Chiffrement par blocvignette|un schéma de chiffrement par bloc Le chiffrement par bloc (en anglais block cipher) est une des deux grandes catégories de chiffrements modernes en cryptographie symétrique, l'autre étant le chiffrement par flot. La principale différence vient du découpage des données en blocs de taille généralement fixe. La taille de bloc est comprise entre 32 et 512 bits. Dans le milieu des années 1990, le standard était de 64 bits. Depuis 2000 et le concours AES, le standard est de 128 bits.
Cryptanalyse différentielleLa cryptanalyse différentielle est une méthode générique de cryptanalyse qui peut être appliquée aux algorithmes de chiffrement itératif par blocs, mais également aux algorithmes de chiffrement par flots et aux fonctions de hachage. Dans son sens le plus large, elle consiste en l'étude sur la manière dont les différences entre les données en entrée affectent les différences de leurs sorties.
Réseau de FeistelUn réseau de Feistel est une construction utilisée dans les algorithmes de chiffrement par bloc, nommée d'après le cryptologue d'IBM, Horst Feistel. Elle a été utilisée pour la première fois dans Lucifer et DES. Cette structure offre plusieurs avantages, le chiffrement et le déchiffrement ont une architecture similaire voire identique dans certains cas. L'implémentation matérielle est aussi plus facile avec un tel système même si les choses ont passablement changé depuis la fin des années 1970.
CryptanalyseLa cryptanalyse est la technique qui consiste à déduire un texte en clair d’un texte chiffré sans posséder la clé de chiffrement. Le processus par lequel on tente de comprendre un message en particulier est appelé une attaque. Une attaque est généralement caractérisée selon les données qu'elle nécessite : attaque sur texte chiffré seul (ciphertext-only en anglais) : le cryptanalyste possède des exemplaires chiffrés des messages, il peut faire des hypothèses sur les messages originaux qu'il ne possède pas.
Cryptanalyse linéaireLa cryptanalyse linéaire est une technique inventée par Mitsuru Matsui, chercheur chez Mitsubishi Electric. Elle date de 1993 et fut développée à l'origine pour casser l'algorithme de chiffrement symétrique DES. Ce type de cryptanalyse se base sur un concept antérieur à la découverte de Matsui : les expressions linéaires probabilistes. Ces dernières ont été étudiées par Henri Gilbert et Anne Tardy-Corfdir dans le cadre d'une attaque sur FEAL.
Chiffrement de fluxvignette|Schéma du A5/1 et ses trois registres à décalage, un chiffrement par flot utiliser pour chiffrer les communications téléphoniques mobiles. Le chiffrement de flux, chiffrement par flot ou chiffrement en continu (en anglais stream cipher) est une des deux grandes catégories de chiffrements modernes en cryptographie symétrique, l'autre étant le chiffrement par bloc. Un chiffrement par flot arrive à traiter les données de longueur quelconque et n'a pas besoin de les découper.
Data Encryption StandardLe Data Encryption Standard (DES, prononcer //) est un algorithme de chiffrement symétrique (chiffrement par bloc) utilisant des clés de 56 bits. Son emploi n'est plus recommandé aujourd'hui, du fait de sa lenteur à l'exécution et de son espace de clés trop petit permettant une attaque systématique en un temps raisonnable. Quand il est encore utilisé c'est généralement en Triple DES, ce qui ne fait rien pour améliorer ses performances. DES a notamment été utilisé dans le système de mots de passe UNIX.
Cryptographiethumb|La machine de Lorenz utilisée par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale pour chiffrer les communications militaires de haut niveau entre Berlin et les quartiers-généraux des différentes armées. La cryptographie est une des disciplines de la cryptologie s'attachant à protéger des messages (assurant confidentialité, authenticité et intégrité) en s'aidant souvent de secrets ou clés. Elle se distingue de la stéganographie qui fait passer inaperçu un message dans un autre message alors que la cryptographie rend un message supposément inintelligible à autre que qui de droit.
Cryptanalyse différentielle impossibleEn cryptanalyse, la cryptanalyse différentielle impossible ou cryptanalyse par différentielles impossibles est une technique basée sur la cryptanalyse différentielle (1990), elle a été proposée en 1999 par Eli Biham, Adi Shamir et Alex Biryukov dans le cadre de la cryptanalyse de Skipjack. Le principe en lui-même est apparu quelques années auparavant lors d'attaques différentielles mais il n'y avait pas de méthode formellement définie.
Chiffre (cryptologie)En cryptologie, un chiffre est une manière secrète d'écrire un message à transmettre, au moyen de caractères et de signes disposés selon une convention convenue au préalable. Plus précisément, le chiffre est l’ensemble des conventions et des symboles (lettres, nombres, signes, etc.) employés pour remplacer chaque lettre du message à rendre secret. Avec un chiffre, on transforme un message en clair en message en chiffres, ou message chiffré, ou encore cryptogramme.
