Forme (philosophie)La forme est un concept de métaphysique qui désigne le principe en vertu duquel une chose est ce qu'elle est et rien d'autre. La forme est en général opposée à la matière, ou au contenu. Platon développe une théorie, dite théorie des formes. Il soutient que les formes comme les seules réalités, immuables et inaltérables. Les objets sensibles en sont les images ou les copies. Ces formes existeraient dans un lieu distinct, intelligible.
SocrateSocrate (en Σωκράτης / Sōkrátēs ) est un philosophe grec du (né vers -470/469, mort en -399). Il est connu comme l’un des créateurs de la philosophie morale. Socrate n’a laissé aucun écrit, sa pensée et sa réputation se sont transmises par des témoignages indirects. Ses disciples, Platon et Xénophon, ont notablement œuvré à maintenir l'image de leur maître, qui est mis en scène dans leurs œuvres respectives. Les philosophes Démétrios de Phalère, et Maxime de Tyr dans sa Neuvième Dissertation ont écrit que Socrate est mort à l’âge de .
Trope (philosophie)Les tropes sont des propriétés particulières qui, en métaphysique analytique, sont considérées comme les constituants des objets du monde. Ils s'opposent directement aux universaux qui sont censés être des propriétés (ou des relations) que plusieurs choses peuvent partager, comme le rouge de ce coquelicot et le rouge de la cape de Dracula. Le terme est tiré du grec τρόπος (tropos) et du latin tropus, et désigne à l'origine une manière d'être.
Allégorie de la cavernethumb|alt=La Grotte de Platon, attribué à Michiel Coxcie, milieu du . Huile sur bois de peuplier. Musée de la Chartreuse, Douai. exposé temporairement à Beaubourg en octobre 2016 pour Magritte, la trahison des images|La Grotte de Platon, attribué à Michiel Coxcie, milieu du . Huile sur bois de peuplier. Musée de la Chartreuse, Douai. L’allégorie de la caverne est une allégorie exposée par Platon dans La République. Elle expose en termes imagés les conditions d'accession de l'homme à la connaissance du Bien, au sens métaphysique du terme, ainsi que la transmission de cette connaissance.
Théétète (Platon)Le Théétète est un dialogue de Platon sur la science et sa définition. Ce dialogue est le premier d'une série de trois (avec Le Sophiste et Le Politique), ou de quatre, si l'on compte Le Philosophe. Platon veut démontrer l’importance des formes : sans elles, on ne définit pas, et la science est rendue impossible ; sans elles, la dialectique est négative, elle est réfutative (en ἔλεγχος, réfutation) et la philosophie, qui en découle, ne produit rien qui puisse être dit science.
Hylémorphismevignette|Buste en bronze d'Aristote sculpté par George V. Tsaras L’hylémorphisme (du grec ancien hylè : matière et morphè : forme) est une théorie métaphysique selon laquelle tout être (objet ou individu) est indissociablement composé d'une matière et d'une forme, qui composent la substance. Elle a été développée par Aristote. L'hylémorphisme est un concept de métaphysique au cœur du système de pensée d'Aristote. Cette théorie est exposée et appliquée aux êtres vivants et au composé humain dans le livre I du et dans le .
Form of the Good"Form of the Good", or more literally "the idea of the good" (ἡ τοῦ ἀγαθοῦ ἰδέα), is a concept in the philosophy of Plato. The definition of the Good is a perfect, eternal, and changeless Form, existing outside space and time. It is a Platonic ideal. The first references that are seen in The Republic to the Form of the Good are within the conversation between Glaucon and Socrates (454 c–d).
Analogie de la ligneL'analogie de la ligne est une analogie de Platon représentant sous la forme d'une ligne segmentée les différentes formes de savoirs et leurs rapports d'imitation. Cette analogie de Platon se trouve à la fin du livre VI de la République, où il traite de la nécessité de placer des hommes particulièrement éclairés à la tête d’un État ; elle introduit le passage dit de "l'allégorie de la caverne".
Timée (Platon)Le Timée (en Τίμαιος / Tímaios), l'un des derniers dialogues de Platon, est considéré depuis l'Antiquité comme l'œuvre capitale du philosophe. Rédigé sans doute vers , à peu d’intervalle du Politique et du Philèbe, mais avant Les Lois, comme le montrent les nombreuses analogies entre ces trois dialogues, le Timée devait composer une trilogie avec le Critias et l’Hermocrate, mais rien de ce dernier dialogue ne nous est jamais parvenu. Cette trilogie avait pour projet de décrire les origines de l'univers, de l'homme et de la société.
Platonic epistemologyIn philosophy, Plato's epistemology is a theory of knowledge developed by the Greek philosopher Plato and his followers. Platonic epistemology holds that knowledge of Platonic Ideas is innate, so that learning is the development of ideas buried deep in the soul, often under the midwife-like guidance of an interrogator. In several dialogues by Plato, the character Socrates presents the view that each soul existed before birth with the Form of the Good and a perfect knowledge of Ideas.
