Attaque à texte clair connuUne attaque à texte clair connu (en anglais known-plaintext attack ou KPA) est un modèle d'attaque en cryptanalyse où l'attaquant possède à la fois le texte chiffré (cipher) et un texte clair, c.à.d. tout ou une partie du message déchiffré : le clair connu (plaintext en anglais, ou encore crib, « antisèche », « pompe »). Ces éléments peuvent être utilisés afin de révéler d'autres informations secrètes comme la clé de chiffrement ou la table de correspondance utilisée.
CryptanalyseLa cryptanalyse est la technique qui consiste à déduire un texte en clair d’un texte chiffré sans posséder la clé de chiffrement. Le processus par lequel on tente de comprendre un message en particulier est appelé une attaque. Une attaque est généralement caractérisée selon les données qu'elle nécessite : attaque sur texte chiffré seul (ciphertext-only en anglais) : le cryptanalyste possède des exemplaires chiffrés des messages, il peut faire des hypothèses sur les messages originaux qu'il ne possède pas.
Chosen-plaintext attackA chosen-plaintext attack (CPA) is an attack model for cryptanalysis which presumes that the attacker can obtain the ciphertexts for arbitrary plaintexts. The goal of the attack is to gain information that reduces the security of the encryption scheme. Modern ciphers aim to provide semantic security, also known as ciphertext indistinguishability under chosen-plaintext attack, and they are therefore, by design, generally immune to chosen-plaintext attacks if correctly implemented.
Cryptanalyse différentielleLa cryptanalyse différentielle est une méthode générique de cryptanalyse qui peut être appliquée aux algorithmes de chiffrement itératif par blocs, mais également aux algorithmes de chiffrement par flots et aux fonctions de hachage. Dans son sens le plus large, elle consiste en l'étude sur la manière dont les différences entre les données en entrée affectent les différences de leurs sorties.
Cryptanalyse linéaireLa cryptanalyse linéaire est une technique inventée par Mitsuru Matsui, chercheur chez Mitsubishi Electric. Elle date de 1993 et fut développée à l'origine pour casser l'algorithme de chiffrement symétrique DES. Ce type de cryptanalyse se base sur un concept antérieur à la découverte de Matsui : les expressions linéaires probabilistes. Ces dernières ont été étudiées par Henri Gilbert et Anne Tardy-Corfdir dans le cadre d'une attaque sur FEAL.
Chiffre de Vigenèrevignette|Blaise de Vigenère. Le chiffre de Vigenère est un système de chiffrement par substitution polyalphabétique dans lequel une même lettre du message clair peut, suivant sa position dans celui-ci, être remplacée par des lettres différentes, contrairement à un système de chiffrement mono alphabétique comme le chiffre de César (qu'il utilise cependant comme composant). Cette méthode résiste ainsi à l'analyse de fréquences, ce qui est un avantage décisif sur les chiffrements mono alphabétiques.
Running key cipherIn classical cryptography, the running key cipher is a type of polyalphabetic substitution cipher in which a text, typically from a book, is used to provide a very long keystream. Usually, the book to be used would be agreed ahead of time, while the passage to be used would be chosen randomly for each message and secretly indicated somewhere in the message. The text used is The C Programming Language (1978 edition), and the tabula recta is the tableau. The plaintext is "Flee at once".
Attack modelIn cryptanalysis, attack models or attack types are a classification of cryptographic attacks specifying the kind of access a cryptanalyst has to a system under attack when attempting to "break" an encrypted message (also known as ciphertext) generated by the system. The greater the access the cryptanalyst has to the system, the more useful information they can get to utilize for breaking the cypher. In cryptography, a sending party uses a cipher to encrypt (transform) a secret plaintext into a ciphertext, which is sent over an insecure communication channel to the receiving party.
Chiffrement par blocvignette|un schéma de chiffrement par bloc Le chiffrement par bloc (en anglais block cipher) est une des deux grandes catégories de chiffrements modernes en cryptographie symétrique, l'autre étant le chiffrement par flot. La principale différence vient du découpage des données en blocs de taille généralement fixe. La taille de bloc est comprise entre 32 et 512 bits. Dans le milieu des années 1990, le standard était de 64 bits. Depuis 2000 et le concours AES, le standard est de 128 bits.
Attaque de l'homme du milieuvignette|Schéma de l'attaque de l'homme du milieu : Mallory intercepte les communications entre Alice et Bob. L'attaque de l'homme du milieu (HDM) ou man-in-the-middle attack (MITM), parfois appelée attaque du monstre du milieu ou monster-in-the-middle attack ou attaque de l'intercepteur, est une attaque qui a pour but d'intercepter les communications entre deux parties, sans que ni l'une ni l'autre puisse se douter que le canal de communication entre elles a été compromis.
