Inlandsis du GroenlandL'inlandsis du Groenland est un inlandsis recouvrant , soit 80 % du territoire du Groenland. C'est la deuxième plus grande masse de glace sur Terre après l'inlandsis de l'Antarctique, présente sur le Groenland depuis au moins d'années. Elle se réchauffe, fond et s'allège ; et en 2020, il a plu sur l'inlandsis pour la première fois de mémoire d'Homme. La calotte polaire arctique se met en place à la fin du Miocène, entre d'années. L'origine de sa formation fait l'objet de débat.
Inlandsisvignette|Schéma représentant les principaux types de glace présents aux pôles : de l'inlandsis (en) à l'iceberg. vignette|Vue aérienne de la bordure orientale de l'inlandsis du Groenland produisant des courants glaciaires se déversant dans des fjords. vignette|Nunataks dépassant de l'inlandsis du Groenland sur la côte orientale de l'île. Un inlandsis ( ou ) est un glacier de très grande étendue se présentant sous la forme d'une nappe de glace recouvrant la terre ferme et qui peut atteindre plusieurs milliers de mètres d'épaisseur.
Inlandsis de l'AntarctiqueLinlandsis de l'Antarctique est le nom de l'inlandsis (calotte polaire) qui recouvre la majeure partie de l'Antarctique. La couche de glace peut atteindre d'épaisseur. Elle repose directement sur un substrat rocheux, mais tandis qu'en Antarctique oriental ce substrat est au-dessus du niveau de la mer, en Antarctique occidental il peut se situer jusqu'à plus de au-dessous. À certains endroits, l'inlandsis s'étend sur l'océan Austral par des barrières de glace, telle la barrière de Ross.
Modélisation des glaciersLa modélisation des glaciers utilise des méthodes quantitatives pour simuler l'évolution, la dynamique et la thermodynamique des glaciers et de calottes polaires comme le Groenland ou l'Antarctique, ainsi que les grands glaciers de l'hémisphère nord pendant la dernière glaciation. Les modèles de glaciers sont utilisés dans plusieurs domaines: l'étude de la glaciation de la Terre pendant un cycle de glaciation, l'évolution de la cryosphère sous l'effet du réchauffement climatique, etc.
Lac subglaciairethumb|Image satellitaire d'une région de l'Antarctique prise par MODIS ; les deux formes ovales gris sombre correspondent à des dépressions de la surface de la glace délimitant les côtes de deux lacs subglaciaires situés à plusieurs milliers de mètres de profondeur, le lac Sovetskaïa et le lac de 90° est. Un lac subglaciaire ou lac sous-glaciaire est un lac situé sous un glacier, typiquement une calotte glaciaire ou un inlandsis. On connaît de nombreux lacs subglaciaires mais le lac Vostok en Antarctique est de loin le plus grand de ceux-ci.
Paysage glaciairevignette|Paysage glaciaire au New Hampshire (USA). Un paysage glaciaire est un site dont le relief résulte pour une part de la présence de glaciers, à la fin de l'ère tertiaire ou pendant le quaternaire. Les glaciations ayant concerné, à leur apogée, plus du quart des terres émergées, tant dans l'hémisphère nord que dans l'hémisphère sud, beaucoup de paysages ont été modelés durant ces périodes, principalement par l'érosion. Les hauteurs sont abrasées tandis que les dépôts en résultant se forment dans certains points bas.
Greenland ice core projectThe Greenland Ice Core Project (GRIP) was a research project organized through the European Science Foundation (ESF). The project ran from 1989 to 1995, with drilling seasons from 1990 to 1992. In 1988, the project was accepted as an ESF-associated program, and in the summer of 1989, the fieldwork was started in Greenland. GRIP aimed to collect and investigate 3000-meter-long ice cores drilled at the apex of the Greenland ice sheet, also known as Summit Camp.
Jökulhlaupvignette|Localisation des différents cas avérés de jökulhlaups et de vidanges brutales d'un lac glaciaire (en violet) dans le monde. Un jökulhlaup, terme islandais signifiant littéralement en français « course de glacier », prononcer , ou débâcle glaciaire, est un type de crue brutale particulièrement puissante et dévastatrice résultant d'une vidange brutale d'un lac glaciaire en lien avec une éruption volcanique. L'origine de la crue est la vidange d'un réservoir d'eau de fusion glaciaire par rupture du barrage de glace.
Cycle du carbonevignette|redresse=2|Schéma du cycle du carbone : l'immense réservoir de carbone est la lithosphère qui stocke 80 000 000 Gigatonnes (Gt) de carbone minéral, sous forme de roches carbonatées et 14 000 Gt de carbone dans la matière organique fossile (réévaluation par rapport aux données du schéma). L'hydrosphère est un réservoir intermédiaire qui stocke 39 000 Gt de carbone sous forme de . L’atmosphère et la biosphère sont des petits réservoirs : le premier stocke 750 Gt principalement sous forme de , le second deux à trois fois plus selon les auteurs.
Dernière période glaciairevignette|redresse=1.5|Extension des inlandsis dans l'hémisphère nord lors de la dernière glaciation. vignette|redresse=1.5|L'Europe au dernier maximum glaciaire, il y a environ . La dernière période glaciaire est une période de refroidissement global, ou glaciation, qui caractérise la fin du Pléistocène sur l'ensemble de la planète. Elle commence il y a et se termine il y a , quand commence l'Holocène. Elle correspond aux stades 2, 3, 4 et 5a-d de la chronologie isotopique, mise au point à la fin du .
