de 1950, et a été testé sur le premier ordinateur existant, l'ENIAC. À la date du sixième rapport d'évaluation du GIEC (2021), autour de 100 modèles indépendants étaient utilisés par 49 différents laboratoires de climatologie à travers le monde. Les modèles varient en complexité. Les plus simples permettent de faire des simulations couvrant de plus larges domaines et étendues de temps.
Réchauffement climatiquevignette|redresse=1.35|Températures moyennes de l'air en surface de 2011 à 2020 par rapport à une moyenne de référence de 1951 à 1980. vignette|redresse=1.35|Température observée par la NASA par rapport à la moyenne de 1850-1900 comme référence préindustrielle. Le principal facteur d'augmentation des températures mondiales à l'ère industrielle est l'activité humaine, les forces naturelles ajoutant de la variabilité. vignette|redresse=1.35|L'énergie circule entre l'espace, l'atmosphère et la surface de la Terre.
Modèle de circulation généraledroite|vignette|Modèle de circulation générale GEOS-5 (Goddard Earth Observing System Model) développé par la NASA. Un modèle de circulation générale (en anglais, general circulation model ou GCM) est un modèle climatique. Il s'appuie sur les équations de Navier-Stokes, appliquées à une sphère en rotation ainsi que sur des équations d'équilibre de la thermodynamique pour inclure les sources d'énergie (rayonnement, changement de phase). Ceci permet de simuler à la fois la circulation atmosphérique mais aussi la circulation océanique.
Troposphèrevignette| gauche| Une photographie de la troposphère, prise depuis un avion. La troposphère est la première et la plus basse couche de l'atmosphère de la Terre, comprise entre la surface du globe et la stratosphère. Sa limite supérieure, la tropopause, se situe à une altitude d'environ selon la latitude et la saison. La troposphère est plus épaisse à l'équateur qu'aux pôles : la hauteur moyenne de la troposphère est de dans les tropiques ; dans les latitudes moyennes ; et dans les hautes latitudes des régions polaires en hiver.
Optimum climatique médiévalvignette|Reconstructions des températures de l'hémisphère nord depuis 2000 ans. vignette|Reconstruction paléoclimatique utilisant de multiples « enregistrements climatiques », d'après des données recueillies par le GIEC dans son rapport de 2006. L'optimum climatique médiéval, parfois appelé réchauffement climatique de l'an mille ou embellie de l'an mille, est une période de climat inhabituellement chaud localisé sur les régions de l’Atlantique nord et ayant duré du s approximativement.
Événement climatique extrêmeUn événement climatique extrême ou événement météorologique extrême est un phénomène météorologique caractérisé par sa rareté, son intensité ou les dégâts qu'il provoque, selon la définition retenue. Les canicules, vagues de froid, cyclones tropicaux, sécheresses en sont des exemples. La fréquence et l'intensité de certains événements climatiques extrêmes augmentent en conséquence du réchauffement climatique d'origine anthropique.
Étévignette|Champs de blé mûrs, représentation allégorique traditionnelle de l'été. vignette|Tourisme balnéaire de grandes vacances en été. L’été est l'une des quatre saisons de l'année, dans les zones tempérées et polaires de la planète (hors climat tropical et équatorial). Il suit le printemps et précède l'automne, avec plusieurs définitions : astronomique (saison définie par des phénomènes astronomiques marquants) ; météorologique (saison comprenant les mois les plus chauds de l’année, avec les taux d'ensoleillement maximum, en corrélation avec les journées les plus longues, et les nuits les plus courtes) ; calendaire (dont les dates varient selon les pays).
ClimatLe climat est la distribution statistique des conditions de l'atmosphère terrestre dans une région donnée pendant une période donnée. L'étude du climat est la climatologie. Elle se distingue de la météorologie qui désigne l'étude du temps dans l’atmosphère à court terme et dans des zones ponctuelles. La caractérisation du climat est effectuée à partir de mesures statistiques annuelles et mensuelles sur des données atmosphériques locales : température, pression atmosphérique, précipitations, ensoleillement, humidité, vitesse du vent.
Relevés de température instrumentaleLes relevés de température instrumentale fournissent la température du système climatique de la Terre à partir du réseau historique de mesures in situ de la température de l'air en surface, et de la température de la surface des océans. Les données sont collectées dans des milliers de stations météorologiques, de bouées et de navires dans le monde entier. Le plus vieux relevé de température est une série de données météorologiques en Angleterre, qui a commencé en 1659. Les relevés à l'échelle quasi-planétaire ont lieu depuis 1850.