FormantOn désigne par formant l'un des maxima d'énergie du spectre sonore d'un son de parole. Ce terme est notamment employé dans le domaine de la linguistique, de la phonétique et de l'acoustique. Il y a plusieurs définitions du mot « formant » (résonances du conduit vocal, pôles). vignette|Spectrogramme des voyelles [i, u, ɑ] en anglais américain, montrant les formants F1 et F2. Les formants peuvent être visualisés sur des spectres sonores. Ces spectres représentent la distribution en fréquences de l'énergie du signal de parole.
Mode d'articulationEn phonétique articulatoire, le mode d’articulation d’une consonne désigne un ensemble de propriétés de son articulation selon : le type d’obstruction au passage de l’air (consonnes occlusives, fricatives, affriquées, spirantes, roulées, battues) ; le canal vocal ou la cavité de résonance utilisée (orale ou nasale) ; l’organe qui pointe vers un lieu d’articulation la consonne sera gutturale, linguale, ou labiale ; le type d’écoulement (central ou latéral) ; le mécanisme à l’origine de l’écoulement (consonne
Phone (linguistique)En phonétique, un phone est un son articulé, c’est-à-dire prononcé en principe de manière distincte par le mouvement des organes qui l’émettent, et qui est reçu dans le processus de communication par la parole en tant que le moindre segment discret perceptible dans la chaîne parlée. Les phones ou sons de la parole se réalisent de diverses façons selon que l’air est expiré ou inspiré, et selon les diverses manières de fonctionnement des organes de la parole, facteurs qui peuvent varier en fonction de la langue considérée.
Voyellethumb|right|400px|Sonagramme des voyelles [i], [u] (ou) et (â). En phonétique, on appelle voyelle un son du langage humain dont le mode de production est caractérisé par le libre passage de l'air dans les cavités situées au-dessus de la glotte, à savoir la cavité buccale et/ou les fosses nasales. Ces cavités servent de filtres dont la forme et la contribution relative à l'écoulement de l'air influent sur la qualité du son obtenu.
Alphabet phonétique internationalL'alphabet phonétique international (API) est un alphabet utilisé pour la transcription phonétique des sons du langage parlé. Contrairement aux nombreuses autres méthodes de transcription qui se limitent à des familles de langues, l'API est conçu pour couvrir l'ensemble des langues du monde. Développé par des phonéticiens français et britanniques sous les auspices de l'Association phonétique internationale, il a été publié pour la première fois en 1888.
AnglaisLanglais (English ; prononcé : ) est une langue indo-européenne germanique originaire d'Angleterre qui tire ses racines de langues du nord de l'Europe (terre d'origine des Angles, des Saxons et des Frisons) dont le vocabulaire a été enrichi et la syntaxe et la grammaire modifiées par le français anglo-normand, apporté par les Normands, puis par le français avec les Plantagenêt. La langue anglaise est ainsi composée d'environ 29 % de mots d'origine normande et française et plus des deux tiers de son vocabulaire proviennent du français ou du latin.
SyllabeLa syllabe (du syllaba, du grec ancien : , « ensemble, rassemblement ») est une unité ininterrompue du langage oral. Son noyau, autour duquel elle se construit, est généralement une voyelle. Une syllabe peut également avoir des extrémités précédant ou suivant la voyelle, qui, lorsqu'elles existent, sont toujours constituées de consonnes. En linguistique, la syllabe est considérée comme une unité abstraite de la langue.
Aspiration (phonétique)L'aspiration est un des phénomènes phonétiques affectant le mode d'articulation des consonnes occlusives et consistant en une bouffée d'air après l'émission de la consonne sourde et un retard des cordes vocales à se refermer pour émettre la voyelle. Il est noté à l'aide du signe diacritique en alphabet phonétique international (voir le tableau des modificateurs de consonnes de l'API). Il accompagne parfois une consonne voisée. Il se note alors : [dɦ] (voir murmure). Anglais : pen [] Grec ancien : [] Mandar
PhonèmeEn phonologie, domaine de la linguistique, un phonème est la plus petite unité discrète (ou distinctive, c'est-à-dire permettant de distinguer des mots les uns des autres) que l'on puisse isoler par segmentation dans la chaîne parlée. Un phonème est en réalité une entité abstraite, qui peut correspondre à plusieurs sons. Il est en effet susceptible d'être prononcé de façon différente selon les locuteurs ou selon sa position et son environnement au sein du mot (voir allophone) : les phones sont les différentes réalisations d'un phonème.
Creaky voiceIn linguistics, creaky voice (sometimes called laryngealisation, pulse phonation, vocal fry, or glottal fry) refers to a low, scratchy sound that occupies the vocal range below the common vocal register. It is a special kind of phonation in which the arytenoid cartilages in the larynx are drawn together; as a result, the vocal folds are compressed rather tightly, becoming relatively slack and compact. They normally vibrate irregularly at 20–50 pulses per second, about two octaves below the frequency of modal voicing, and the airflow through the glottis is very slow.