IdéeSelon le Trésor de la langue française informatisé, le terme idée évoque « ce que l'esprit conçoit ou peut concevoir, [...] tout ce qui est représenté dans l'esprit, par opposition aux phénomènes concernant l'affectivité ou l'action ». Dans le langage courant et plus particulièrement en créativité heuristique, une idée est une solution nouvelle et adaptée au problème de l'interlocuteur (quelque chose qui résout son problème de façon inattendue, quelque chose d'efficace à quoi il n'avait pas pensé ou qu'il n'avait pas envisagé).
TéléologieLa téléologie peut être définie comme étude, ou comme doctrine, des causes finales, de la finalité. Le terme est souvent utilisé aujourd'hui en tant qu'épithète, pour définir une doctrine ou un raisonnement, de manière critique. En tant que doctrine provenant de l'Antiquité gréco-romaine, et que l'on retrouve par exemple chez Aristote, la téléologie vise l'explication des phénomènes par l'intervention d'une cause finale (le telos) : un phénomène A sera expliqué par la nécessité d'une cause finale postérieure B (le telos).
Bien et mal (philosophie)Dans les domaines religieux, éthique, philosophique et psychologique, « le bien et le mal » est un couple de concepts courant. Dans les cultures d'inspiration manichéenne ou abrahamique, le mal est généralement considéré comme l’opposé du bien, dans lequel le bien devrait prévaloir et le mal aurait vocation à être vaincu. Dans les cultures d'inspiration bouddhiste, le bien et le mal sont perçus comme une dualité antagoniste qui doit elle-même être surmontée en réalisant Śūnyatā, c'est-à-dire la reconnaissance du bien et du mal en tant que principes opposés mais complémentaires.
ProclusProclus (Proclus de Lycie ou Proclus de Byzance) ou Proclos, en grec ancien / Próklos, né le 7 ou à Byzance et mort le à Athènes, surnommé « le Diadoque » (, successeur), fut un philosophe néoplatonicien de l'école néoplatonicienne d'Athènes. La forme Proclus, très fréquemment utilisée en français, est la forme latinisée. La vie de Proclus est connue essentiellement par son successeur Marinus. Il naît dans une riche famille de Byzance, fils de Patricius et Marcella, deux Lyciens, probablement le 7 ou le .
Régression à l'infiniUne régression à l'infini est une suite infinie de propositions p1, p2, p3, ... telle que pour tout entier naturel n, la vérité de pn dépend de la vérité de pn+1. Un exemple de telle régression est donnée dans le texte de Lewis Carroll What the Tortoise Said to Achilles. Cette notion intervient aussi dans la régression des causes qui amène par exemple Aristote à postuler une cause première. Une distinction est faite entre les régressions à l'infini qui sont « vicieuses » et celles qui ne le sont pas.
Archétype (philosophie)Un archétype (du grec arkhetupon, « modèle primitif », par l'intermédiaire du latin archetypum) est, en littérature et en philosophie, un modèle idéal (général) à partir duquel est construit dans sa « forme », sa « matière », sa « fin », un sujet (qui appartient en quelque sorte à une série). Employée en psychanalyse, la notion d'« archétypes » recouvre une signification propre définie par Carl Gustav Jung : des préformes vides qui organisent la vie instinctive et spirituelle, structurent les images mentales (pensées, fantasmes, rêves.
PlatonPlaton (en grec ancien / Plátôn ), né en 428 / 427 av. J.-C. et mort en 348 / 347 av. J.-C. à Athènes, est un philosophe antique de la Grèce classique, contemporain de la démocratie athénienne et des sophistes qu'il critiqua vigoureusement. Il reprit le travail philosophique de certains de ses prédécesseurs, notamment Socrate dont il fut l'élève, ainsi que Parménide, Héraclite et Pythagore, afin d'élaborer sa propre pensée. Celle-ci explore la plupart des champs importants, c'est-à-dire la métaphysique, l'éthique, l'esthétique et la politique.
Théorie aristotélicienne de la causalitéLa théorie aristotélicienne de la causalité est une classification par Aristote de quatre différents types causalités. Forgée au , cette vision de la causalité s'écarte grandement de ce qu'on nomme « cause » à l'époque contemporaine. Pour Aristote, la cause () n'est pas simplement ce qui précède l'effet, mais inclut d'autres facteurs comme la volonté d'agir : c'est une notion métaphysique composite. Aristote développe une pensée physique et métaphysique complexe. Il cherche à comprendre les causes et leurs effets.
PhénomèneUn phénomène est la manière dont une chose, un fait du monde physique (objet, action...), psychique (émotion, pensée...) ou social (produit d'interactions sociales) se manifeste à la sensibilité d'un être vivant. Certains phénomènes de la physique, tels le magnétisme, la lumière ultra-violette, les rayons X, etc. n'affectent pas de la même manière la sensibilité des différents êtres vivants. Le mot phénomène vient du latin , emprunté au grec , « phénomène naturel », dérivé du verbe , « faire paraître, faire voir, rendre visible ».
Problème des universauxEn métaphysique, le problème des universaux est la question de savoir si les propriétés existent, et si oui, ce qu'elles sont. Les propriétés sont des qualités ou relations que partagent deux ou plusieurs entités. Ces divers types de propriétés, telles que qualités et relations sont désignés sous le nom « universaux ». On peut par exemple imaginer trois porte-gobelets sur une table qui ont en commun la qualité d'« être circulaire » ou d'« illustrer la circularité » ou deux filles qui ont en commun d'« être la fille de Michel ».