Attaque de préimageEn cryptographie, une attaque de préimage est une attaque sur une fonction de hachage cryptographique qui essaie de trouver un message qui a une valeur spécifique de hachage. Une bonne fonction de hachage cryptographique doit résister à des attaques de . Il existe deux types d'attaques de préimage : l'attaque de préimage : pour une valeur de sortie spécifiée, un attaquant tente de trouver une entrée qui produit cette valeur en sortie, c’est-à-dire, pour un donné, il tente de trouver un tel que ; l'attaque de seconde préimage : l'attaquant tente de trouver une seconde entrée qui a la même valeur de hachage qu’une entrée spécifiée ; pour un donné, il tente de trouver une deuxième préimage tel que .
Chiffrement par substitutionvignette|Exemple de chiffrement par substitution: le chiffre de César. Le chiffrement par substitution est une technique de chiffrement utilisée depuis bien longtemps puisque le chiffre de César en est un cas particulier. Sans autre précision, elle désigne en général un chiffrement par substitution monoalphabétique, qui consiste à substituer dans un message chacune des lettres de l'alphabet par une autre (du même alphabet ou éventuellement d'un autre alphabet), par exemple, ainsi que procédait César a par d, b par e et ainsi de suite.
CiphertextIn cryptography, ciphertext or cyphertext is the result of encryption performed on plaintext using an algorithm, called a cipher. Ciphertext is also known as encrypted or encoded information because it contains a form of the original plaintext that is unreadable by a human or computer without the proper cipher to decrypt it. This process prevents the loss of sensitive information via hacking. Decryption, the inverse of encryption, is the process of turning ciphertext into readable plaintext.
Analyse fréquentielleL’analyse fréquentielle, ou analyse de fréquences, est une méthode de cryptanalyse dont la description la plus ancienne est réalisée par Al-Kindi au . Elle consiste à examiner la fréquence des lettres employées dans un message chiffré. Cette méthode est fréquemment utilisée pour décoder des messages chiffrés par substitution, dont un exemple très simple est le chiffre de César. L'analyse fréquentielle est basée sur le fait que, dans chaque langue, certaines lettres ou combinaisons de lettres apparaissent avec une certaine fréquence.
Ciphertext-only attackIn cryptography, a ciphertext-only attack (COA) or known ciphertext attack is an attack model for cryptanalysis where the attacker is assumed to have access only to a set of ciphertexts. While the attacker has no channel providing access to the plaintext prior to encryption, in all practical ciphertext-only attacks, the attacker still has some knowledge of the plaintext. For instance, the attacker might know the language in which the plaintext is written or the expected statistical distribution of characters in the plaintext.
Attaque des anniversairesUne attaque des anniversaires ou attaque par le paradoxe des anniversaires est un type d’attaque en cryptanalyse qui exploite des notions mathématiques équivalentes à celles qu’utilise le paradoxe des anniversaires en théorie des probabilités. L'objet de l'attaque consiste à comparer entre elles les méthodes de chiffrement de plusieurs sources jusqu'à ce que deux d'entre elles correspondent. Cette attaque peut être utilisée pour modifier les communications entre deux personnes ou plus.
Vecteur d'initialisationEn cryptographie, un vecteur d'initialisation (en anglais initialization vector ou IV) est un bloc de bits combiné avec le premier bloc de données lors d'une opération de chiffrement. Il est utilisé dans le cadre des modes d'opération d'un algorithme de chiffrement symétrique par blocs ou pour un chiffrement par flux comme RC4. Dans certains cryptosystèmes, le vecteur est généré de manière aléatoire puis transmis en clair avec le reste du message. Dans d'autres systèmes, on peut utiliser une métadonnée comme le numéro de inode du fichier chiffré.
Cryptanalyse différentielle impossibleEn cryptanalyse, la cryptanalyse différentielle impossible ou cryptanalyse par différentielles impossibles est une technique basée sur la cryptanalyse différentielle (1990), elle a été proposée en 1999 par Eli Biham, Adi Shamir et Alex Biryukov dans le cadre de la cryptanalyse de Skipjack. Le principe en lui-même est apparu quelques années auparavant lors d'attaques différentielles mais il n'y avait pas de méthode formellement définie.
Data Encryption StandardLe Data Encryption Standard (DES, prononcer //) est un algorithme de chiffrement symétrique (chiffrement par bloc) utilisant des clés de 56 bits. Son emploi n'est plus recommandé aujourd'hui, du fait de sa lenteur à l'exécution et de son espace de clés trop petit permettant une attaque systématique en un temps raisonnable. Quand il est encore utilisé c'est généralement en Triple DES, ce qui ne fait rien pour améliorer ses performances. DES a notamment été utilisé dans le système de mots de passe UNIX.
Attaque par rejeuthumb|lang=fr|Schéma d'attaque par rejeu d'un mot de passe intercepté Une attaque par rejeu (en anglais, replay attack ou playback attack) est une forme d'attaque réseau dans laquelle une transmission est malicieusement répétée par un attaquant qui a intercepté la transmission. Il s'agit d'un type d'usurpation d'identité. L'exemple suivant présente une attaque par rejeu où Ève usurpe l'identité d'Alice en volant son mot de passe. Supposons qu'Alice veuille communiquer avec Bob.