AntarctiqueL'Antarctique (prononcé , ou aussi ), parfois appelé « le Continent Austral » ou « le Continent Blanc », est le continent le plus méridional de la Terre. Situé autour du pôle Sud, il est entouré des mers de Ross et de Weddell et, suivant les classifications, des océans Atlantique, Indien et Pacifique ou du seul océan Austral. Il forme le cœur de la région antarctique qui inclut également les parties émergées du plateau des Kerguelen ainsi que d'autres territoires insulaires de la plaque antarctique plus ou moins proches.
PrécipitationsLes précipitations désignent toutes les formes de l'eau à l'état liquide ou solide provenant de l'atmosphère. Ces hydrométéores (cristaux de glace ou gouttelettes d'eau), ayant été soumis à des processus de condensation et d'agrégation à l'intérieur des nuages, sont devenus trop lourds pour demeurer en suspension dans l'atmosphère et tombent au sol ou s'évaporent en virga avant de l'atteindre. Les précipitations se caractérisent par trois principaux paramètres : leur volume, leur intensité et leur fréquence qui varient selon les lieux et les périodes (jours, mois ou années).
Péninsule AntarctiqueLa péninsule Antarctique est la région la plus au nord du continent Antarctique et, quasiment, la seule partie s'étendant au-delà du cercle polaire. La péninsule Antarctique se situe dans l'hémisphère occidental, plus ou moins dans la continuité de l'Amérique du Sud. Elle s'étend depuis une ligne reliant le cap Adams et un point situé au sud des îles Eklund au sud, jusqu'à la pointe de (63° 13' S) au nord. La péninsule est divisée en 2 « terres » limitées par la ligne reliant le cap Jeremy au cap Agassiz : la terre de Palmer, partie la plus proche du corps du continent et la terre de Graham.
Inlandsis de l'AntarctiqueLinlandsis de l'Antarctique est le nom de l'inlandsis (calotte polaire) qui recouvre la majeure partie de l'Antarctique. La couche de glace peut atteindre d'épaisseur. Elle repose directement sur un substrat rocheux, mais tandis qu'en Antarctique oriental ce substrat est au-dessus du niveau de la mer, en Antarctique occidental il peut se situer jusqu'à plus de au-dessous. À certains endroits, l'inlandsis s'étend sur l'océan Austral par des barrières de glace, telle la barrière de Ross.
Inlandsisvignette|Schéma représentant les principaux types de glace présents aux pôles : de l'inlandsis (en) à l'iceberg. vignette|Vue aérienne de la bordure orientale de l'inlandsis du Groenland produisant des courants glaciaires se déversant dans des fjords. vignette|Nunataks dépassant de l'inlandsis du Groenland sur la côte orientale de l'île. Un inlandsis ( ou ) est un glacier de très grande étendue se présentant sous la forme d'une nappe de glace recouvrant la terre ferme et qui peut atteindre plusieurs milliers de mètres d'épaisseur.
Région antarctiqueLa région antarctique est une région zoogéographique formée dans un sens strict du continent antarctique et des territoires insulaires de la plaque antarctique. Dans un sens élargi, on y rattache également quelques îles des hautes latitudes de l'hémisphère sud situées au sud de la convergence antarctique. L'influence antarctique peut être ressentie sur la faune des milieux tempérés voire tropicaux de cet hémisphère. L'écozone antarctique correspond à une des huit écozones planétaires utilisées par l'UNESCO ou encore par le World Wildlife Fund (WWF).
Réchauffement climatiquevignette|redresse=1.35|Températures moyennes de l'air en surface de 2011 à 2020 par rapport à une moyenne de référence de 1951 à 1980. vignette|redresse=1.35|Température observée par la NASA par rapport à la moyenne de 1850-1900 comme référence préindustrielle. Le principal facteur d'augmentation des températures mondiales à l'ère industrielle est l'activité humaine, les forces naturelles ajoutant de la variabilité. vignette|redresse=1.35|L'énergie circule entre l'espace, l'atmosphère et la surface de la Terre.
Modèle climatiqueUn modèle climatique est une modélisation mathématique du climat dans une zone géographique donnée. Historiquement, le premier modèle atmosphérique date de 1950, et a été testé sur le premier ordinateur existant, l'ENIAC. À la date du sixième rapport d'évaluation du GIEC (2021), autour de 100 modèles indépendants étaient utilisés par 49 différents laboratoires de climatologie à travers le monde. Les modèles varient en complexité. Les plus simples permettent de faire des simulations couvrant de plus larges domaines et étendues de temps.
Inlandsis du GroenlandL'inlandsis du Groenland est un inlandsis recouvrant , soit 80 % du territoire du Groenland. C'est la deuxième plus grande masse de glace sur Terre après l'inlandsis de l'Antarctique, présente sur le Groenland depuis au moins d'années. Elle se réchauffe, fond et s'allège ; et en 2020, il a plu sur l'inlandsis pour la première fois de mémoire d'Homme. La calotte polaire arctique se met en place à la fin du Miocène, entre d'années. L'origine de sa formation fait l'objet de débat.