Analyse fréquentielleL’analyse fréquentielle, ou analyse de fréquences, est une méthode de cryptanalyse dont la description la plus ancienne est réalisée par Al-Kindi au . Elle consiste à examiner la fréquence des lettres employées dans un message chiffré. Cette méthode est fréquemment utilisée pour décoder des messages chiffrés par substitution, dont un exemple très simple est le chiffre de César. L'analyse fréquentielle est basée sur le fait que, dans chaque langue, certaines lettres ou combinaisons de lettres apparaissent avec une certaine fréquence.
Pseudorandom permutationIn cryptography, a pseudorandom permutation (PRP) is a function that cannot be distinguished from a random permutation (that is, a permutation selected at random with uniform probability, from the family of all permutations on the function's domain) with practical effort. Let F be a mapping . F is a PRP if and only if For any , is a bijection from to , where . For any , there is an "efficient" algorithm to evaluate for any ,.
Histoire de la cryptologieCet article résume l’histoire de la cryptologie de l’Antiquité à aujourd'hui. La cryptologie regroupe à la fois la cryptographie, associée aux techniques de chiffrement d’un message clair, et la cryptanalyse qui concerne l’analyse et le déchiffrement du message codé. Le premier « document » chiffré connu remonte à l'Antiquité. Il s'agit d'une tablette d'argile, retrouvée en Irak, et datant du Un potier y avait gravé sa recette secrète en supprimant des consonnes et en modifiant l'orthographe des mots.
Format-preserving encryptionIn cryptography, format-preserving encryption (FPE), refers to encrypting in such a way that the output (the ciphertext) is in the same format as the input (the plaintext). The meaning of "format" varies. Typically only finite sets of characters are used; numeric, alphabetic or alphanumeric. For example: Encrypting a 16-digit credit card number so that the ciphertext is another 16-digit number. Encrypting an English word so that the ciphertext is another English word.
Cryptographie symétriquevignette|320x320px|Schéma du chiffrement symétrique: la même clé est utilisée pour le chiffrement et le déchiffrement La cryptographie symétrique, également dite à clé secrète (par opposition à la cryptographie asymétrique), est la plus ancienne forme de chiffrement. Elle permet à la fois de chiffrer et de déchiffrer des messages à l'aide d'un même mot clé. On a des traces de son utilisation par les Égyptiens vers 2000 av. J.-C. Plus proche de nous, on peut citer le chiffre de Jules César, dont le ROT13 est une variante.
CiphertextIn cryptography, ciphertext or cyphertext is the result of encryption performed on plaintext using an algorithm, called a cipher. Ciphertext is also known as encrypted or encoded information because it contains a form of the original plaintext that is unreadable by a human or computer without the proper cipher to decrypt it. This process prevents the loss of sensitive information via hacking. Decryption, the inverse of encryption, is the process of turning ciphertext into readable plaintext.
Fonction de compressionvignette|Une fonction de compression unidirectionnelle typique, habituellement utilisée dans la construction Merkle-Damgård En cryptographie, une fonction de compression est une fonction à sens unique qui prend une entrée de M bits et produit à sa sortie une séquence de N bits avec N strictement inférieur à M. On doit ce terme à Ralph Merkle et Ivan Damgård qui l'ont utilisé dans le cadre de la construction de Merkle-Damgård. La sortie est ainsi « compressée » (à perte d'où le terme « sens unique ») puisque plus courte que l'entrée.
S-BoxS-Box (substitution box), terme anglais désignant une table de substitution utilisée dans un algorithme de chiffrement symétrique. Une S-Box contribue à la « confusion » (terme employé par Claude Shannon) en rendant l'information originale inintelligible. Les S-Boxes permettent de casser la linéarité de la structure de chiffrement et leur nombre varie selon les algorithmes. DES compte par exemple huit tables de 16x4 éléments.
Skipjack (cryptographie)Skipjack est un algorithme de chiffrement par bloc conçu par la NSA durant les années 1980 et resté secret jusqu'en 1998 où il fut déclassifié. Il était destiné à un usage au sein de la controversée puce Clipper. Skipjack fut conçu par la NSA durant les années 1980 dans le cadre d'un projet du gouvernement américain relatif à une puce contenant des primitives cryptographiques, le Clipper chip. Elle était notamment destinée aux appareils électroniques vendus au grand public.
Attaque à texte clair connuUne attaque à texte clair connu (en anglais known-plaintext attack ou KPA) est un modèle d'attaque en cryptanalyse où l'attaquant possède à la fois le texte chiffré (cipher) et un texte clair, c.à.d. tout ou une partie du message déchiffré : le clair connu (plaintext en anglais, ou encore crib, « antisèche », « pompe »). Ces éléments peuvent être utilisés afin de révéler d'autres informations secrètes comme la clé de chiffrement ou la table de correspondance utilisée.