Carotte de glaceUne carotte de glace est un échantillon, retiré de calottes glaciaires, formé par compression de couches de neige successives, année après année : une découpe verticale de glace contient donc des couches de plus en plus anciennes à mesure qu'on s'enfonce vers le centre de la Terre. Les propriétés de formation de la glace, les composés et éléments chimiques qui s'y trouvent peuvent être étudiés en vue d'une reconstruction plus ou moins précise du climat des années passées.
Glacial motionGlacial motion is the motion of glaciers, which can be likened to rivers of ice. It has played an important role in sculpting many landscapes. Most lakes in the world occupy basins scoured out by glaciers. Glacial motion can be fast (up to , observed on Jakobshavn Isbræ in Greenland) or slow ( on small glaciers or in the center of ice sheets), but is typically around . Glacier motion occurs from four processes, all driven by gravity: basal sliding, glacial quakes generating fractional movements of large sections of ice, bed deformation, and internal deformation.
Glaciervignette|Le glacier d'Aletsch (Suisse), le plus grand glacier des Alpes. vignette|Le glacier Briksdal, en Norvège. vignette|Front du glacier Hubbard, en Alaska. Un glacier est une masse de glace plus ou moins étendue qui se forme par le tassement de couches de neige accumulées. Écrasée sous son propre poids, la neige expulse progressivement l'air qu'elle contient, se soude en une masse compacte et se transforme en glace. Le domaine de plasticité de la glace étant particulièrement étendu, un glacier s'écoule lentement sous l'effet de la gravité le long d'une pente ou par fluage.
Lac VostokLe lac Vostok (en Озеро Восто́к) est le plus grand des lacs subglaciaires de l'Antarctique. Il se situe en dessous de la station soviétique puis russe de Vostok, dont la surface de l'inlandsis se situe à cet endroit à d'altitude. La surface de ce lac d'eau douce est à approximativement en dessous de la surface de la glace, ce qui la place à approximativement en dessous du niveau de la mer. vignette|gauche|La station Vostok. Le lac Vostok mesure de long et de large dans ses dimensions les plus larges et a une superficie de .
Océanvignette|Animation montrant les découpages possibles en 5, 4, 3 ou 1 seul océan(s). vignette|Le grand océan planétaire, mis en valeur par la projection de Fuller. Un océan est souvent défini, en géographie, comme une vaste étendue d'eau salée comprise entre deux continents. En fait, il s'agit plutôt d'un volume, dont l'eau est en permanence brassée par des courants marins. Approximativement 70,8 % de la surface de la Terre est recouverte par l'océan mondial, communément divisé en cinq océans et en plusieurs dizaines de mers.
Lac proglaciairevignette|Vue aérienne du lac Argentino né de la fonte du champ de glace Sud de Patagonie en Argentine ; le glacier au premier plan est le Perito Moreno. Un lac proglaciaire est une étendue d'eau résultant de la fonte d'un glacier. Les lacs proglaciaires se forment en avant des glaciers, généralement à la suite du recul de ces derniers. Devant un glacier subsistant, le lac proglaciaire occupe la partie centrale de l'auge glaciaire, depuis le glacier en amont, jusqu'à une moraine frontale récemment abandonnée, à l'aval.
Pompe biologiqueDans la biogéochimie des océans, la pompe biologique, qui relève du cycle du carbone océanique, est une série de processus biologiques conduisant à transporter le carbone de la zone photique vers les fonds marins. C'est un élément majeur du cycle du carbone. Grâce à cette pompe, l'océan a ainsi depuis le début de l'ère industrielle pu absorber 41 % du carbone anthropique émis par la consommation des énergies fossiles et la fabrication du ciment.
OverdeepeningOverdeepening is a characteristic of basins and valleys eroded by glaciers. An overdeepened valley profile is often eroded to depths which are hundreds of metres below the lowest continuous surface line (the thalweg) along a valley or watercourse. This phenomenon is observed under modern day glaciers, in salt-water fjords and fresh-water lakes remaining after glaciers melt, as well as in tunnel valleys which are partially or totally filled with sediment.
Carbone organique dissousLe carbone organique dissous ou COD (en anglais, dissolved organic carbon ou DOC) est un paramètre global de la chimie de l'eau utilisé pour caractériser et suivre l’évolution du taux de carbone dissous dans les eaux (douces, saumâtres ou marines), ou la pollution organique des milieux aquatiques. C'est une fraction parfois importante du Carbone organique total (COT). La pollution par certaines matières organiques et le carbone dissous tend à augmenter dans le monde, dont en France, en Bretagne par exemple.
Océan AustralL’océan Austral est un océan défini par convention comme s'étendant entre le sud et le continent antarctique. Cette délimitation correspond aux portions des océans Atlantique, Pacifique et Indien couverts juridiquement par le traité sur l'Antarctique. Son existence n'est pas universellement reconnue, car contrairement aux trois précédents, à peu près séparés par les points de démarcation que sont le Cap Horn, le Cap des Aiguilles et le Cap du Sud-Est, aucune borne naturelle ne le distingue spécialement des autres.