Rafale descendantethumb|400px|right|Étalement de la goutte froide donnant les rafales descendantes Une rafale descendante est un courant aérien descendant intense sous un orage, dont l'écrasement en surface produit des vents violents, divergents et turbulents. Il est formé par la descente des précipitations et d'air plus froid et sec qui s'infiltre dans le cumulonimbus ce qui donne une goutte froide s'étendant en éventail sous le nuage en arrivant au sol. Les rafales descendantes peuvent se produire sous des orages individuels ou avec des cellules particulières dans une ligne orageuse.
Traité sur l'AntarctiqueLe traité sur l’Antarctique, signé le à Washington, D.C. aux États-Unis et en vigueur depuis le , réglemente les relations entre les États signataires en ce qui a trait à l’Antarctique. Le traité s’applique aux territoires, incluant les plates-formes glaciaires, situés au sud du sud. Les signataires initiaux (pays signataires) du traité furent l’Afrique du Sud, l’Argentine, l’Australie, la Belgique, le Chili, les États-Unis, la France, le Japon, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et l’URSS (repris par la Russie).
Sensibilité climatiquevignette|redresse=1.5|Diagramme des facteurs qui déterminent la sensibilité du climat. L'augmentation des niveaux de entraîne un réchauffement initial. Ce réchauffement est amplifié par l'effet net des rétroactions. Parmi les rétroactions qui se renforcent d'elles-mêmes, on peut citer la fonte des glaces qui réfléchissent la lumière du soleil et l'augmentation de l'évaporation, qui accroît la quantité moyenne de vapeur d'eau dans l'atmosphère, laquelle est un gaz à effet de serre.
Modélisation des glaciersLa modélisation des glaciers utilise des méthodes quantitatives pour simuler l'évolution, la dynamique et la thermodynamique des glaciers et de calottes polaires comme le Groenland ou l'Antarctique, ainsi que les grands glaciers de l'hémisphère nord pendant la dernière glaciation. Les modèles de glaciers sont utilisés dans plusieurs domaines: l'étude de la glaciation de la Terre pendant un cycle de glaciation, l'évolution de la cryosphère sous l'effet du réchauffement climatique, etc.
Modèle de circulation généraledroite|vignette|Modèle de circulation générale GEOS-5 (Goddard Earth Observing System Model) développé par la NASA. Un modèle de circulation générale (en anglais, general circulation model ou GCM) est un modèle climatique. Il s'appuie sur les équations de Navier-Stokes, appliquées à une sphère en rotation ainsi que sur des équations d'équilibre de la thermodynamique pour inclure les sources d'énergie (rayonnement, changement de phase). Ceci permet de simuler à la fois la circulation atmosphérique mais aussi la circulation océanique.
Plaque antarctiqueLa plaque antarctique est une plaque tectonique de la lithosphère de la planète Terre. Sa superficie est de stéradians. Elle inclut l'intégralité du continent antarctique, le plateau de Kerguelen (un ancien continent aujourd'hui submergé) ainsi que de nombreux territoires insulaires. On y associe généralement la plaque des Shetland.
Lapse rateThe lapse rate is the rate at which an atmospheric variable, normally temperature in Earth's atmosphere, falls with altitude. Lapse rate arises from the word lapse, in the sense of a gradual fall. In dry air, the adiabatic lapse rate is 9.8 °C/km (5.4 °F per 1,000 ft). At Saturated Air Lapse Rate (SALR), where value is 1.1 °C/1000ft - 2.8 °C/1000ft as obtained from ICAO. It corresponds to the vertical component of the spatial gradient of temperature.
Désert du KalahariLe désert du Kalahari, situé entre les bassins versants des fleuves Zambèze et Orange, couvre une large partie du Botswana et s'étend vers la Namibie et l'Afrique du Sud sur une superficie d'environ . Le terme « désert » est inapproprié en ce qui concerne le Kalahari. Certes il n'existe pas de plans d'eau permanents dans cette région mais la végétation y est souvent assez abondante.
Terre AdélieLa terre Adélie est une région côtière d'Antarctique oriental découverte en 1840 par l'explorateur français Jules Dumont d'Urville au sud de l'Australie. De la côte au pôle Sud, et entre 136 et 142° de longitude est, la France revendique une aire de qui, sous le nom de Terre-Adélie, est l'un des cinq districts des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Cette revendication, non reconnue par certains pays – dont les États-Unis et la Russie –, s’est trouvée suspendue en 1961 par l'entrée en vigueur du traité sur l'Antarctique.
Désert de GobiLe désert de Gobi (en mongol bitchig : ᠭᠣᠪᠢ, cyrillique : Говь, trans. : goby, littéralement « désert », traduit phonétiquement en ou plus brièvement ) est une vaste région désertique comprise entre le nord de la Chine et le sud de la Mongolie. Il englobe environ un tiers de la surface de la Mongolie. Le bassin désertique est délimité par les montagnes de l'Altaï, la steppe de Mongolie, le plateau tibétain et la plaine du Nord de la Chine.
Radar météorologiqueUn radar météorologique est un type de radar utilisé en météorologie pour repérer les précipitations, calculer leur déplacement et déterminer leur type (pluie, neige, grêle, etc.). La structure tridimensionnelle des données obtenues permet également d'inférer les mouvements des précipitations dans les nuages et ainsi de repérer ceux qui pourraient causer des dommages. Enfin, en se servant des précipitations comme traceurs, on peut en déduire la direction radiale et la vitesse des vents dans la basse atmosphère.