Allophone (phonologie)En linguistique, un allophone est l'une des réalisations sonores possibles d'un phonème. Contrairement à deux phonèmes entre eux, deux allophones d'un même phonème ne peuvent s'opposer en distinguant des unités de sens distincts dans une langue : les locuteurs leur attribuent le même rôle fonctionnel en phonologie, même quand ils perçoivent la différence phonétique entre les deux. Dans le texte qui suit, une forme entre crochets indique une transcription phonétique, tandis qu'une entre barres obliques indique une transcription phonologique.
Clic (phonétique)En phonétique, un clic est un son produit avec la langue ou les lèvres sans l'aide des poumons (il appartient aux consonnes non pulmonaires, au même titre que les consonnes glottalisées, injectives et éjectives). Ce type de son est utilisé comme phonème consonantique par certaines langues du sud et de l'est de l'Afrique, notamment des langues khoïsan comme le !xóõ, le !xũ (!Kung), le zhuǀ'hõasi (Ju|'hoan) et le nama. Probablement par le biais d'influences, certaines langues bantoues à proximité ont développé des clics.
Voyelle cardinaleCardinal vowels are a set of reference vowels used by phoneticians in describing the sounds of languages. They are classified depending on the position of the tongue relative to the roof of the mouth, how far forward or back is the highest point of the tongue, and the position of the lips (rounded or unrounded). A cardinal vowel is a vowel sound produced when the tongue is in an extreme position, either front or back, high or low. The current system was systematised by Daniel Jones in the early 20th century, though the idea goes back to earlier phoneticians, notably Ellis and Bell.
Consonne occlusiveUne consonne occlusive, momentanée ou, plus concisément, une occlusive, en phonétique articulatoire, est une consonne dont le mode d'articulation fait intervenir un blocage complet de l'écoulement de l'air au niveau de la bouche, du pharynx ou de la glotte, suivi d'un relâchement soudain de ce blocage. Dans le cas de consonnes orales, l'écoulement de l'air est complètement arrêté (phase d'occlusion) et provoque donc une différence de pression entre l'amont et l'aval du lieu d'articulation.
Consonne liquideUne consonne liquide ou, par ellipse, une liquide est, en phonétique, une consonne combinant une occlusion et une ouverture du chenal buccal, de manière simultanée comme les latérales, ou de manière successive comme les vibrantes. Il s'agit d'une consonne spirante qui n'est pas une semi-voyelle car elle ne correspond pas phonétiquement à une voyelle. Les consonnes liquides peuvent être latérales ou rhotiques. Le français ne comporte que deux liquides latérales : , plus son allophone (utilisé en fin de phrase, comme dans peuple).
Consonne spiranteEn phonétique, une consonne spirante, ou plus concisément spirante, est une consonne produite par un rapprochement modéré des organes phonateurs qui ne va pas jusqu’à produire le bruit caractéristique de friction des fricatives. Elles peuvent se subdiviser en semi-consonnes et liquides et sont presque toujours voisées. Dans un stade antérieur de la terminologie phonétique, la distinction n'était pas faite entre spirantes et fricatives, et les deux termes s'employaient indifféremment.
Paire minimaleEn phonologie, le terme paire minimale désigne deux éléments en opposition du point de vue phonologique. Selon l’une des définitions, les éléments en opposition sont des mots dont le sens est différencié par un seul phone ou par des éléments prosodiques portés par un phone. Dans une autre vision, les deux éléments en opposition sont des phones différenciés par un seul de leurs traits, par exemple sourde ↔ voisée, et ces éléments produisent des paires minimales de mots.
Phonétique articulatoireLa phonétique articulatoire est une branche de la phonétique qui s'intéresse à la production des sons de la parole. Du point de vue articulatoire, les phonèmes sont classés selon leurs modes et points d'articulation. labiale bilabiale labio-vélaire apicale dentale alvéolaire laminale rétroflexe dorsale palatale vélaire uvulaire pharyngale glottale occlusive fricative affriquée latérale nasale clic antérieure / postérieure arrondie / non-arrondie ouverte / fermée nasale / orale Loi du moindre effort articula
Consonne nasaleEn phonétique articulatoire, les consonnes produites en abaissant le voile du palais sont appelées consonnes nasales. Il existe aussi des voyelles nasales. Les consonnes nasales sont presque toujours des occlusives, mais il y a aussi, dans certaines langues comme le gaélique, des fricatives nasales (obtenues toutefois par deux articulations, liées par une phase de désocclusion pour produire la fricative). Ils sont des occlusives puisque bien que le flux pulmonaire s'écoule par la cavité nasale, il est arrêté dans la bouche.
LinguistiqueLa linguistique est une discipline scientifique s’intéressant à l’étude du langage. Elle n'est pas prescriptive mais descriptive. La prescription correspond à la norme, c'est-à-dire ce qui est jugé correct linguistiquement par les grammairiens. À l'inverse, la linguistique se contente de décrire la langue telle qu'elle est et non telle qu'elle devrait être. On trouve des témoignages de réflexions sur le langage dès l'Antiquité avec des philosophes comme Platon.